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Actu-Environnement

Photovoltaïque : vers un nouveau coup de frein

Baisse de 20% des tarifs du photovoltaïque au 1er septembre, quota trimestriel de mégawatts autorisés… Pour limiter le coût de la filière, le Ser fait des propositions détonantes dans une note confidentielle que s'est procurée Actu-environnement.

Energie  |    |  Victor Roux-Goeken Actu-Environnement.com
   
Photovoltaïque : vers un nouveau coup de frein
   
Réduire de 20% dès le 1er septembre prochain les tarifs d'achat de l'électricité issue du photovoltaïque, et plafonner chaque trimestre le nombre de mégawatts (MW) éligibles à ces tarifs d'achat, pour tous les segments de la filière (installations individuelles, moyenne et grande toitures, centrales au sol). Ce sont les deux propositions détonantes que font le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) et sa branche photovoltaïque Soler dans une note confidentielle relative ''à la mise en place d'un cadre de développement durable du photovoltaïque'' datée du 10 juin, que s'est procurée Actu-environnement.

Eviter l'emballement de la filière

Le but de ces propositions radicales : éviter un nouvel emballement de la filière, sept mois après celui qui s'était produit en novembre et décembre 2009. En deux mois, le nombre de demandes de raccordement équivalait à l'objectif photovoltaïque du Grenelle pour 2020, créant un risque de déstabilisation de l'équilibre économique de la filière et obligeant le gouvernement à mettre en place les nouveaux tarifs d'achat dans des conditions décriées par les professionnels.

Sur les quelque 4.000 MW de projets en attente au 31 mars 2010, issus de cet emballement, seuls 2.200 MW sont susceptibles de se réaliser, juge le Ser. Mais le coût pour la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), payée par tous les consommateurs d'électricité, sera élevée : entre 825 millions et un milliard d'euros par an.

Pour y remédier, le Ser et Soler formulent un premier volet de propositions, d'ordre financier : baisse de 20% des tarifs d'achat dès le 1er septembre 2010 pour toutes les installations photovoltaïques, mise en place d'une dégressivité de 10% par an dès 2011 de ces tarifs, plafonnement à 8.000 euros du crédit d'impôt de cette énergie renouvelable, contre 16.000 actuellement.

''Dette photovoltaïque''

Deuxième proposition, radicale dans un marché libéralisé de l'électricité : plafonner chaque trimestre le nombre de MW éligibles à ces tarifs, pour tous les types d'installation. Il s'agit de faire en sorte que la hausse de la CSPE n'excède pas 200 millions d'euros par an.

Pour le second semestre 2010, le Ser propose par exemple de limiter le volume de projets à 65 MW pour les installations domestiques, 76 MW pour les moyennes toitures, 66 MW pour les grandes et 111 MW pour les centrales au sol. L'approche est similaire pour 2011, et trimestrielle cette fois. En cas de dépassement du volume autorisé pour un trimestre, les projets seraient mis en attente pour le trimestre suivant. Une fois atteinte la moitié du plafond autorisé, la file d'attente serait alors bloquée.

Sur quels critères seront choisis ces projets ? Là encore, le syndicat fait des propositions. Pour les projets de petite puissance (jusqu'à 250 kilowatts crête) prévaudrait la règle du ''premier arrivé, premier servi''. Pour les projets de puissance supérieure, cette même règle prévaudrait, avec au préalable une évaluation d'autres éléments – bilan carbone de l'installation, qualité de l'étude de conception, justification des assurances obligatoires… La construction des installations, quelle que soit leur puissance, devrait être lancée dans un délai de six mois, et achevée 18 mois plus tard à compter de la signature du contrat d'achat ''afin de limiter au maximum les projets spéculatifs en file d'attente''.

Six mois après la publication controversée du nouveau cadre tarifaire de l'électricité photovoltaïque, ce document a de quoi jeter le trouble dans la filière. ''Le Grenelle de l'environnement a imposé des objectifs très ambitieux en matière d'énergies renouvelables. Or, il n'y a toujours pas de ligne claire pour les atteindre'', juge Arnaud Gossement, avocat spécialisé en énergies renouvelables et ancien porte-parole de France nature environnement.

