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Nucléaire : Jean-Bernard Levy précise les grands enjeux pour EDF

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Ce mardi 14 février, le groupe a EDF a présenté des comptes annuels 2016 dégradés. En un an, le chiffre d'affaires de l'électricien a reculé de 5,1% à 71,2 milliards d'euros. Le revenu dégagé par le cœur de métier de l'entreprise (Ebitda) chute de 6,7%, à 16,4 milliards d'euros et son résultat net de 15,3%, à 4 milliards d'euros. Quant au flux de trésorerie (cash flow) avant dividendes, il devient négatif à -529 millions d'euros, contre un flux positif de 273 millions d'euros en 2015.

"Nous avons rencontré des obstacles, nous avons surmonté bien des difficultés", explique Jean-Bernard Levy. Ces difficultés ont particulièrement affecté la production nucléaire française qui s'établit à 384 térawattheures (TWh). Pour compenser, EDF a dû acheter près de 33 TWh au prix fort sur le marché de gros de l'électricité. Entre les expertises menées sur les équipements défectueux, la perte de production et les achats d'électricité, EDF a enregistré une perte d'environ 1,6 milliard d'euros au niveau de son Ebitda. Pour autant le PDG d'EDF met en avant "l'apport inestimable du nucléaire" qui permet à son entreprise de rester bénéficiaire.

Flamanville : EDF réfléchit à un "plan B"

La présentation des résultats annuels a été l'occasion pour Jean-Bernard Levy de revenir sur les enjeux en matière de nucléaire pour les années à venir. S'agissant de la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin), il a annoncé que le conseil d'administration "pourrait se réunir dans les semaines qui viennent" pour l'autoriser à lancer la demande officielle de fermeture. En tout état de cause, "il n'est pas question que Fessenheim ferme dans les semaines qui viennent", a-t-il confirmé. Le PDG d'EDF a aussi rappelé qu'une première condition vient d'être satisfaite : la durée au delà de laquelle l'arrêt de fonctionnement du réacteur 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) sera considéré comme définitif a été prolongée de deux ans début février. Au sujet de ce réacteur, il a aussi précisé que le générateur de vapeur qui a chuté en mars dernier avait été redressé et extrait du bâtiment réacteur le 23 janvier.

Alors que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) déplore qu'EDF n'ait pas de "plan B" en cas de non-validation de la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche) affectée par des défauts de concentration de carbone, le PDG du groupe a apporté quelques précisions. Bien sûr, il a redit avoir "toute confiance" dans la validation de la cuve par l'ASN, mais il a aussi expliqué que "des études avaient commencé à être faites" au cas où l'ASN émettrait un avis négatif.

Enfin, il faudra remplacer à terme les réacteurs actuellement en service, estime Jean-Bernard Levy. Ce remplacement devrait intervenir "à l'horizon 2030" et s'appuyer sur une offre d'EPR optimisés. Par ailleurs, il a expliqué que l'optimisation de l'EPR est pensée "dans le cadre d'une série longue", sans toutefois préciser combien d'EPR son entreprise souhaite construire en France. Reste par ailleurs à régler de nombreux détails : la "probable" mise en place d'un prix garanti comparable à celui qui s'applique aux futurs réacteurs d'Hinkley Point (Royaume-Uni), la négociation de partenariats avec d'autres entreprises et le maintien des compétences nécessaires dans l'entreprise.

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