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Sécheresse : le feu vert du gouvernement à la création de retenues d'eau divise

Le ministre de l'Agriculture annonce la création d'une soixantaine de retenues d'eau sur le territoire d'ici 2022. Réponse de bons sens face à la sécheresse pour les uns, elle constitue pour les autres une fausse solution face au dérèglement climatique.

Eau  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

"On ne va pas regarder l'eau tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l'année", a déclaré Didier Guillaume le 29 août sur CNews. Le ministre de l'Agriculture a annoncé la création d'une soixantaine de retenues d'eau. Une annonce qui vise à répondre aux revendications des agriculteurs confrontés à une sécheresse qui continue à s'aggraver, en particulier dans le centre de la France.

"Pourquoi les écologistes seraient contre a priori ?", interroge le ministre. Les associations de protection de l'environnement brandissent toutefois des arguments étayés face à la nécessaire adaptation aux changements climatiques.

"L'affaire de tous"

Au 30 août, 87 départements faisaient l'objet de restrictions. "Quarante-et-un départements ont pris, sur certaines zones, des arrêtés de crise imposant l'arrêt des prélèvements d'eau non prioritaires (irrigation, lavage de voiture, arrosage de jardins, remplissage des piscines…) afin de préserver les usages prioritaires (sécurité et salubrité publique, alimentation en eau potable)", a précisé Emmanuelle Wargon à l'occasion de la troisième réunion du Comité de suivi hydrologique qui s'est tenue le 29 août. La secrétaire d'Etat à la Transition écologique met en avant la sobriété des usages, précisant que c'est l'affaire de tous : agriculture, industrie, collectivités et grand public.

Certains usages se révèlent toutefois plus impactants que d'autres. "En France, l'agriculture, c'est 48 % de la consommation d'eau, avec un pic sur les trois mois d'été où elle représente jusqu'à 80 % de l'eau consommée sur le territoire. Cette grande soif est particulièrement liée à l'irrigation, utilisée sur moins de 6 % des surfaces de production agricole", indique France Nature Environnement (FNE), s'appuyant sur les chiffres issus du rapport annuel du Conseil d'Etat de 2010.

Assouplissements de critères écologiques

Face à l'aggravation de la sécheresse et son impact sur la production, le gouvernement a tendance à donner satisfaction aux revendications agricoles comme le montre la publication, le 6 août dernier, d'un décret instaurant une nouvelle dérogation à l'obligation de débit minimal des cours d'eau.

En mai dernier, l'exécutif a adressé une instruction aux préfets pour relancer les projets de territoire pour la gestion de l'eau. Une démarche censée engager l'ensemble des usagers d'un territoire et permettant d'atteindre, dans la durée, "un équilibre entre besoins et ressources disponibles en respectant la bonne fonctionnalité des systèmes aquatiques". Cette concertation devrait permettre d'empêcher les situations conflictuelles telles que celles rencontrées à Sivens, à Caussade ou dans les Deux-Sèvres. "Si l'ensemble du texte se révèle positif, le lobbying de certains syndicats d'irrigants a malheureusement obtenu deux choses. D'une part, l'assouplissement de critères écologiques pour faire financer des projets de stockages artificiels par les agences de l'eau et, de l'autre, l'insertion d'une annexe peu réjouissante : une liste hétéroclite de projets qui, pour certains, ne ressemblent en rien à de véritables projets de territoire", critique France Nature Environnement (FNE).

A l'issue des Assises de l'eau, le 1er juillet dernier, le gouvernement a pourtant mis l'accent sur les économies d'eau et l'élaboration d'une cinquantaine de projets de territoire d'ici 2022, pour atteindre 100 projets à horizon 2027. Parmi les objectifs annoncés figure l'identification des "éventuels stockages d'eau à créer afin que chaque territoire concerné puisse avoir une utilisation raisonnée de cette ressource". Et d'ajouter : "Nous créerons un cadre méthodologique qui permettra de déterminer les volumes de prélèvements d'eau à usage agricole dans une zone donnée pour la présentation des autorisations uniques de prélèvement (pour éviter des prélèvements qui excèdent la ressource durablement disponible)".

Première assurance récolte

"L'irrigation représente la première assurance récolte pour les agriculteurs, que ce soit en agriculture conventionnelle, biologique, pour l'élevage ou encore le maraîchage", avait rappelé la FNSEA à l'automne 2018 après la remise du rapport Bisch sur la gestion quantitative de l'eau en agriculture. "L'agriculture a amélioré l'efficience de l'eau de 30 % en 15 ans, elle continue à le faire mais aura toujours besoin d'eau pour continuer à produire, notamment pour les filières territorialisées et agroalimentaires", expliquait le syndicat majoritaire. Celui-ci réclamait "une relance de la politique de mobilisation de la ressources en eau (retenues et transferts d'eau)".

Le ministre de l'Agriculture semble avoir fait sienne cette analyse, rappelant les mêmes chiffres ce 29 août et réaffirmant les propos qu'ils avaient tenus au Sénat il y a un mois : "L'agriculture sera résiliente si elle est irriguée". La FNSEA, Jeunes agriculteurs, les chambres d'agriculture et Irrigants de France saluent d'ailleurs les "engagements satisfaisants" du gouvernement mais réclament maintenant "des actes". "La mise en place de retenues permet de mobiliser l'eau des pluies abondantes pour l'utiliser en période de sécheresse, et contribue à lutter contre les incendies, abaisser les températures, préserver la biodiversité et maintenir une agriculture résiliente", assurent les signataires.

Pourtant, le recours au stockage de l'eau et à l'irrigation ne font pas l'unanimité, y compris parmi les agriculteurs. "Plutôt que de privatiser l'eau en la stockant (…), nous avons besoin de réorienter notre modèle agricole, afin d'adapter nos systèmes à la nouvelle donne climatique", explique ainsi la Confédération paysanne.

Sentiment erroné d'opulence de la ressource

Pour France Nature Environnement (FNE), les barrages sont "une fausse solution face au dérèglement climatique", sans parler de leurs impacts sur la biodiversité. "Faire un barrage, c'est aggraver les sécheresses en aval", explique la fédération d'associations de protection de la nature en s'appuyant sur une étude publiée par le Journal of Hydrology en août 2017. L'analyse des sécheresses en Espagne entre 1945 et 2005 montre que les bassins versants dénombrant le plus de barrages connaissent plus de sécheresse en aval mais aussi sur l'ensemble du bassin. "Ils habituent les agriculteurs irrigants à utiliser plus d'eau que la nature ne peut en livrer", explique FNE. La sécheresse arrive finalement plus tôt. Les préfets instaurent des restrictions d'eau, tout en accordant, pour nombre d'entre eux, des dérogations pour arroser les champs, "sans pour autant vérifier que des mesures d'économies d'eau soient prises en parallèle", pointe l'ONG.

La solution ? "Il faut rapidement mettre notre pays en situation de résilience en construisant une nouvelle politique de la sobriété, en restaurant les milieux aquatiques et les capacités d'infiltration des sols pour qu'ils nous aident à ralentir le cycle de l'eau", expliquent six associations et fédérations (FNE, UFC-Que Choisir, FNPF, Humanité & Biodiversité, Fnab, WWF) dans un communiqué commun publié à l'occasion de la clôture des Assises de l'eau.

Pour les agriculteurs, la transition passe par "la diversification des cultures qui permet de réduire les pics de prélèvements d'eau, mais aussi dans le développement de cultures et de pratiques plus économes en eau", explique FNE. Or, ajoute la fédération, "favorisant un sentiment erroné d'opulence de la ressource, ces barrages freinent cette nécessaire transition agroécologique".

