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Actu-Environnement

Test d'un smart grid à l'échelle d'une zone d'activité économique

Un smart grid reliant deux entreprises vient de voir le jour à Toulouse. Ce site expérimental permet de tester des technologies de stockage et de conversion d'énergie, deux point clés pour le développement futur des smart grid.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com

Très plébiscités par les acteurs de l'énergie, les smart grid suscitent l'enthousiasme mais pour l'instant, sur le terrain, les expérimentations se comptent sur les doigts de la main. Dans le cadre des investissements d'avenir, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a sélectionné et financé un projet qui, après trois ans et 4,1 millions d'euros, vient de se concrétiser.

En partenariat avec Cirtem, Levisy's et le laboratoire Laplace, Cofely Ineo pilote depuis le 11 septembre dernier un smart grid à l'échelle d'une zone d'activité économique à Toulouse. Deux entreprises se partagent un site accueillant une centrale photovoltaïque de 170 kWc, des éoliennes de 15 kW et des installations de stockage d'énergie, le tout relié par un réseau en courant continu et piloté de façon centralisée.

Plusieurs technologies sont testées en temps réel. Cofely Ineo a ainsi choisi de stocker l'énergie dans des batteries lithium-ion (1,5 MWh) et des volants d'inertie (100 kWh). Un volant d'inertie, développé par Levisy's, est constitué d'une masse en fibre de carbone entraînée par un moteur électrique. L'apport d'énergie électrique permet de faire tourner la masse à des vitesses très élevées (entre 8.000 et 16.000 tour/min) en quelques minutes. Une fois lancée, la masse continue à tourner, même si plus aucun courant ne l'alimente. L'énergie est alors stockée dans le volant d'inertie sous forme d'énergie cinétique, elle pourra ensuite être restituée instantanément lorsque l'on freine le volant en utilisant le moteur comme générateur électrique.

Les différentes installations électriques du site communiquent entre elles en permanence : cela permet d'affiner l'équilibre entre production et consommation électriques à l'instant T. Toutes les données mesurées sur le site sont analysées par un algorithme en cours de développement (laboratoire Laplace). Il optimise le profil du site en fonction des données d'entrée économiques (tarifs, sollicitations de services système, etc.) et énergétiques (besoins des entreprises, prévisions de production d'EnR).

Réactions1 réaction à cet article

 

Excellent exemple d'Auto-Consommation / Auto-Production au niveau d'une Zone d'Activité Economique.
Production locale de kWhs en EnR et appoint depuis le réseau. OK, TB !
On travaille en Courant Continu pour le réseau local.
Très Bien !
Cet exemple pionnier devrait pouvoir faire école !
Cerise sur le gâteau: y rajouter l'aspect Chaleur distribuée par réseau de chaleur, par valorisation de ressources chaleur induites (récup. chaleur fatale du refroidissement PV pour l'inter-saison, un peu de Géothermie, voire une PAC valorisant des kWhs non-consommés par ailleurs. A réfléchir !
De surcroît, une implication des entreprises, collectivités et citoyens au niveau financement-participatif-citoyens_et_collectivités, serait de mise, pour une re-appropriation de l'Energie en local.
Une piste à creuser et consolider en national !
A+ Salutations
Guydegif(91, 68 et 30)

Guydegif(91) | 02 octobre 2014 à 09h59
 
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