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Le CNRS envisage une réévaluation du risque sismique en France

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Les scientifiques du CNRS étudient une possible réévaluation du risque sismique en France et en Europe de l'Ouest, suite au séisme de magnitude 5 qui a frappé le village du Teil (Ardèche), le 11 novembre 2019. Ils s'appuient sur la publication, ce jeudi 27 août, dans la revue Communications Earth & Environment, des données collectées et analysées par le CNRS, l'IRSN, l'IRD, les universités de Montpellier et de Côte d'Azur et la société Terradue.

Les résultats suggèrent que des failles anciennes, et jugées inactives, puissent être réactivées en France ou en Europe de l'Ouest. Elles pourraient alors produire d'importants déplacements du sol, « alors que le risque de séismes avec rupture de surface [est] jusqu'à présent considéré comme négligeable ». Et le CNRS de préciser que « pour mieux estimer cette probabilité, plusieurs équipes en France ont entamé des investigations paléosismologiques à la recherche d'indices d'anciens séismes le long de telles failles ».

Une faille considérée comme inactive

Ce séisme a généré « une rupture et un déplacement inattendus de la surface du sol », explique le CNRS, qui évoque un « séisme historiquement sans précédent ». Les données collectées par les scientifiques « montrent que le séisme est dû à la réactivation [d'une faille, datant d'il y a 20 à 30 millions d'années], qui n'était pas considérée comme active de nos jours ». Cette réactivation inattendue a généré « un déplacement moyen du sol de 10 cm verticalement et de l'ordre de 10 cm horizontalement ».

Le CNRS ajoute que le foyer du séisme se situait autour de 1 km de profondeur. « Ce caractère superficiel explique que la rupture le long de la faille se soit propagée jusqu'à la surface, et que des dégâts très importants aient été causés par le séisme malgré une magnitude modérée ».

Pour rappel, le séisme de Teil, supérieur au séisme majoré de sécurité utilisé pour construire les centrales nucléaires de Cruas (Ardèche) et Tricastin (Drôme), a conduit EDF à lancer un audit approfondi des réacteurs de la centrale de Cruas, même si aucun dégât n'a été constaté sur le site.

Réactions1 réaction à cet article

 

Le problème est que ce genre de déplacement peut avoir des répercussions beaucoup plus loin que le site initial, et comme le territoire est truffé de centrales nucléaires...On dit aussi que les volcans d'Auvergne sont éteints et pas prêts de se réveiller, à voir...Le CNRS a raison d'investiguer.

gaïa94 | 28 août 2020 à 17h18
 
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