Réactions16 réactions à cet article

 

"le gouvernement a tendance à donner satisfaction aux revendications agricoles" : rien de nouveau sur le sujet, tous les gouvernements l'ont fait jusqu'à présent. Pourtant, on nous a donné du "le changement c'est maintenant !" puis du "make our planet great again !". Les têtes des JA et de la FNSEA mais aussi des grands ministères auront cependant seulement retenu le funeste "l'environnement, ça commence à bien faire".
Peut-on également connaître le taux de participation du public (Etat, régions, départements, etc.) dans le budget prévisionnel de ces retenues ou "bassines" ? Le ministère de l'agriculture est rarement loquace sur le sujet...
Cet entêtement de l'Etat a retenir quasi-systématiquement des solutions anti-écologiques aux problèmes économiques est devenu une marques de fabrique, presque un label. C'est aberrant et atterrant !
Cette décision du ministère de l'agriculture aurait du à tout le moins passer par voie de référendum national tant la question de l'eau est cruciale. Ce nouveau déni de démocratie étatique n'augure rien de bon au cas où ces travaux aient bien lieu.

Pégase | 02 septembre 2019 à 09h38
 
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Je radote, c'est l'âge

Plus nous seront nombreux à avoir compris que viande et ce qu'on appelle encore lait, ça n'est pas indispensable à la santé et qu'on peut être très heureux et réussir sa vie en en consommant pas, on aura nettement besoin d'eau.

Et si en plus on réduit la consommation de céréales, on aura encore moins besoin d'eau.

Il importe de trouver du plaisir, y compris gustatif, en se nourrissant très bien, mais ….

Sagecol | 02 septembre 2019 à 09h41
 
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Une fois encore le lobbie des corporatifs des productions intensives de la FNSEA (minoritaires) impose à tous: Etat, Ministères, administrations, Prefets, citoyens et "cochons de payants" ses propres décisions.
Rien à redire: c'est désormais dans la logique de nos gouvernants. Vous pouvez en déduire ce qu'il faut faire si vous voulez que cela change. Au delà des partis, il faut savoir pour quoi votent nos députés et sénateurs (individuellement).
Pour ces retenues: qui décide, qui paye (Agence de l'eau: consommateurs individuels pour 70% environ), qui gère?

le neurone en vadrouille | 02 septembre 2019 à 12h31
 
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"Le gouvernement a tendance à donner satisfaction aux revendications agricoles" selon Pégase.
Ben en fait cela dépend desquelles: les agriculteurs passés au bio attendent toujours le versement des subventions auxquelles ils ont droit, les apiculteurs l'interdiction des pesticides tueurs d'abeilles...etc.
Il donne surtout satisfaction aux "gros", de l'agriculture (FNSEA) ou de l'industrie et des services (MEDEF) qu'il représente parfaitement.
En l'espèce on a là l'exemple typique d'une situation où la veulerie complice de l'Etat le conduit à creuser toujours plus profondément dans l'irresponsabilité. La sécheresse actuelle est en partie la résultante d'un modèle agricole promu depuis des décennies, qui place maintenant les agriculteurs dans des situations dramatiques auxquelles on répond par des solutions qui ne répondront au problème qu'à très court terme mais s'avèreront désastreuses à moyen et long termes, auxquelles on répondra ...etc.
Cette catastrophique politique à courte vue n'est d'ailleurs pas propre à l'agriculture: on pourrait par exemple citer le transport routier de marchandises que l'on a laissé prospérer à un tel point qu'il est désormais quasiment impossible de le maîtriser pour des raisons tant économiques que sociales.

adjtUAF | 02 septembre 2019 à 16h58
 
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Lobby ou pas, l'Espagne stocke environ 20% des eaux pluviales reçues, la France seulement 2%. Passer à environ 10% à court terme ferait sans doute de la France un pays un peu plus résilient aux épisodes secs (abstraction faite des chasses aux sorcières FNSEA).
NB: ce ne sont pas nécessairement les plus "intensifs" (les méchants en quelque sorte) qui seraient les plus grands bénéficiaires de nouvelles réserves d'eau).