Cette baisse de tarifs ''paraît être une bonne chose'' à Raphaël Claustre, directeur du Comité de liaison énergies renouvelables (CLER), ''surpris'' par ces propositions. ''Le Ser doit avoir une vraie peur que de très gros volumes de projets restent en file d'attente, alors que la loi impose d'acheter pendant 20 ans l'électricité qu'ils vont produire. A terme, il y a un vrai risque de dette photovoltaïque''. Raphaël Claustre juge ''triste'' que ce dossier soit à nouveau rouvert, après avoir été géré de manière catastrophique au début de l'année 2010.

'' En lisant ce document, vous vous rendez compte que de nombreux chiffres sont surlignés en jaune : c'est uniquement un document de travail destiné à faire réagir nos adhérents et ouvrir le débat. Il n'a aucune valeur, réagit Wael Elamine, responsable du département solaire au Ser. La position de notre syndicat est aux antipodes de ce document''. Elle devrait être précisée officiellement dans les jours qui viennent.

Réactions18 réactions à cet article

 
Je ne comprends plus rien !

Sans mauvais esprit de ma part, certaines actualités échappent à ma compréhension...

1- le Ser (Syndicat des énergies renouvelables) n'a t-il pas pour vocation de défendre les intérêts de la profession des ENR ? Brider les projets de la filière photovoltaïque va t-il dans ce sens ? Préconiser une baisse surprise du prix de rachat de l'électricité photovoltaïque, y compris pour les installations existantes (visiblement), a t-il un sens industriel ?

2- le gouvernement s'est une fois déjà discrédité avec la mise en place hasardeuse d'une réforme du cadre tarifaire de l'électricité photovoltaïque... Y aurait-il d'autres projets de cafouillage 6 mois après ? Cela fait un peu beaucoup, non ?

3- le Ser est-il un organisme indépendant ou bien au service du gouvernement ou d'un lobby quelconque ?

SOBRE | 09 juillet 2010 à 00h04
 
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Installateur PV

Les nouveaux tarifs de rachats ont été rédigés en janvier 2010 avec pour close l'engagement de ERDF de racheter a 0,58 c le Wc en intégration bati et ce pendant 20 ans pour toute signature de contrat effective avant fin 2011. Pourquoi cela change t il a nouveau? pourquoi edf a racheté photon technologie et enfin pourquoi edf a t elle signée un nouveau contrat de fourniture de panneaux PV avec Tenesol a Toulouse ? bref une fois de plus c est l'argent pour l'etat !! 274 Mwc installé jusqu en 2010 pour objectif 5400 Mwc d ici 2020!! des chiffres prometteur pour l avenir du PV en France Et pourtant d apres ce que je viens de lire EDF, l'etat et le Ser reviennent sur les tarifs de rachats !! Pourquoi ?

Ilario | 09 juillet 2010 à 10h52
 
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tomber dans le panneau

A l'évidence le marché du photovoltaïque attire bien des convoitises,en sous jacence à votre article on pourrait supputer des velléités d'organiser la captation de marché,en quelque sorte des pointures veillent...celles là sont rodées à organiser leurs stratégies industrielles.La foire d'empoigne qui régimente le marché doit les inciter à vouloir dicter leurs règles;en cela les organisations professionnelles sont elles suceptibles de faire le poids ? sinon survivre à l'ombre des géants !

ECCE HOMO | 09 juillet 2010 à 12h20
 
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Inconcevable

l'état nous avais donné une visibilité j'ausqu'au 31/12/2012 en indiquant que le tarifs ne serait pas revu, ni le crédit d'impot. La filière photovoltaique s'organise, recrutement, investissement, et aujourd'hui du jour au lendemain, on nous dit c'est finis, bravo!, on parle de cout du photovoltaique et jamais des recette généré (21 personnes à temps plein, çà fait pas mal de charge social!). Aujourd'hui je n'ai plus confiance dans les déscisions de l'état puisqu'il remet tout en cause meme ce qu'il à promis, à mon échelle cela ne change rien mais si ce sentiments devait etre partager par tous, nous allons au-devant de gros gros problème, des crises majeures commencent par la remise en cause de son gouvernement...

seb2904 | 10 juillet 2010 à 08h59
 
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Il faut privilegier l'autonomie individuelle

