Robots
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Sécurité des aliments : l'Anses propose un outil de hiérarchisation des dangers chimiques et biologiques

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Hiérarchiser les dangers biologiques et chimiques transmis par voie alimentaire. Tel était l'objet de l'expertise confiée en... 2014 à l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) suite aux travaux du comité interministériel pour la modernisation de l'action publique (Cimap) en matière de sécurité sanitaires des aliments.

L'Anses a dévoilé vendredi 24 juillet une méthodologie permettant d'établir cette hiérarchisation et de prioriser les situations à risque. Pour cela, l'Agence a identifié et sélectionné 35 dangers biologiques, onze familles de contaminants chimiques (polluants, organiques persistants, résidus de pesticides, etc.) et plusieurs milliers de couples aliment-dangers. Elle a ensuite défini des critères de hiérarchisation basés sur la probabilité de survenue du danger et la sévérité des effets néfaste associés (mortalité, morbidité, effets cancérogènes, neurotoxiques, etc.). « L'importance relative attribuée à chacun des critères est à fixer par le gestionnaire du risque en fonction de ses objectifs de gestion/action », précise l'établissement public. La dernière étape de son travail a consisté à collecter les données disponibles et agrégé les critères au sein de l'outil.

Après avoir testé un nombre limité de dangers et de couples aliments-dangers, l'Agence de sécurité sanitaire recommande au Gouvernement de déployer la méthodologie à l'ensemble des dangers et couples identifiés. Elle préconise la construction d'une base de données pérenne dans le cadre de partenariats nationaux et internationaux. Mais elle recommande aussi la recherche de « données d'identification, de caractérisation et d'exposition aux dangers émergents qui, à ce stade, ne peuvent être hiérarchisés », soulignant les incertitudes existant encore autour des perturbateurs endocriniens. Enfin, elle soutient le développement de critères économiques et sociétaux permettant d'éclairer la décision des gestionnaires du risque qu'elle préconise d'accompagner.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager