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Quel devenir pour les sols pollués par les dioxines ?

Polluées aux dioxines en 1998 par un incinérateur défectueux, des parcelles agricoles à Halluin (59) font l'objet d'une attention toute particulière. L'objectif : déterminer le transfert de ces polluants dans les cultures potagères et étudier leur biodégradabilité par des champignons du sol.

Reportage vidéo  |  Aménagement  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Quel devenir pour les sols pollués par les dioxines ?

Survenue en 1998 sur la commune de Halluin, une importante pollution aux dioxines par l'incinérateur a durablement contaminé les zones agricoles environnantes. L'association « Halluin 3R » (Recherche Réseau Requalification) a été créée en février 2007 en partenariat avec la Ville de Menin, Triselec, Valnor et des associations telles EDA, Espace Biotique et Réactifs Consultants. L'objectif était d'élaborer un projet de réhabilitation in situ notamment par l'étude et la recherche de solutions de mycoremédiation.

Premiers résultats

Concrètement, la première phase du projet financée principalement par l'Ademe, la Région et Lille Métropole Communauté Urbaine (LMCU), qui vise à étudier les sols pour comprendre les interactions entre les plantes locales et deux groupes de champignons microscopiques du sol (champignons saprotrophes et symbiotiques mycorhiziens à arbuscules CMA) pour réduire la pollution, vient de rendre ses premiers résultats.

Faible transfert vers 12 espèces de légumes du potager

Concernant l'évaluation de la teneur de ces polluants organiques persistants (POP) sur douze variétés de légumes, la recherche et la quantification de 17 molécules « dioxines » par échantillon montre que, hormis pour quelques molécules de dioxines et à des niveaux extrêmement bas (proches des limites de détection analytique), les plantes sont dépourvues de traces de « Dioxines » mesurables. Onze autres légumes seront prochainement étudiés.

Champignons et dioxines : remédiation ou « simple » survie

Plusieurs souches de champignons saprotrophes ont été isolées dans les échantillons de sol lors de la 1ère étude. Ceci prouve que des sols contaminés aux dioxines hébergent des micro-organismes capables de résister à la pollution. Mais ces champignons peinent à atteindre les dioxines du fait de la très forte liaison de ces polluants avec certaines particules du sol. Leur action, doit donc faire l'objet de recherches complémentaires, au même titre que l'aptitude de champignons mycorhiziens arbusculaires à dégrader les dioxines.

Réactions2 réactions à cet article

 

Bravo!

Polypop | 04 février 2014 à 09h35
 
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-Un essai de "dépollution" des dioxines pourrait être essayer avec des micro-organismes utilisés depuis de nombreuses année sur les 5 continents mais pratiquement inconnus en France: "Les Micro-Organismes Efficaces" du Prof. Teruo HIGA; .Solution composée de plusieurs dizaines de bactéries aérobies et anaérobies,champignons et levures .
-les résultats très surprenants sont résumés dans un livre de Anne LORCH:"Les Micro-Organismes au quotidien",avec photos et reportages très explicites de pratiques, multiplication,usages en dépollutions à larges spectres,régénération des sols,compostages,protection des cultures:racinaire et foliaire et bien d'autres applications des plus étonnantes...
-Leur multiplication de la solution mère est des plus simple et des plus économique, avec de la mélasse de canne à sucre et de l'eau.
-Nous sommes à la cinquième année d'utilisation de ces micro-organismes sur 4000m² de productions de semences potagères sous serres avec de très bons résultats, surtout en terrains très humides.
-Pourquoi ne pas faire un essais à peut de frais ? (1litre de solution-mère+1litre de mélasse de canne à sucre ne coûte que quelques euros)
-Si je fais cette démarche c'est qu'en pratiquant des méthodes alternatives et essais sur nos cultures depuis de très nombreuses années, en coordinations avec des chercheurs indépendants,nous obtenons d'excellents résultats.

dede | 23 mars 2014 à 22h39
 
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