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Site géothermique de Strasbourg : l'exploitant et la préfecture s'expliquent

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Site géothermique de Strasbourg : l'exploitant et la préfecture s'expliquent

Suite à l'arrêt du site expérimental de géothermie profonde de Geoven près de Strasbourg, la préfecture du Bas-Rhin a diligenté une enquête administrative dont les conclusions ont été présentées mercredi 30 décembre. Selon les propos de la préfète Josiane Chevalier relayés par l'AFP, « deux écarts importants ont été constatés par rapport à l'autorisation accordée à l'exploitant [filiale de la société Fonroche Géothermie] ».

À l'occasion de la réunion du comité de suivi du site, la préfecture et l'exploitant se sont expliqués sur les deux non-conformités observées. La première porte sur la profondeur du forage. La préfecture constate qu'un des forages atteint plus de 5 000 mètres de profondeur pour une autorisation de 4 700 mètres. L'exploitant rappelle que ce forage a fait l'objet d'une extension suite au séisme de Strasbourg du 12 novembre 2019 pour recueillir de nouvelles données scientifiques, à la demande de la préfecture, afin de confirmer ou non le lien de cause à effet entre les activités du site et le séisme.

La seconde non-conformité concerne la pression de l'eau à l'entrée des puits. Selon la préfecture, les pressions observées en surface ont dépassé les 100 bars préconisés, pour atteindre 150 bars. L'exploitant explique cet écart par une interprétation différente du principe de tête de puits. « La limite de 100 bars de pression « lue en tête » de puits est un point de terminologie qui a fait l'objet de clarifications et d'informations entre la Dreal et l'opérateur en de fréquents échanges depuis 2018. Le principe admis par l'opérateur et la Dreal est celui d'appliquer la valeur limite de pression telle qu'elle est lue à « l'entrée du réservoir », explique Fonroche dans un communiqué. La limite de 100 bars à l'entrée du réservoir n'a ainsi jamais été franchie ». L'exploitant estime qu'il n'a pas enfreint les prescriptions préfectorales.

L'expertise doit se poursuivre pour établir le lien entre cette expérimentation et la survenue des séismes. « Un temps long sera nécessaire pour comprendre les raisons géologiques qui ont généré les évènements sismiques ressentis et en tirer les enseignements pour les futurs projets », tempère le spécialiste de la géothermie profonde.

Réactions1 réaction à cet article

 

Même dans le domaine des énergies renouvelables, il y a des apprentis sorciers hélas... D'après la presse locale (DNA) cet exploitant, FONROCHE, ne sait pas ce qu'il fait !

Philippe | 04 janvier 2021 à 09h11
 
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