Albatros | 02 septembre 2019 à 17h42
 
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un agriculteur doit comprendre ce que le jardinier de base sait, on n'arrose que le soir, or je vois les agriculteurs dans ma région arroser vers 12 heures, on doit adapter ses plantations au climat et non les plantations aux aides, on ne laisse jamais la terre nue mais on la paille et ainsi on a moins de problèmes. La viande n'a rien à voir là dedans, choisissons des semences aptes à résister à la sécheresse, certains agriculteurs le font déjà.

wibart | 02 septembre 2019 à 18h08
 
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Pour Wibart Que je sache produire un kilo de viande nécessite beaucoup d'eau. Pareil pour le lait, non ?

Sagecol | 02 septembre 2019 à 21h05
 
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Décision tout à fait dans la ligne d'un Macron qui a " beaucoup lu , beaucoup réfléchi ,et changé sa vision du monde " . Dit-il .

sirius | 02 septembre 2019 à 22h13
 
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Pour Albatros: vu les problèmes de ressources en eau en Espagne, votre référence n'est pas franchement rassurante....

adjtUAF | 03 septembre 2019 à 09h44
 
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"Sentiment erroné d'opulence de la ressource"? Que non pas! Frustration profonde de ne pouvoir profiter de la surabondance de la ressource en eau lorsqu'elle se présente (hautes eaux, crues)? Oui, ô combien!

Frustration de ne pouvoir faire des réserves de précaution avec l'eau excédentaire et frustration de la regarder passer, les bras croisés, pour aller se perdre dans la mer.

Alors que l'eau de pluie excédentaire pourrait aisément être stockée en prévision des épisodes de sécheresse, dans des réservoirs construits dans les lits majeurs, "en parallèle" aux lits mineurs des cours d'eau; de tels dispositifs de stockage, remplis en périodes d'opulence (surabondance) de la ressource, n'entraînent aucune conséquence néfaste ("impacts") sur les débits minimum des lits mineurs, en période de sécheresse.

Pour le cas des barrages en rivière, qui génèrent des retenues placées "en série" sur les lits mineurs, c'est plus compliqué car seule une gestion technique rigoureuse permettrait la répartition équitable des eaux retenues AINSI qu'un écoulement permanent et adapté aux conditions environnementales (faune, flore, habitats) qui varient tout au long des cours d'eau.

Quant à la solution EXCLUSIVE préconisée par FNE et consorts de "(RAPIDEMENT) mettre notre pays en situation de résilience en construisant une nouvelle politique de la sobriété", je répète et maintiens que cette construction (que je soutiens) ne peut pas réussir d'un coup de baguette magique.

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 03 septembre 2019 à 10h42
 
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Restaurons déjà l'ensemble des zones humides (prairies hygrophiles, méso-hygrophiles et mésophiles, tourbières, mares, ...), les méandres des petits et moyens cours d'eau, mettons fin au bétonnage excessif des fossés (la mode est encore à les buser ça et là : ça fait bosser les copains du BTP local - qui savent renvoyer l'ascenseur - et ça crée des places de stationnement - l'électeur aime ça) et des surfaces (de plus en plus de collectivités s'y' attèlent avec divers moyens - noues, bassins d'orage en terre, etc. - mais les surfaces imperméabilisées continuent de progresser) et la situation hydrique ne pourra que s'améliorer. La nature, au cours des temps, a su mettre en place des systèmes de rétention et de stockage de l'eau très sophistiqués. Les rectifications de cours d'eau, les drainages de parcelles humides et de tourbières, les suppressions de mares et le bétonnage des espaces sont bel et bien la cause principale du problème, le changement climatique ne fait que le mettre davantage en évidence en en amplifiant les conséquences.
Et on voudrait encore en rajouter une couche avec les bassines sans rien changer aux mauvaises pratiques ? Que nenni !

