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Le Sdage du bassin de Mayotte entre en vigueur

Eau  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) du bassin de Mayotte, qui couvre la période 2022 à 2027, entre en vigueur mercredi 18 avril. L'arrêté préfectoral approuvant ce document de planification, qui vise le bon état des eaux conformément à la directive-cadre sur l'eau (DCE), a été publié au Journal officiel du 17 avril. Le schéma avait été adopté par le comité de l'eau et de la biodiversité de Mayotte, le 22 février dernier.

Le Sdage contient des objectifs de qualité et de quantité à atteindre pour chaque masse d'eau du bassin (cours d'eau, eaux souterraines, eaux côtières), des orientations fondamentales et des « dispositions », c'est-à-dire les moyens à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés. Il est complété par un programme pluriannuel de mesures (PdM) et sa déclinaison territoriale, le plan d'action opérationnel territorialisé (PAOT). Ce dernier constitue « la feuille de route » de la mission interservices de l'eau (Misen), créée en 2014 à Mayotte, pour la réalisation à l'échelle départementale des actions identifiées comme nécessaires à la préservation ou à la restauration des masses d'eau. Mayotte bénéficie d'un décalage de six ans par rapport aux autres districts hydrographiques français. Ce qui ne sera pas de trop, compte tenu des difficultés rencontrées par ce territoire.

Le Sdage met l'accent sur la gestion quantitative de l'eau. « Plus que jamais, dans un contexte où les besoins augmentent chaque année, où la disponibilité de la ressource devient plus contrainte (saison sèche plus longue notamment) et nécessite de lourds investissements pour la prélever, la traiter avant consommation et l'assainir, la synergie et la responsabilité de tous les acteurs sont fondamentales », souligne le document. Mais la question de la ressource n'est pas la seule difficulté. Selon le 38964 des masses d'eau, seulement 4 % des cours d'eau et 29 % des masses d'eau côtières étaient en bon état écologique en 2019. L'Autorité environnementale, dans un avis en date du 24 février 2021, avait salué l'ambition du programme de mesures, mais pointé aussi ses insuffisances face aux difficultés de ce territoire : couverture des besoins en eau potable et en assainissement non encore assurée pour tous les habitants, ressources en eau par habitant très faibles, fortes pressions sur l'eau et les milieux aquatiques : prélèvements, pollution par les eaux usées et les déchets, ruissellement et érosion, urbanisation légale et illégale, etc.

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