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Santé et sécurité au travail : les risques des métiers "verts"

Dans un rapport, l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail revient sur les enjeux et problématiques que le développement des "emplois verts" soulève.

Risques  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

La pose de panneaux photovoltaïques sur un toit, la fabrication des éoliennes ou l'adoption de nouvelles législations : l'atteinte de l'objectif européen des trois fois 20% bouleverse les métiers traditionnels et implique de prendre en compte des problématiques nouvelles pour la santé et la sécurité au travail. Pour ce qui concerne les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, plus d'un million de nouveaux emplois pourraient ainsi être créés au sein de l'UE. Ces mutations mettent-elles davantage les travailleurs en danger ? Dans son rapport "Emplois verts et santé et sécurité au travail : perspectives sur les risques nouveaux et émergents liés aux nouvelles technologies d'ici 2020", l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) tente de répondre à cette question.

Qu'ils diminuent la consommation d'énergie et de matières premières ou réduisent les déchets et la pollution, l'Agence considère que les emplois verts sont ceux qui contribuent, d'une manière ou d'une autre, à la préservation ou à la restauration de l'environnement.

Aussi divers que soient ces emplois, l'analyse montre qu'ils partagent un certain nombre de préoccupations communes.

Des lieux de travail plus dispersés

Tout d'abord, ils subissent pour la plupart une décentralisation et un éparpillement des lieux de production. "Comme les lieux de travail sont plus dispersés et difficiles à atteindre, le suivi et l'application de bonnes pratiques en matière de SST pourraient se complexifier", détaille l'EU-OSHA dans son rapport.

Ainsi, les unités de production d'énergies renouvelables se caractérisent par leur diversité et par la décentralisation. Installés par des non-experts, ces systèmes pourraient s'avérer être des installations "non standard", potentiellement dangereuses - en particulier pour les professionnels de la maintenance.

D'une manière générale, la multiplication de petites usines de fabrication locales comme le recours à la sous-traitance pourraient également entraîner des problèmes de santé et de sécurité au travail. La culture du risque, ainsi que les ressources disponibles ou l'accès à différents services, pourraient s'en trouver réduits.

Des risques "combinés" différemment

Si des risques "anciens" se retrouvent dans les métiers verts, ils sont cependant transposés dans d'autres contextes ou combinés différemment. Ils nécessitent alors de nouvelles compétences spécifiques.

Ainsi, l'installation de panneaux photovoltaïques sur les toits, par exemple, cumule les risques traditionnels de la construction et les risques électriques. Elle requiert à la fois les compétences d'un couvreur, d'un plombier et d'un électricien. Les professionnels doivent être sensibilisés à l'ensemble de ces aspects. "Les perspectives d'emploi de ce secteur peuvent attirer des travailleurs qui s'écartent de leurs domaines de compétence d'origine et sont inconscients de ces nouveaux risques", alerte l'EU-OSHA. Pour l'Agence, l'évolution de ce secteur pourrait conduire à une polarisation plus marquée de la main-d'œuvre vis-à-vis des compétences. Des travailleurs moins qualifiés pourraient alors être amenés à accepter de moins bonnes conditions de travail. Pressée par des facteurs économiques et politiques, par exemple un retrait de subventions, la SST pourrait être négligée.

"L'évolution rapide et l'impact des technologies du photovoltaïque, des batteries, des nouveaux matériaux de construction, comme les biomatériaux et les nanomatériaux, devront être étroitement surveillés, estime l'Agence européenne, ce sera d'autant plus difficile que personne ne reste dans le même emploi à vie".

Le durcissement des règles pour la protection de l'environnement n'implique pas forcément une amélioration de la sécurité des travailleurs. Ainsi, la réduction de la quantité de déchets mis en décharge a provoqué une augmentation des taux d'accidents et de maladies chez les personnes chargées de les traiter.

"Pour rendre ces emplois verts réellement durables et faire en sorte qu'ils contribuent à la croissance intelligente, durable et inclusive à laquelle appelle la stratégie Europe 2020, nous devons faire en sorte qu'ils s'accompagnent de conditions de travail sûres, saines et correctes, pointe Christa Sedlatschek, directrice de l'EU-OSHA. En plus d'être bons pour l'environnement, ils doivent être bons pour les travailleurs."

Réactions1 réaction à cet article

 

je me rend compte que le système de dépotage a vraiment évolué, j'aimerai avoir plus de détails sur ce nouveau système

cr | 13 mai 2013 à 15h10
 
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