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Pas de risque de "black-out" pour l'électricité française cet hiver

Contrairement à la Belgique, la France ne risque pas le black-out cet hiver. Mais les marges de manœuvre se réduisent, en cas de grand froid.

Energie  |    |  Euractiv

Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité (RTE) prévoit que l'équilibre entre l'offre et la demande de courant sera assuré, cet hiver, en dépit de "marges plus faibles que l'hiver dernier". Ces derniers mois, EDF a définitivement arrêté l'exploitation de centrales au fioul et au charbon qui ne répondent plus aux normes de la directive sur les grandes installations de combustion. Par ailleurs, des réacteurs seront indisponibles ces prochains mois. Au total, le parc hexagonal affichera une capacité de production inférieure de 2.400 mégawatts électriques à celle de l'an passé à pareille époque.

A l'inverse, la Belgique pourrait manquer de courant cet hiver. Dans un entretien accordé à l'Echo, la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Energie belge, Catherine Fonck, avait expliqué le 2 septembre avoir "la confirmation chiffrée de l'existence d'un risque de pénurie à certains moments, dans certaines circonstances, si par exemple il n'y [avait] pas de vent"Une situation liée principalement à la mise à l'arrêt de trois réacteurs nucléaires et du manque d'investissement dans la maintenance et la construction de centrales classiques.

+ 2.300 MW par degré de froid

En France, ce moindre productible, auquel s'ajoute une légère hausse des pointes de consommation, ne devrait pas causer de problème insurmontable à RTE. Pour cet hiver, "la pointe de consommation est estimée à 84.800 MW".

Bien en deçà du pic historique du 8 février 2012, où les Français avaient soutiré 102.100 MWe, à 19 h. Si l'hiver s'avérait plus rigoureux que prévu, les besoins seraient évidemment plus importants. Une baisse de 1°C de la température moyenne peut entraîner un accroissement de demande de 2.300 MW, à la pointe de 19 h.

Gare à l'éclipse

De même, en cas de grande vague de froid, qui se traduirait par des températures inférieures de 6°C à 8°C aux normales saisonnières (comme en février 2012), la France pourrait importer jusqu'à 4.300 MW à la fin janvier et solliciter l'effacement de sites industriels (2.600 MWe au maximum).

Seule réelle nouveauté d'une année sur l'autre : la survenue d'une éclipse partielle de soleil, le 20 mars prochain. "Le passage de cette zone de pénombre va réduire considérablement la production photovoltaïque", explique le président du directoire de RTE, Dominique Maillard.

Marginal en cas de temps nuageux, le creux de production pourrait atteindre 30.000 mégawatts crête à l'échelle continentale en cas de journée ensoleillée, a-t-il ajouté. "Il faudra donc s'assurer que des moyens de production sont disponibles pour prendre le relais."

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Réactions5 réactions à cet article

 

Citation ++Ces derniers mois, EDF a définitivement arrêté l'exploitation de centrales au fioul et au charbon qui ne répondent plus aux normes de la directive sur les grandes installations de combustion. ++
Encore un exemple ou l'Etat change les règles et obtient l'arrêt d'usines qui étaient AVANT aux normes.
Que l'éclipse partielle de Soleil fasse baisser la production photovoltaïque soit, mais affirmer que ce sera une grosse perte quand on sait combien de minutes dure une éclipse est tout à fait exagéré.
L'indisponibilité de certains réacteurs nucléaires en hiver est malvenue et aurait dû être évitée.

ami9327 | 12 novembre 2014 à 17h41
 
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la méthode coué est performante....

mesquin | 13 novembre 2014 à 16h43
 
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Effectivement, si les Anti-Fessenheim qui exigent l'arrêt immédiat , il y aura pénurie dans l'Est , sauf si hiver doux?
Et ce seront pas les quelques énergies renouvelables disponibles pour le moment qui sauveront la mise. A bon entendeur salut

arthur | 14 novembre 2014 à 11h15
 
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Pour Arthur, effectivement quand il faudra fermer le CNPE de FESSENHEIM, qui n'est pas éternel (ou alors je milite pour un réacteur nucléaire dans ma petite auto, plus sûr que de l'hydrogène) et cela se saurait déjà, il y a un risque de pénurie, si on ne pense pas, ni n' agit plus pour mettre en place de nouveaux moyens de production.

Un seule chose semble sure, si on démantèle un PWR, il faut au minimun un EPR sur le même site, chiche!

Re-mesquin | 17 novembre 2014 à 11h19
 
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En faisant remarquer que la fermeture de Fessenheim devait correspondre a l'ouverture d'un EPR sur le même site (ce qui ne sera pas) on réalise que l'EPR susceptible d'entrer en service dans quelques années est situé a l'ouest et que la centrale de fessenheim est à l'est. Il y a surement un problème en vue de transport d'energie....

ami9327 | 17 novembre 2014 à 22h52
 
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