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Actu-Environnement

Sécheresse : les chambres d'agriculture misent sur l'adaptation de 100 000 agriculteurs dès 2024

Agroécologie  |    |  Félix Gouty

« L'urgence, c'est l'adaptation au changement climatique, a affirmé Sébastien Windsor, président des chambres d'agriculture de France, à l'occasion d'une conférence de presse, le 6 septembre. Il faut embarquer massivement les agriculteurs, les filières et les territoires pour une agriculture plus résiliente et garantir la souveraineté alimentaire. » Face aux conséquences désastreuses de la sécheresse et des feux de forêt sur les cultures, les chambres d'agriculture se proposent d'engager un « plan massif et individualisé d'accompagnement à l'adaptation au changement climatique ».

L'organisme de représentation des agriculteurs ambitionne d'individualiser sa méthode de diagnostic, élaboré initialement à l'échelle territoriale dans le cadre du Varenne agricole de l'eau, afin d'évaluer les points de vulnérabilité de chaque exploitation au changement climatique. Il prévoit ainsi d'estimer, notamment, les besoins fourragers de chaque agriculteur. Une autre proposition est, en outre, déjà à l'œuvre : la présence d'un « référent sécheresse désigné » dans tous les comités locaux des chambres d'agriculture pour « établir un état des lieux des dégâts par département et par filière ».

Les chambres d'agriculture envisagent d'effectuer un premier millier de diagnostics en 2023. Et au total, elles comptent ensuite toucher jusqu'à 100 000 agriculteurs chaque année dès 2024, soit un quart du secteur agricole français. Pour financer un tel plan, elles souhaitent « que la réforme du dispositif d'indemnisation des calamités soit rapidement mise en place » et que « le fonds de calamités [soit] activé au plus tôt pour aider les agriculteurs ».

Réactions2 réactions à cet article

 

On ne peut qu'être effaré, non par les milliers d'hectares de maïs "grillés sur pied" que l'on a pu voir partout, mais par le fait qu'ils aient été semé alors que le déficit des aquifères et des nappes était déjà flagrant au sortir de l'hiver. Mais c'est toujours pareil et le pari se fait sur le dos des milieux naturels et des autres usages de l'eau. Pari à perdant unique : soit il va pleuvoir mais comme cela sera insuffisant seuls la nature et les autres usages seront impactés, soit il y aura les inévitables dérogations, soit il y aura des indemnités pour calamités agricoles. C'est cette agriculture intensive qui est une calamité, et pas naturelle du tout. Mais malgré les promesses des chambres d'agriculture, cela continuera car l'agro-business fait plus de profits que l'ensemble des agriculteurs.

petite bête | 08 septembre 2022 à 18h04
 
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Tout à fait, petite bête. Derrière les agriculteurs qui captent les aides PAC à l'hectare de grandes cultures, il y a tout un écosystème industriel et financier qui s'empare de la plus grosse part possible de cette manne européenne et qui se bat bec et ongle pour que rien ne change malgré les évidences (quitte à mettre pas mal d'agriculteurs sur la paille !). Et fait tout ce qui est en son pouvoir colossal pour que toutes contestations et remises en cause de cette architecture agro-financière soient immédiatement raillées, étouffées, matées, si ce n'est tuées dans l’œuf.
La théorie du ruissellement, si chère aux ultralibéraux qui nous gouvernent, na pas été inventée durant le précédent quinquennat.

Pégase | 12 septembre 2022 à 09h57
 
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