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Actu-Environnement

Barrages de la Sélune : des experts remettent en cause la décision de Ségolène Royal

Un comité du ministère de l'Ecologie critique la volonté de Ségolène Royal de remettre en cause la destruction des barrages de la Sélune. Ils réclament une décision étayée scientifiquement, tout en pointant les avantages du projet d'arasement.

Eau  |    |  Philippe Collet
Barrages de la Sélune : des experts remettent en cause la décision de Ségolène Royal

La remise en cause de la destructi...

Réactions2 réactions à cet article

 

Il est vrai que le concept de la "restauration de la continuité écologique des cours d'eau" fait débat, et à juste titre. La "philosophie" en est de redonner aux rivières leur cours naturel, tel qu'il existait avant que l'Homme n'y mette les pieds. Les barrages, seuils et autres retenues édifiés, modifiés ou reconstruits depuis cinq siècles sont les premiers visés.

Je pense que le CSNPB se complet à exposer des arguments qui sont en faveur de ce concept, mais ne prend pas assez en compte les risques d"effets adverses susceptibles d'apparaître suite à la destruction de ces ouvrages:
- Le risque de majorer les conséquences des inondations à l'aval,
- Les données nouvelles sur la modification du climat, et surtout sur l'augmentation du volume et de la rapidité des précipitations qui génèrent des crues "éclair" dévastatrices ( les météorologues évoquent une tendance à la généralisation dans ce sens pour les années à venir). Les crues "éclair" nées des épisodes méditerranéens en sont un exemple catastrophique, si bien que l'on envisage de construire -ou de reconstruire- des retenues à l'amont des zones habitées dans le midi,
- Le risque potentiel, relatif aux conséquences de la destruction des ouvrages sur les habitats, la faune et la flore d'amont (zones humides à l'amont immédiat et moyen, entretenues par le niveau de la retenue et par sa nappe d'accompagnement: Prairies humides inondables, enrichies parce qu'alluviales, noues, mares, étangs, marécages...
(a suivre)

Euplectes | 17 février 2015 à 16h01
 
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(suite) - Tous lieux où vivent, se reproduisent, se reposent et trouvent table, s'ils migrent, les oiseaux; lieux propices aussi à une flore particulière, et bas fonds en amont propices au maintien d'une faune piscicole plus diversifiée,
- le risque relatif à l'accumulation de sédiments minéraux ou organiques à l'amont devient réel si ces sédiments dévalent le cours d'eau en très grandes quantités suite à la destruction de l'ouvrage qui les retenait: Logiquement, on devrait préférer une évacuation progressive par vannes de dévasement construites, entretenues et utilisées rationnellement,
- Enfin, la loi prescrit de "réduire l'impact" sur la continuité et non de le supprimer (voir circulaire du 18 janvier 2013 qui prévoit aussi qu'au "titre de la gestion équilibrée et durable de l'eau, des prescriptions DUMENT justifiées peuvent être imposées... pour réduire l'impact sur cette continuité".

Le CSPNB n'aurait-il pas approfondi suffisamment son étude pour démontrer l'absence d'apparition d'effets adverses suite à la destruction de ces barrages, doutes demeurant sérieux vu l'état actuel de son dossier scientifique?

Si tel est le cas, la précaution d'usage me paraît justifier la position de Madame la ministre.

Euplectes

Euplectes | 17 février 2015 à 16h38
 
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