Le principe même d'un tarif de rachat d'électricité d'origine photovoltaïque totalement disproportionné par rapport á la réalité économique a évidemment ses limites.
Les mega centrales (toiture ou au sol) sont presque une escroquerie pour le consommateur électrique sans compter tous les avantages fiscaux de telsinvestissements. Tout de même, je pense que cette stratégie a été nécessaire pour le lancement de la filière en France.
Maintenant il convient de revenir à des fondamentaux:
Interdire les centrales au sol dans les DOM des qu'il y a conflits de surface avec l'agriculture
Il faut réglementer cette histoire de liste d'attente gérée par EDF alors qu'elle est elle même promoteur de projets d'installations photovoltaïques
Et remettre en avant l'avantage du photovoltaïque: l'effacement électrique des consommateurs.
Le photovoltaïque n'est pas une bonne énergie de production électrique de masse. (instabilité du réseau électrique de distribution...)
Son avantage est d'être une énergie locale, stockable à l'échelle d'une maison individuelle....
Pendant des années, on a privilégier la revente totale de cette énergie dans le réseau, maintenant il convient de changer cette stratégie en privilégiant uniquement l'effacement électrique individuelle. L'autonomie individuelle avec complément éventuel du réseau électrique public conduit toujours vers une meilleure maitrise de la consommation électrique par un changement de comportement et d'équipements.
Réduire le crédit d'impot pour l'accès aux installations photovoltaïques est une véritable honte, est ce uniquement les riches qui ont droit au solaire?
...

Freddo25 | 10 juillet 2010 à 12h28
 
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après l'éolien le solaire

Quelle belle chose que le Grenelle, on en a fait tout un foin et on voit les résultats. ICPE pour l'éolien, instabilité des prix pour le solaire. Bref on voit clairement que le soutien de l'Etat aux ENR est loin d'être sans faille. Les fleurs de printemps que BORLOO annoncait avec emphase après le Grenelle sont déjà fannées...

crapin | 13 juillet 2010 à 09h21
 
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Réajuster le tir

Quand le crédit d'impôt fond, le carnet de commande aussi. Je recommande aux professionnels du photovoltaïque de se former à la pose de systèmes solaires thermiques pour diversifier leur offre et continuer de facturer des services avec 16.000 Euros de crédit d'impôt.

ricool | 14 juillet 2010 à 15h25
 
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Re:Je ne comprends plus rien !

Le SER der M. Antoneli n'a qu'une seule raison d'être : faire gagner de l'argent à ses adhérents. Ses adhérents sont ceux qui gagnent de l'argent en vendant de l'éolien ou du photovoltaïque. Que ce soit utile ou non est le dernier de ses soucis. C'est un lobby qui l'affiche clairement, c'est tout. Ni plus ni moins que tant d'autres et pourquoi pas ? Lucide, il se rend compte qu'à vouloir trop gagner, on risque de tout perdre.
De plus en plus l'éolien et le solaire, gérés comme ils le sont, démontrent un gaspillage inacceptable et une solution fausse aux problèmes énergétiques. C'est un autre problème...
L'environnement est le dernier de ses soucis.

micocharly | 15 juillet 2010 à 08h17
 
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DETTE PHOTOVOLTAIQUE

Comment peut on accèpter de créer une dette photovoltaïque, comme si la dette de notre pays n'était pas suffisante, il faut être tombé sur la tête pour payer un kw solaire à 0.56 € et le revendre 0.08 € et ceux pendant 20 ans ( pure folie à mon sens )
Alors que l'éolien qui est freiné par les nantis de notre pays est racheté 0.082 € le kw et revendu 0.08 ou 0.09 le kw, qui prend moins de place au sol, qui ne nécéssite pas d'herbicides pour l'entretien des surfaces occupées( une centrale solaire au sol n'aime pas trop les bestioles qui qui trainent par la bas dedans ) donc on nous le cache mais les terrains sont et seront gorgés d'herbicides, nappes: phréatiques bonjour les dégats
On peut penser que c'est du parti pris, mais non , la France est un des pays les plus ventés et nous ne tirons pas partie de cette richèsse naturelle et à la limite de la rentabilité, alors que le solaire
est à des années lumière de la rentabilité

tip top | 15 juillet 2010 à 09h51
 
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Heureusement le nucléaire est soutenu

L'appui de l'état n'a jamais failli au secteur nucléaire, tant au plan de la recherche (CEA, AREVA, EDF) qu'au plan industriel, voir le lancement ruineux des EPR, les dérives des coûts et l'absence de solutions au problème des déchets.
Pour les EnR, éolien ou solaire tout est bon pour les bloquer, sauf les discours de circonstance qui les louent pour mieux les détruire. Un grand bond en arrière, comme dans les années 70, seul le discours a changé.

