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Smart grids : Smile met les projets sur la bonne voie

Le projet Smile orchestre depuis 2017 le déploiement des énergies renouvelables et des réseaux intelligents en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Identifier les structures, accompagner les projets et les reconnaître : tout l'enjeu de Smile.

Energie  |    |  Fanny RoussetActu-Environnement.com
Smart grids : Smile met les projets sur la bonne voie

Parce que l'électricité n'est pas stockable, le réseau électrique doit en permanence être équilibré entre l'offre et la demande. L'arrivée des énergies renouvelables (ENR) rend plus complexe le maintien de cet équilibre. La flexibilité devient le maître-mot et les réseaux gagnent en intelligence. C'est sous ce leitmotiv que se développe le projet Smile en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Lauréat en mars 2016 de l'appel à projets national Nouvelle France industrielle, Smile vise le "développement d'un réseau de smart grids à grande échelle" sur la période 2017 à 2020.

En 2010, la Bretagne produisait 8% de son énergie, 15% en 2017 dont plus de 80% étaient des ENR. Elle a pour objectif d'atteindre 30% à 35% d'ENR locales en 2030 afin de "prévenir tout black out énergétique", indique Maximilien Le Menn, en charge du projet Smile à la région Bretagne.

Un accompagnement de longue haleine

L'objectif de Smile est ainsi d'intégrer massivement les énergies renouvelables dans le mix énergétique des deux régions en ajustant au mieux la production et la consommation. Smile identifie les structures qui pourraient porter des projets de smart grids (clusters, laboratoires, etc.), valorise les projets et expérimente leur business model. Enfin, il aide les porteurs de projets à impliquer les citoyens et à augmenter leur acceptabilité : certains habitants sont en effet opposés aux nouveaux projets d'infrastructures, tels que les éoliennes.

Pour être homologué par Smile, un projet doit en premier lieu être collaboratif et coopératif. Autres conditions à remplir : être prêt à entrer sur le marché, adhérer aux valeurs de Smile et accepter de partager certaines de ses données.

A ce jour, 200 structures ont été identifiées par le programme pour mener un projet de smart grid. Quarante à 50 projets sont actuellement accompagnés et 22 ont été homologués dont six nouveaux en mai dernier.

Batteries de stockage de la centrale thermique Enedis de l'Ile d'Ouessant (Finistère) construite dans le cadre de Smile. (Puissance d'1 MW - 500 KWh)
 

Les projets sortent de terre

Ces projets recouvrent des thématiques diverses : plateformes de données, bâtiments intelligents, micro réseaux et autoconsommation, énergies renouvelables et flexibilité, mobilité décarbonée et îles intelligentes. Parmi les nouveaux projets homologués, l'hôtel des postes de Nantes prévoit de produire 16% de sa consommation électrique grâce à l'installation de systèmes de flexibilité électrique, de panneaux photovoltaïques et de recharges de véhicules électriques.

Parmi les projets sortis de terre, la ville de Penestin (Morbihan) a inauguré en mars 2018 l'équipement d'autoconsommation collective Partagélec : 140 panneaux, sur une surface de 234m2, d'une puissance de 40 KW vont produire de l'électricité qui sera redistribuée localement à douze entreprises et 50 habitations situées dans les 500 mètres alentour.

Autre projet ayant débuté : celui de l'Ile d'Ouessant dans le Finistère. La transition énergétique de l'île se traduit par le raccordement d'une hydrolienne, d'une centrale photovoltaïque et l'installation d'un stockage d'électricité afin d'atteindre le 100% de renouvelable d'ici 2030.

Les financements, le nerf de la guerre

L'objectif pour Smile cependant est moins le nombre de projets que la qualité de leur mise en œuvre : "Ce serait bien si nous pouvions homologuer une cinquantaine de projets en tout, mais nous ne nous fixons pas d'objectif quantitatif", souligne en effet Françoise Restif, coordonnatrice de Smile à Bretagne Développement Innovation (BDI).

Deux-cent quatre-vingt millions d'euros, c'est ce qu'espèrent lever les acteurs de Smile pour financer l'ensemble du programme, cela grâce à 45% de fonds public et 55% d'investissements privés. A ce jour, les projets ont récolté 61 millions d'euros. "Le programme Smile n'a pas de budget propre, il faut qu'il trouve des financements en faisant de l'animation. Pour cela, les deux régions ont chacune donné trois millions d'euros au projet", explique Maximilien Le Menn. Les sociétés RTE et GRDF ont quant à elles contribué à hauteur de 51 millions d'euros.

Leslie Hatton, également coordonnatrice de Smile à Bretagne Développement Innovation, indique travailler en lien avec d'autres projets de smartgrid comme le programme Flexgrid en Paca. Au niveau européen, des échanges de bonnes pratiques sont assurés dans le cadre du programme européen Set-Up. Au menu : acceptation par les consommateurs, définition de nouveaux modèles économiques et développement d'une ingénierie financière efficace. Trois enjeux majeurs pour le développement des smartgrid en Europe.

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