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La reverse logistic, une logique économique adaptée aux biodéchets urbains

Pour augmenter les volumes des biodéchets collectés en zone urbaine dense, en vue de leur méthanisation, Ideal Technologies a imaginé une solution de logistique inverse qui utilise les camions de livraison vides pour récupérer les biodéchets.

Déchets  |    |  Cécile Clicquot de Mentque Actu-Environnement.com
La reverse logistic, une logique économique adaptée aux biodéchets urbains

Pas facile en milieu urbain de concilier des collectes de biodéchets, très fortement disséminés entre les magasins de restauration et de distribution alimentaire, avec une réduction de la circulation. Il existe bien quelques offres de collecte en voie douce des biodéchets (comme les vélos cargos). Mais elles ne répondent qu'à une partie du problème et limitent les exutoires possibles à cause de la distance du transport. D'où l'idée d'Ideal Technologies, spécialiste du déconditionnement et du pré-traitement des biodéchets, d'imaginer une solution globale de logistique de collecte et de maillage du territoire.

Équiper des camions de livraison et les producteurs de biodéchets

Celle-ci repose sur l'idée, très simple, qu'un camion de livraison pourrait ne pas repartir à vide et récupérer des biodéchets pour les acheminer vers une station péri-urbaine de méthanisation. Tout cela ne se fait, bien sûr, pas sans un peu de technique. Il faut tout d'abord que les camions de livraison soient équipés de caissons spéciaux dans lesquels on pourra transférer les biodéchets pour leur transport.

Parallèlement, il faut que les producteurs de biodéchets disposent d'une petite unité de mixage pour convertir les biodéchets solides en une "soupe" suffisamment liquide pour être pompée.

Le troisième point de ce schéma est enfin le maillage du territoire avec des unités de micro-méthanisation en périphérie (environ 1000 – 1500 t/an). La société Ideal Technologies s'est ainsi déjà associée à Sepur, le spécialiste du traitement de déchets, pour implanter ces très petites unités, un premier site étant déjà opérationnel sur Plaisir dans les Yvelines.

Tout un maillage à optimiser

Le concept est en cours de test avec plusieurs partenaires logisticiens et commerciaux, par exemple sur Lyon avec un restaurant McDonald's et sur Paris avec Cogent (restauration rapide), Franprix, Lidl et la SNCF. Dans certains cas, toutes les étapes ne sont pas encore fonctionnelles. Il faut commencer par récupérer des biodéchets suremballés, les acheminer sur une plateforme de déconditionnement avant leur envoi sur un site de méthanisation.

Globalement, l'idée est de choisir les outils techniques de la collecte, de pré-traitement ou de déconditionnement adaptés à chaque configuration de territoire afin d'optimiser les tournées des camions de livraison et de favoriser ainsi une montée en puissance de la collecte des biodéchets. Car, au final, la méthanisation de ces biodéchets, produira du biogaz/biométhane dont la vocation est aussi de venir compenser la consommation et l'empreinte carbone des camions.

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