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Les résultats du Giec sous-évalueraient la hausse des températures d'ici la fin du siecle

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Les résultats des modèles climatiques synthétisés dans le rapport 2013 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sous-estiment l'élévation de la température associée aux différents scénarios d'émissions de gaz à effet de serre (GES), explique une étude publiée dans la revue Nature. En conséquence, l'atteinte de l'objectif de limitation de la hausse des températures à 2°C adopté dans le cadre de l'Accord de Paris en décembre 2015 nécessitera des efforts plus importants que ceux actuellement envisagés par la communauté internationale, suggèrent les chercheurs de la Carnegie Institution for Science de Californie. Leur étude, publiée le 7 décembre, permet aussi de réduire d'un tiers la marge d'incertitude (intervalle de deux écarts types) attachée au modèles climatiques. Pour parvenir à ces résultats, les auteurs ont comparé les prédictions des modèles à la réalité observée ces dernières années.

Concrètement, l'étude montre que le scénario le plus pessimiste (le RCP8,5, qui retient un forçage radiatif lié aux émissions de GES de 8,5 watts par mètre carré) sous-évalue de 15% la hausse des températures à la fin du siècle. Cette sous-évaluation représente un écart de 0,5°C : le Giec estime que ce sécnario conduit à une hausse moyenne des températures de 4,3°C (+/- 0,7°C), d'ici à 2100 par rapport à 1850-1900, alors que la nouvelle étude juge plus probable une hausse de 4,8°C (+/- 0,4°C). L'étude réévalue les résultats du scénario RCP6,0 de 0,4°C (+3.2°C (+/- 0.4°C) en 2100, pour l'article de Nature, contre +2.8°C (+/- 0.5°C) pour le Giec), ceux du scénario RCP4,5 de 0,4°C (+2,8°C (+/- 0.4°C), pour l'article de Nature, contre +2,4°C (+/- 0.5°C) pour le Giec) et ceux du scénario RCP2,6 de +0,1°C (+1,7°C (+/- 0.4°C), pour l'article de Nature, contre +1,6°C (+/- 0.4°C) pour le Giec).

De la même manière, l'étude montre que seul le scénario du Giec le plus ambitieux en terme d'émissions de GES (le RCP2,6) permet de respecter l'objectif de l'Accord de Paris. La révision à la hausse des températures relève la probabilité de dépasser une hausse de 1,5°C en 2100 avec ce scénario (75% de probabilité dans l'étude, contre 56% dans le rapport du Giec). En revanche, la réduction de l'incertitude permet de réviser à la baisse la probabilité d'une hausse des températures supérieure à 2°C (15%, contre 22% dans le rapport du Giec). Le scénario RCP4,5 aboutirait systématiquement à une hausse d'au moins de 1,5°C et à 93% supérieur à 2°C (contre 79% dans le rapport du Giec).

Réactions1 réaction à cet article

 

Ce qui est pour le moins curieux, c'est que les auteurs de cette étude ont complètement passé sous silence le fait que, depuis le début des années 2000, les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, alors que, sur cette période, le taux global de CO2 atmosphérique a continué à augmenter linéairement, et qu'il y a eu une inflation de nos émissions de CO2, sans que cela ait le moindre effet sur la TMAG (température moyenne annuelle globale, stable en tendance depuis environ 17 ans. Bizarre, bizarre, ce déni du Réel...

jipebe29 | 13 décembre 2017 à 19h18
 
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