Insolation | 15 juillet 2010 à 09h59
 
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Re:DETTE PHOTOVOLTAIQUE

il est nécessaire de repréciser certains éléments :
il existe aujourd'hui 4 tarifs de rachat
0.58€ pour le particulier
0.50€ et 0.42€ pour le professionnel
0.31€xcoef départemental pour les centrales au sol
ce qui est loin de faire un tarif moyen à 0.56€ ...
Le tarif de vente de l'éléctricité à 0.08€ est voué à largement augmenté (cette annonce a coûté la place à l'ancien président d'EDF) car nous allons arriver au renouvellement du parc nucléaire car les premières centrales devraient déja être arrétées.
Il n'est pas aberrant d'imaginer un doublement du tarif de vente dans 20 ans,
dans ce cas le différentiel est nettement moins élévé
Dernière chose il semble que pour avoir 1 kW chez soi il part entre 2 à 3 kW au départ d'une centrale compte tenu des pertes sur le réseu qui sont importantes car celui-ci date pour la majeure partie de la fin de la seconde guerre.
Tout l'intérêt du photovoltaîque est de fournir une éléctricité qui est consommé à proximité de sa production.
En résumé un tarif moyen à 0.45€ pour un prix de vente qui sera sans doute à 0.15€ dans 20 ans pour un tarif de reviens de l'ordre de 0.30 à 0.35€ sans compter les nouveaux investissements pour le renouvellement du nucléaire,
vu sous cet angle le solaire n'est peut-être pas un modèle rentabilité mais le sysstème actuel est cohérent

gégé | 15 juillet 2010 à 12h44
 
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Re:Inconcevable

idem, je devais embaucher 3 salariés de plus, eh bien je vais faire ce que veut le gouvernement, je vais surseoir à ma prévision et attendre d'être sur de pouvoir sortir les payes sur les 2 ans à venir.
En attendant, je constate une fois de plus que le gouvernement navigue à vue, ça devient lassant !
C Sailliard

IECE Import | 15 juillet 2010 à 18h01
 
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Dois-je prévoir une reconversion professionnelle

Bonjour
A la lecture de cet article, je me demande vraiment si cette filière sera pérenne ? Ne faut-il pas commencer à penser a une reconversion professionnelle compte tenu des évènements en cours et à venir.
Il fallait se doutait que le marché du photovoltaïque prendrait un chemin semblable :
Objectif en 2020 : 5400 MWc. Dèja cet objectif est ridicule par rapport a des pays comme l'Allemagne ( 1,5 GWc / mois en 2010) ou comme l'Italie ...

Dès le départ, la gestion du photovoltaïque par le ministère de l'écologie a permis à la filière de se développer ... trop vite par rapport à ses capacités :
Apparition de société de vente avec une force de vente énorme pour vendre des 3 kWc ou plus (même sur des toitures orientées au nord).
Seules des sociétés d'installation avec ses propres équipes de pose en interne auraient pu prétendre de vendre et d'installer des systèmes photovoltaïques !

Dès le départ en 2006, rien n'était clair. Intégration avec de la surimposition déguisée, TVA à 5,5 % ou 19,6 %, le crédit d'impôt, oui mais pas pour les installations supérieures à 3 kWc, les différentes baisses de tarifs, l'apparition de 5 tarifs d'achat ...

