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La mobilité à l'ère du numérique

A l'occasion de la semaine européenne de la mobilité (du 16 au 22 septembre), le ministère du Développement durable met à l'honneur quatre thèmes porteurs, dont le numérique au service de l'écomobilité.

Transport  |    |  Lauriane Rialhe  |  Actu-Environnement.com
   
La mobilité à l'ère du numérique
   

Comment les nouveaux services en ligne favorisent-ils les nouvelles façons de se déplacer ? Impossible de ne pas constater l'apparition massive des applications numériques en matière de transport. Sites de covoiturage, de transport public urbain ou de location temporaire de vélos et de véhicules ont leur icônes sur smartphones, et sont donc accessibles à tout moment de la journée.

Organisée par le ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des transports et du Logement, la semaine européenne de la mobilité s'inscrit dans l'air du temps et cherche à anticiper l'avenir : quelles nouvelles solutions de mobilité basées sur des innovations techniques vont en déboucher ?

A l'heure où l'on commence à repenser la place de la voiture dans nos sociétés, il faut inventer de nouvelles formes de mobilité.

Se connecter pour bouger

La mobilité nouvelle génération, ce sont des téléphones portables "intelligents" équipés de connexion Internet et de géolocalisation en temps réel, des voitures moins polluantes hybrides ou entièrement électriques, et des systèmes de location de vélos ou de véhicules, adaptés aux besoins, à l'heure ou à la journée. Ce sont aussi des plateformes d'information multimodales sur les transports en public, tel que le site Destineo pour la région des Pays de la Loire : premier calculateur d'itinéraire dans une région française, il propose un parcours avec les correspondances entre les principaux réseaux de la région pour effectuer le trajet demandé, en incluant le transport à la demande.

Pour bouger, le mieux c'est donc de se connecter. Il n'existe pas moins de 78 sites Internet rien que concernant le covoiturage en France, avec plus d'un million d'inscrits.

Difficile en revanche de donner un chiffre exact des applications pour la mobilité qui existent aujourd'hui sur smartphone. Récemment, Avego Driver est venu "dynamiser" le covoiturage en mettant directement en relation, sur smartphones, les conducteurs et passagers en les géolocalisant afin de faciliter leur rencontre.

Les initiatives appuyées par les autorités publiques

D'après le Centre d'analyses stratégiques (Cas), les interventions des autorités locales en matière de politiques de déplacements sont ciblées sur les infrastructures, la gestion de la voirie et de l'espace public. Les initiatives en matière de mobilité sont donc bien souvent d'origine privée, voire citoyenne. Le site Covoiturage.fr est ainsi né de l'idée d'un étudiant en informatique en Californie, qui découvre le covoiturage par la pratique, dans les années 1990, par les "carpool lanes", les voies réservées aux covoitureurs. Le site France-auto-partage.com est quant à lui une coopérative d'entreprises.

Le rôle des autorités publiques réside donc dans l'accompagnement, voire l'incitation aux initiatives privées, par des politiques de réservation d'espaces publics (Vélib', Autolib'…), d'adaptation de l'usage des infrastructures ou de mise à disposition de bases de données (réseaux collaboratifs), comme l'affirme le Cas.

A l'occasion de la semaine de la mobilité, le ministère du Développement Durable lance donc un appel à projets, afin, non seulement de sensibiliser le grand public à l'utilisation de modes de déplacements "durables", mais surtout d'encourager les collectivités à promouvoir ces modes de transports et d'investir dans de nouvelles infrastructures, si nécessaire.

D'autres priorités : les frais des transports en commun

 
Abandonner la voiture individuelle La voiture a de moins en moins la cote chez les jeunes générations. Autrefois symbole de la réussite sociale, elle apparaît désormais souvent, en ville en tout cas, comme une contrainte. Et d'après les chiffres du Centre d'analyse stratégique, seuls 25 % des 20/30 ans déclaraient vouloir posséder une voiture en 2007, alors qu'ils étaient encore 50 % en 2000. Mais cette renonciation à la voiture est à relativiser, D'après les chiffres de l'Insee de 2008, la part des ménages disposant d'une voiture est de 82,7 %, en légère hausse, mais surtout chez les seniors d'après le Crédoc . Pour 89 % des Français, réduire l'impact environnemental des déplacements (choix d'un véhicule moins polluant, utilisation du train et des transports en commun…) est "prioritaire" ou "important mais pas prioritaire" dans les comportements à adopter pour lutter contre le réchauffement climatique, d'après une enquête de l'institut CSA. Plus d'un tiers des personnes interrogées se dit d'ailleurs prêt à pratiquer le co-voiturage, mais finalement, peu y recourent systématiquement (6 %) ou régulièrement (10 %). La voiture reste pour 19 % des interrogés, un espace où l'on apprécie se retrouver seul.
 
D'après le ministère du Développement Durable, le Grenelle de l'environnement aurait "profondément encouragé le développement de solutions alternatives à l'utilisation individuelle de la voiture pour assurer les déplacements des citoyens au quotidien".

Si les systèmes de mutualisation de trajets (covoiturage, autopartage…) gagnent en popularité, ce n'est peut-être pas seulement pour leur aspect sympathique et écologique, mais surtout économique. Une majorité de 59 % des interrogés du sondage du CSA (Conseils sondages analyses), estime par ailleurs que c'est la hausse du prix des carburants qui incite le plus, aujourd'hui, à limiter l'usage de la voiture.

Autopartage et covoiturage ne font toutefois pas partie des priorités d'action des collectivités territoriales auxquelles pensent les interrogés (20 %) en matière de mobilité. Près de la moitié (43 %) estiment que les priorités sont au développement des transports en commun en site propre, et pour 54 % des sondés, un abonnement unique pour tous les modes de transports en commun serait "très efficace" pour inciter à y recourir davantage et ainsi à délaisser sa voiture.

Sur les longs trajets, une enquête récente de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), association nationale de consommateurs et usagers, montre qu'il est parfois difficile de faire le choix du train plutôt que de la voiture : les tarifs pratiqués par les transports ferroviaires semblent "paradoxaux à un moment où les politiques publiques souhaitent développer la mobilité durable et rendre le train plus attractif que la voiture". L'Etat vient d'ailleurs, par un récent décret, d'autoriser la SNCF à davantage moduler ses tarifs selon les horaires. La différence de prix d'un billet de train entre les périodes de pointe et les périodes creuses pourrait donc considérablement s'accentuer.

Les innovations à voir venir

En février dernier, les ministères de l'Ecologie et de l'Economie avec le commissariat général à l'investissement ont lancé un appel à projets pour les "systèmes de transports intelligents". Arrivés à la limite de dépôt fin mai, les dossiers proposés devaient porter sur trois thématiques : les systèmes d'information des usagers et de billettique (gestion multi-systèmes, multi-critères), les systèmes d'aide à la gestion des déplacements (capteurs de trafic intelligents), et les systèmes de communication pour véhicules (améliorer les conditions de conduite). Sur ce dernier point, une nouvelle application vient d'ailleurs d'apparaître sur smartphone. Il s'agit d'un nouveau logiciel permettant de réduire l'attente aux feux rouges : une façon de réduire la consommation des véhicules, d'après une étude menée au Massachusetts Institute of Technology (MIT). L'application SignalGuru emploie un GPS et des données visuelles capturées par un réseau de smartphones afin de calculer la distance séparant les conducteurs des feux rouges. Elle leur indique alors à quel moment une conduite plus lente peut leur éviter d'atteindre le prochain feu lorsqu'il est encore rouge.

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