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Actu-Environnement

Avec la société Epiterre, les agriculteurs développent des prestations de service environnemental

Agroécologie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Encouragés à changer leurs pratiques, mais bien souvent freinés par les pertes de rendement et donc de revenus que cela engendre, les agriculteurs cherchent de nouveaux revenus en lien avec la protection de l'environnement. Le principe des paiements pour services environnementaux fait lui aussi son chemin, porté surtout par les collectivités locales.

À la rencontre de ses deux tendances, le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, vient d'annoncer la création d'une société baptisée Epiterre avec l'association agréée de protection de l'environnement Imagin'rural. Les deux acteurs travaillent ensemble depuis plusieurs années sur une démarche du même nom afin de proposer aux collectivités ou aux entreprises des projets ruraux pour compenser leurs impacts ou développer des projets de territoires permettant de regagner de la biodiversité. Déjà plus d'une quinzaine de projets, relevant soit d'une nécessité pour des entreprises de compenser leurs activités, soit d'une volonté de renforcer leur politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), ont été lancés dans plusieurs régions (Centre-Val-de-Loire, Occitanie, Paca, Aura…). « Cette démarche Epiterre, par son expertise et son ancrage territorial, se positionne aujourd'hui comme un acteur de référence dans ce domaine », estiment les deux acteurs, qui souhaitent désormais la structurer sous la forme sociétaire. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, présidera Epiterre et Fabienne Sigaud, directrice d'Imagin'Rural, en assurera la direction générale.

Réactions7 réactions à cet article

 

Après "Agrimieux", "Fertimieux", "Irrig'mieux", avec "Epiterre" s'agit-il comme d'habitude d'un nouveau "POUDRAUZIEUX"? L'avenir le dira, mais avec la FNSEA, le problème ce n'est pas qu'ils nous aient toujours menti, mais bien que désormais on ne peut plus les croire. Car en matière de "Faux-nez", ils sont toujours très en pointe de l'innovation. A quand le "Glyphosate écologique et responsable"?

petite bête | 27 décembre 2021 à 12h09
 
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L'un des fondamentaux de la biodiversité est de ne pas cumuler les fonctions sous peine de créer un déséquilibre des écosystèmes. Le paiement pour service environnementaux n'est pas un atelier indépendant mais la protection de l'environnement est un processus des systèmes de cultures dont la valorisation doit être intégrée dans le prix de vente des produits et qui donnera au métier d'agriculteur toutes ses lettres de noblesse.

methatouletemps | 27 décembre 2021 à 18h44
 
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" et qui donnera au métier d'agriculteur toutes ses lettres de noblesse."
C'est très bien dit et on aimerait qu'il en soit ainsi. Mais tant que le poids économique de ceux qui vivent de l'agriculture sans être agriculteurs sera plus important que celui des agriculteurs, ceux-ci devront en passer par l'endettement, la mécanisation, les intrants et l'agrochimie afin de satisfaire ce monde-là.

petite bête | 28 décembre 2021 à 12h10
 
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Tout à fait, petite bête.
Cela ne fait jamais qu'une bonne trentaine d'années désormais que se sont succédées des mesures agri-environnementales (MAE, CTE, CAD, MATER, MAETER, etc.), pour beaucoup élaborées par et/ou avec des environnementalistes de terrain soucieux de renouer avec une agriculture compatible avec les limites de la biosphère. Mais elles ont toutes à un moment ou un autre été invariablement dézinguées par les chambres d'agriculture pilotées par "la fédé" (FDSEA de chaque département), avec la complicité de l’État qui regardait ailleurs...
Et aujourd'hui, forte de ce capital d'expertise de terrain qu'elle pille et phagocyte sans vergogne (la routine !), la FNSEA pond son machin, que sa présidente nationale présidera bien évidemment, cela sous les veules "hourras" et "vivats" de hauts fonctionnaires du ministère de l'agriculture et nombre d'élus tellement heureux de cette opération de greenwashing. Quel scénario de série Z !
Basta !

Pégase | 03 janvier 2022 à 15h24
 
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Très intéressant mais n'est-il pas à chacun de s'adapter et de valoriser sa connaissance en lui donnant une valeur marchande ou maitriser son greenwashing.
Nombreux sont ceux qui bradent leurs connaissances et leurs expériences qui pourraient être des externalités positives. On vous demande de répondre à une enquête, demandez une rémunération, on vous demande de recevoir le public, faites vous payer, etc. etc. Ce n'est pas l'agriculture 4.0 qui va vous rémunérer car il faudra des abonnements "payants" pour accéder aux connexions, se faire piller à nouveau ses connaissances et enrichir des bases de données pour les traders.

methatouletemps | 05 janvier 2022 à 14h17
 
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Je crois que seule une action collective auprès du TPI pour "empoisonnement" et visant les acteurs autant que les décideurs de cette sinistre farce pourra faire bouger les lignes.

petite bête | 05 janvier 2022 à 17h06
 
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Les propos outranciers anti-agris sont ici tellement banals qu'on finit presque par s'habituer.
Pour rappel, la FNSEA n'est pas un "bloc" idéologique comme peuvent certains syndicats mais une fédé de nombreux syndicats patronaux (eh oui, les agris sont des patrons) qui représentent la diversité de nos agricultures en France.
N'en déplaise aux militants écolos qui souhaitent idéologiser cette noble profession qu'est l'agriculture.
Et Petite Bête vit aussi de l'agriculture car il me semble qu'elle sr nourrit, et elle est parfaitement libre de se faire arnaquer par les distributeurs du "bio" qui, en termes de pratiques commerciales et sociales, ont depuis longtemps rattrapé les grands distributeurs classiques qui sont aussi des financeurs du "bio" (cf. Carrefour finançant les errements d'un Seralini).
Allez, bonne année tout de même !

Albatros | 10 janvier 2022 à 15h20
 
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