Pour reprendre l'article :

"Baisse de 20 % des tarifs d'achat dès le 1 er septembre 2010 pour toutes les installations photovoltaïques" : 58 cts -> 46 cts // 50 cts -> 40 cts // 42 cts -> 33 cts
Il va falloir que nos amis installateurs baissent considérablement leurs prix de vente d'un systèmes PV et que les fabricants et distributeurs fassent un effort sur les prix de vente du matériel.
Il est vrai qu'en France, on souhaite a tout prix faire du fric pour accepter d'installer des systèmes PV.
Je pense qu'à ce niveau on peut faire un bel effort car des ventes de systèmes PV de 3 kWc à 25 k€ voir 27 k€ ou pour un 2 kWc à 21 k€ sont monnaie courante en 2010.
Vive le système de 3 kWc à 13-14 k€

"Plafonner chaque trimestre le nombre de MWc eligibles à ces tarifs, pour tous les types d'installation."
Alors dès que nous avons atteint l'objectif, on est sur liste d'attente. Sinon, on peut partir en vacances si on peut se les payer ...

"La règle du premier arrivé, premier servit" Ah ah ah je rigole bien !!! Il faudrait dire : "D'abord EDF (et ses filiales)et ensuite les autres" Je ne crois pas à l'indépendance de ERDF et de l'AOA!!!!

Bon bref que dois je faire ??? réfléchir a une reconversion professionnelle? Qui a une idée ?
Ca fait depuis juillet 2006 que je travaille dans le photovoltaïque ...

Où va t-on ? Qui peut me le dire ???

Denis | 16 juillet 2010 à 10h10
 
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Re:Re:Je ne comprends plus rien !

Baisse des prix du tarif d'achat, c'est pour éviter d'atteindre les 5400 MWc avant 2020 voir dans 2 ans en 2012. Si on atteint cet objectif alors c'(est la mort de la filière.
Exemple en Espagne.

Le SER a pour but que la filière ne s'effondre pas. A mon avis il faut augmenter considérablement les objectifs de 2020.

Denis | 16 juillet 2010 à 10h21
 
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Re:Dois-je prévoir une reconversion professionnell

Bonjour
Je pense qu'il y a encore de la marge, il ne faut jeter l'eau du bain avec le bébé.
J'ai eu des propositions de panneaux à 1 € et moins du wat au salon des ENR à Lyon, je suis tout petit, alors je pense que les gros achettent tous en dessous de 1 € le watt

De toutes façons la majorité des panneaux sont ou ont les principaux composant qui sont chinois.

Il y a de l'abus lors de la revente des panneaux les culbutes
vont jusqua 10, le plus courrant c'est4 ou 5 - pour faire faible:revente au client à 4 € alors que ça été acheté 1 € des qu'on monte à 36 000 wats, ça fais vite des sous ( moi je dirais de l'arnaque )

Je vais arrêter la.

Salutations

tip top | 16 juillet 2010 à 12h08
 
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Re:Re:Dois-je prévoir une reconversion professionn

Vous achetez du verre et vous montez vos panneaux vous-même? Je fais du trading et le prix minimum raisonnable en raison de l'inflation des matières premières c'est 1.45, 1.5 euro/Wc acheté en direct. Faut pas non plus croire n'importe quoi.
Celui qui vous dit qu'il a du panneau à 1 euro, il vous le vendra pas. Sauf si c'est du CdTe.

E1000y | 16 juillet 2010 à 16h33
 
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Re:Je ne comprends plus rien !

Liste des adhérents au SER :

AREVA
Total
EDF

et une multitude d'enteprises,

le tout classé par ordre alphabétique pour que ça se voie pas trop qui c'est qui commande... (y'a un droit de vote et le droit de vote est proportionnel à la cotisation et au chiffre d'affaires...)