Pégase | 03 septembre 2019 à 13h53
 
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L'Espagne est citée à titre d'exemple significatif, comme il nous est annoncé un climat similaire à l'Espagne.
Mon objectif n'était pas de rassurer mais de partager une analyse, tout en gardant à l'esprit qu'il ne s'agit pas d"un modèle à suivre mais d'un exemple à étudier.
Ceci dit, si nous faisions davantage de réserves d'eau, sans doute n'aurions nous pas tant besoin d'acheter des produits agricoles en provenance d'Espagne...

Albatros | 03 septembre 2019 à 14h18
 
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Je crains que les volumes importés d'Espagne n'aient pas grand chose à voir avec les volumes d'eau stockés en retenues collinaires. Ils sont surtout principalement dus à une politique salariale des grosses exploitations très avantageuse pour leurs gérants : en exploitant sans vergogne une main d'oeuvre étrangère, souvent sans papiers et donc précaire, il ne leur est pas trop difficile de faire chuter les prix, ce dont raffole la grande distribution française. Un récent article du Monde sur la tomate bio (même elle devient fruit défendu quand les adorateurs du veau d'or s'en mêlent !) le montre parfaitement (https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/02/en-andalousie-plongee-dans-l-enfer-des-serres-de-la-tomate-bio_5505296_3244.html).
Le dumping social - et environnemental - trouve ses adeptes partout !

Pégase | 03 septembre 2019 à 14h50
 
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Le bio est une arnaque pure, c'est ce que je retiens de l'article du journal qui fut "de référence" en des temps révolus.
Et si les stockages d'eau n'existaient pas, l'agriculture espagnole ne serait pas excédentaire, loin de là.

Albatros | 03 septembre 2019 à 16h00
 
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Oui, oui, cher Pégase, tout ceci est bel et bon... Mais dites moi, s'il vous plait:

Quand vous aurez restauré l'ensemble des zones humides, les tourbières, les mares, les fossés, les rus, restauré les méandres originels et dompté les bétonnières, vous aurez oeuvré pour le bien de la nature, et pour celui de l'humanité. Mais croyez-vous un instant qu'en période de sècheresse intense et prolongée, il vous sera possible d'y prélever un volume d'eau nécessaire et suffisant pour abreuver le bétail et surtout pour irriguer les cultures ?

Vous dites ici que "la nature a su mettre en place, AU COURS DU TEMPS, des systèmes de rétention et de STOCKAGE de l'eau très sophistiqués". Certes. Comment alors pouvez-vous, en faisant référence à l'exemple de la nature, prétendre écarter le stockage, celui-ci fut-il artificiel et rendu indispensable en raison du changement climatique ? Parce que ce stockage là serait, selon vous, non conforme à l'ordre de la nature ? Ou bien parce que les "bassines" honnies seraient construites avec du béton ?

Une fois de plus et sans vous offenser, cher Pégase, je pense que vous voulez confondre et opposer l'ordre originel de la nature et l'ordre actuel de la nature, ce dernier excessivement modifié par l'homme qui doit réparer les effets superflus de ses influences.
Je pense aussi que l'homme, pour se donner le (long) temps d'y réussir, doit d'abord se préoccuper d'irriguer les plantes dont il tire subsistance. Multi repetita...

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 03 septembre 2019 à 17h12
 
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Quelqu'un a dit que produire de la viande consomme de l'eau oui pour abreuver les animaux, céder au sans viande et sans lait je ne vois pas l'intérêt car produits sérieusement, sans chime, naturellement et consommé raisonnablement ne pose aucun problème. Je ne veux pas céder aux lobbies du bio qui vendent plus cher dans les magasins ( en doublant leur marge et dont les produits contiennent hélas des pesticides aussi. Il faut produire des légumes avec d'anciennes graines solides et résistantes , ne pas laisser la terre nue donc besoin de moins d'irrigation, refuser les modes qui enrichissent et accepter de changer ses mauvaises habitudes. Ceux qui en 1968 ont voulu tout révolutionner ont fait du bruit c'est tout, j'y étais par contre les vraies revendications comme le refus du nucléaire ont fait rire et sont hélas d'actualité.

wibart | 03 septembre 2019 à 19h12
 
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