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Groupe de travail solaire : les principaux enjeux

Le gouvernement lance ce mercredi un groupe de travail sur le solaire. Au menu : simplification, autoconsommation, industrie ou encore solaire thermique. Le point sur les attentes des professionnels.

Energie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Le groupe de travail sur le solaire sera lancé ce mercredi 18 avril par le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu. Quatre thématiques seront abordées pendant les deux mois de travaux : la simplification des procédures, l'autoconsommation, l'industrie photovoltaïque et le solaire thermique. Pour rappel, plusieurs mesures ont déjà été annoncées par le gouvernement, comme l'augmentation du volume des appels d'offres pour le photovoltaïque de 1,5 GW à 2,5 GW par an et l'organisation d'appels d'offres trimestriels spécifiques à l'autoconsommation pour un volume de 50 MW chacun.

Photovoltaïque : autour de 50 GW en 2028 ?

Alors que le photovoltaïque devient de plus en plus compétitif, les professionnels souhaitent une hausse des ambitions dans la prochaine programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). "Le développement du photovoltaïque est remonté au niveau d'il y a quelques années, mais on ne voit pas encore les effets des derniers appels d'offres", souligne Alexandre Roesch, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER).Ce dernier demande un objectif de 52 GW pour 2030, alors que 7,7 GW étaient installés fin 2017.

Mêmes ordres de grandeur du côté d'Enerplan qui propose que le solaire couvre au minimum "10% de la production électrique française" d'ici 2028, soit 45 à 50 GWh. "La réflexion devrait porter sur comment arriver à cet objectif harmonieusement, à la fois au niveau du volume décidé dans le cadre de la PPE, des volumes alloués dans les différents appels d'offres et de l'évolution du cadre contractuel de soutien, notamment sur les bâtiments inférieurs à 500 kWc", explique Enerplan, ajoutant que les "nouvelles dispositions doivent empêcher tout abus de position dominante". Le SER souhaite de son côté la mise en place d'un guichet ouvert jusqu'à 1 MW.

Accès au foncier et autoconsommation

"Si on veut atteindre les objectifs de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), il faut accélérer, simplifier, notamment l'accès au foncier", estime Alexandre Roesch, du SER. Enerplan souhaite également que cette question soit abordée lors des travaux, notamment les enjeux de reconversion de terrains pollués, artificialisés ou délaissés, et de conflits d'usage. "La réflexion devrait aussi porter sur la mobilisation de terrains publics inutilisés et l'allégement des procédures sur les terrains pollués". Le syndicat estime que celles-ci "se sont considérablement alourdies ces dernières années ", notamment pour les centrales au sol. Il propose que les délais d'obtention du permis de construire soient limités à dix mois et souhaite que l'agrivoltaïsme soit encouragé.

Quant à l'autoconsommation, "c'est un levier important de développement du photovoltaïque", rappelle Alexandre Roesch. Les professionnels s'inquiètent de la proposition de la Commission de régulation de l'énergie de créer un tarif d'utilisation réseau (Turpe) spécifique d'ici l'été. Le SER souhaite également faciliter l'accès au tiers financement pour ce type d'installation.

Solaire thermique : tripler les surfaces d'ici 2028

Sur le solaire thermique, Enerplan estime que "le potentiel du secteur est sous-exploité en France". Le syndicat souhaite que le parc actuel de production solaire soit triplé d'ici 2028, passant de 1,64 GWth à 5 GWth. "L'effort doit porter sur le logement social collectif, la chaleur solaire dans l'industrie ainsi que sur les DOM [départements d'outre-mer]".

Réactions3 réactions à cet article

 

J'espère qu'en deux mois de travaux, les nombreux experts réunis oseront aborder le temps de retour carbone du PV dans les conditions actuelles.
Faut-il rappeler que le PV est actuellement polluant en terme de CO2 car la totalité des cellules est produite en Chine avec une électricité fortement carbonée.
Il suffirait pourtant de consacrer un centième de la CSPE à la construction d'une usine de cellules en France pour résoudre ce problème (ou plutôt ce scandale).

VD69 | 18 avril 2018 à 11h03
 
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Pour info, l'évaluation carbone des projets candidatant aux appels d'offre est réalisée.
Le bilan en est fait sur ce rapport par exemple :
http://www.cre.fr/content/download/16469/203702/version/1/file/170413_AO-PV-Bat_1eP_Rapport_public.pdf

La moyenne des projets retenus lors de cet AO est de 346 kg eqCO2 / kWc, soit moins de 15 g de CO2 / kWh sur 20 ans (alors que ces parcs produiront plus longtemps).

La grande majorité des wafers sont produits en Europe (269 projets pour la Norvège, 53 pour l'Allemagne contre seulement 9 pour la Chine).
Ce n'est pas parce que la France a (volontairement ?) sabordé son industrie PV que toute l'Europe l'a fait...

Seb | 23 avril 2018 à 12h33
 
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Dans les différends scénarios concernant les EnR, la situation désastreuse de notre balance du commrce extérieur ne semble pas préoccuper les écologistes partisans de l' importation d' une énorme quantité d' éoliennes et de panneaux PV ( plusieurs CENTAINES de MILLIARDS d' €)

1noel2 | 30 juillet 2018 à 16h33
 
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