http://www.enr.fr/

E1000y | 16 juillet 2010 à 16h41
 
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Arrêtez le SER

on est loin de l'objectif de 2020, et ce n'est pas en sortant des résolutions pareilles qu'on va y arriver.
Toutes les déclaration du SER sont anticommerciales et vont à l'envers de ce que doit être le marché, elles font peur aux futurs producteurs qui hésitent à le devenir si de telles résolutions étaient adoptées.
Mais à propos, qui êtes vous, le SER, pour aller contre la loi même dont l'encre est à peine sèche?
Le marché a besoin de stabilité, toutes vos déclarations créent l'instabilité et la méfiance!
On se demande quelle mouche vous a piqué pour dire de telle bêtises.
Si Dominique de Villepin voulait faire décoller le photovoltaique en France, il doit être content de voir que tout ce qu'il avait prévu tombe à l'eau, parce que vous êtes en train de faire plonger le marché!
Peut-être pas pour tout le monde est-on en droit de penser, dévoilez-vous et dites nous pour qui travaillez-vous?
Inutile de vous dire que l'on a déjà une idée des réponses.
Abandonnez ce discours, il ne sert pas les Energies Renouvelables, mais le pétrole et le nucléaire.
Refaites des études sur ce que coûte réellement le nucléaire en y incluant les frais de démentellement, et revenez avant la crise pour vous remémorer le baril à 150€!
En stoppant la filière PV vous redonnerez un coup de pouce au cours du pétrole en sachant les conséquences que cela a amené!
Ne rêvez plus, l'économie ne redeviendra plus ce qu'elle a été avec les anciennes méthodes, c'est terminé!
Les énergies renouvelables sont l'avenir de cette planète, les mesures prises par le gouvernement sont la continuité de la loi du 10 juillet 2006. Elles offrent un cadre à une profession, pour accompagner la filère dans son ensemble avec des termes suffisemment long pour établir un projet et en sortir si besoin est.
Vos propositions ne feront que recréer du chômage qu'il faudra financer de toute façon.
On retombe sur une phrase du discours de M. DE VILLEPIN: " nous préférons donner de l'argent aux français plutôt que de payer le pétrole trop cher!"
Donc selon cette idée, on donne de l'argent aux français (Crédit d'impôt)qui créeront des emplois dans une nouvelle filière.
En arrêtant brutalement les aides actuelles, vous recréez les chomeurs, auxquels il faudra donner l'argent du crédit d'impôt pour qu'ils survivent.
Sans créer la richesse des centrales photovoltaïques qui donnent une part d'autonomie à la France pour faire de l'énergie électrique sans nucléaire ni pétrole.
Ne serait-ce que de jour, cette énergie est nécessaire l'été pour soulager les centrales nucléaires pendant la canicule, et éviter la mise en route de centrales thermiques pendant les pics de chaleur, évitant ainsi des tonnes de CO² rejetées dans l'atmosphère pendant les périodes anticycloniques, et des pics de pollution que vous semblez avoir oubliés.
Evidemment dès que ça va mieux, on oublie les mauvais moments et on repense au rendement des capitaux.
Certe la période de crise que nous vivons ne permet pas des excès, mais les excès des cours de la bourse reviendront aussi vite vous faire comprendre que vous avez tort, en faisant des économies de bout de chandelle, vous risquez de voir un retournement des cours du pétrole qui vous fera payer le double des dépenses engagées pour le photovoltaïque.
Nous n'avons plus envie de payer le pétrole trop cher, comme M. DE VILLEPIN, "c'est une énergie fossile non renouvelable!"
Le PHOTOVOLTAÏQUE est compatible avec le nucléaire puisque il marche très bien pendant la canicule pour fournir l'énergie aux climatiseurs pendant la journée, sans transport, puisque proche des lieux de consommation.
Eliminant ainsi le problème de refroidissement des centrales nucléaires l'été.
Il ne faut pas non plus, dès qu'on a un problème d'argent, jeté le bébé avec l'eau du bain, quand on a fait un enfant on l'élève jusqu'à sa majorité, 20 ans, c'est justement le contrat d'achat avec EDF, alors assumez Messieurs, la loi actuelle va jusqu'en 2012, M. Borloo a déjà prévu la suite, je suppose qu'au ministère on a des gens qui savent faire un budget alors ne vous substituez pas à eux.
Quant'aux listes d'attente, je pense qu'elles existent déjà, nous avons tous eu des clients qui ont été raccordés rapidement et d'autres moins rapidement, sans en connaître les raisons, n'en rajoutez pas.
Pour conclure, je vous rappellerai que l'argent que vous ne dépenserez pas aujourd'hui, vous le dépenserez demain, n'en doutez pas!
Autre chose, quand EDF lance un emprunt, on peut se demander pourquoi, mais je pense que les français comprennent mal pourquoi EDF rachète des sociétés étrangères avec cet argent, qui aurait pu être, du être destiné à provisionner l'obligation d'achat. Après de telles opérations, il ne faut pas crier au loup et tout mettre sur le dos du photovoltaïque.

papyhubert | 28 juillet 2010 à 15h41
 
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