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Résidus de médicaments dans les effluents : les résultats du projet Sipibel enfin publiés

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°368 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°368
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Les résultats des quatre années de l'expérimentation Sipibel autour de la question des résidus de médicaments dans les effluents hospitaliers et urbains sont désormais publiés. De 2011 à 2015, les équipes de recherche du projet Sipibel ont réalisé des prélèvements dans les eaux et les boues de la station d'épuration de Bellecombe (Haute-Savoie). Cette dernière présente la particularité de disposer de deux files de traitement : l'une utilisée pour les effluents hospitaliers et l'autre pour les urbains. Les scientifiques ont également réalisé un suivi de la rivière Arve, dans laquelle sont rejetés les effluents traités de la station d'épuration.

"Sipibel a confirmé qu'une stratégie efficace de réduction des rejets de résidus de médicaments dans l'environnement nécessitait des approches complémentaires de réduction à la source et d'optimisation de traitement, non centrées sur les seuls établissements de soin", avait souligné Vivien Lecomte, chargé de mission du Graie et animateur de Sipibel, dans une interview de présentation des résultats accordée en novembre dernier à Actu-environnement.

Des gènes d'antibiorésistance retrouvés en faible quantité dans l'Arve

Le projet a montré que si la majorité du flux de résidus de médicaments et détergents provenait des apports diffus, les effluents hospitaliers présentaient des concentrations en résidus de médicaments plus élevées, une écotoxicité plus marquée et la présence de bactéries potentiellement multirésistantes. De la même manière, les boues des bassins de la filière hôpital ont tendance à s'enrichir en gènes de résistance. Sipibel a toutefois constaté que l'effluent hospitalier ne perturbait pas les taux de traitement de la station d'épuration.

En bout de chaîne, les gènes d'antibiorésistance sont retrouvés en très faible quantité dans l'Arve, aussi bien en amont qu'en aval du rejet de la station. Concernant les traces de résidus de médicaments, huit molécules ont été détectées à des fréquences supérieures à 50% parmi les 15 recherchées et seul le diclofénac présente une concentration moyenne supérieure à la norme de qualité environnementale (NQE). La nappe du Genevois contient également des traces de résidus de médicaments mais seul l'antibiotique sulfaméthoxazole a été régulièrement quantifié dans les puits étudiés.

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