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Terrains de sport synthétiques : le gouvernement saisit l'Anses sur d'éventuels risques sanitaires

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°379 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°379
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Jeudi 22 février, le gouvernement a annoncé avoir "conjointement pris la décision de saisir l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur les éventuels risques liés à l'utilisation des granulats de caoutchouc recyclé, notamment dans les terrains de sports synthétiques".

"L'Anses analysera les données et études disponibles sur les principales substances présentes dans ces granulés et matériaux en caoutchouc et sur le niveau de préoccupation qu'elles génèrent en raison de leurs risques intrinsèques, de leur concentration ou des modes d'exposition, afin de pouvoir rendre des conclusions sur les préoccupations sanitaires et environnementales qui pourraient en résulter", explique les ministères. L'Agence "étudiera les principales voies d'exposition pour la population et l'environnement (terrains de sport, terrains de jeux pour enfants, litières pour animaux, …)". Son rapport est attendu pour la fin juin.

190 substances potentiellement dangereuses

En novembre 2017, le magazine So Foot avait publié un article évoquant de possible risques sanitaires des pelouses artificielles recouvertes de petites billes noires en caoutchouc. Ces petites billes, produites à partir de pneus broyés, contiendraient quelque 190 substances potentiellement dangereuses, selon une étude réalisée en 2008 par l'Université de Yales (Etats-Unis). Parmi celles-ci figurent l'arsenic, le chrome et le plomb, ainsi que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou le benzène.

De son côté, Aliapur, l'éco-organisme en charge de la gestion des déchets de pneumatiques, indique que "plus de 90 études scientifiques démontrent l'absence de danger pour la santé". Il s'appuie notamment sur une étude du département de la Santé de l'Etat de Washington. Cet Etat "n'a pas observé de taux de cancer plus élevé chez les joueurs de football qu'au sein de la population totale".

Quant aux ministères, ils expliquent que l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a procédé en 2017 à une évaluation préliminaire des risques pour la santé humaine. L'utilisation de granulés de caoutchouc recyclés dans les gazons synthétiques présente "un faible niveau de préoccupation au vu des concentrations d'HAP mesurées dans les granulés qui s'avèrent être sous les limites de concentration règlementaires prévues dans le cadre du règlement européen sur les produits chimiques, dit Reach", expliquent le gouvernement.

Ce dernier rappelle aussi que les granulés et matériaux utilisés pour les terrains synthétiques sont l'un des principaux modes de valorisation matière des déchets de pneumatiques.

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