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La France entérine le projet de LGV Lyon-Turin, à la veille du sommet franco-italien

Transport  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a présenté mercredi 28 novembre en Conseil des ministres le projet de loi permettant de ratifier l'accord franco-italien, signé fin janvier dernier, pour la réalisation et l'exploitation de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. "La signature de cet accord marque la volonté des gouvernements français et italien de poursuivre leur coopération sur ce projet stratégique pour les déplacements des personnes et les flux de marchandises au sein de l'Europe", indique le communiqué de l'Elysée. Cet accord vise notamment "à encadrer les conditions de passation et d'exécution des contrats et marchés du futur promoteur public qui sera chargé de conduire les travaux définitifs".

La ligne ferroviaire Lyon-Turin, discutée depuis plus de vingt ans et dont la mise en service est prévue d'ici 2025, doit permettre "de basculer de la route vers le fer le trafic de marchandises traversant les Alpes entre la France et l'Italie et d'améliorer les liaisons entre les grandes agglomérations alpines des deux pays". Le projet prévoit en effet de relier les 175 kilomètres entre Aiton (en Savoie) et Orbassano (périphérie de Turin) en franchissant les obstacles naturels grâce à une autoroute ferroviaire. Il vise également un temps de trajet Paris-Milan en 4 heures (7 heures aujourd'hui).

Si le gouvernement défend la pertinence du Lyon-Turin, ce projet controversé, dont le coût oscille entre 8,5 et 26,1 milliards d'euros, avait été épinglé début novembre par la Cour des comptes qui s'interrogeait sur le bien-fondé de cette LGV.

La réalisation du projet pourrait être officiellement lancée ce lundi 3 décembre par le Président François Hollande et le Président du Conseil italien Mario Monti, lors du sommet franco-italien qui aura lieu à Lyon.

Réactions1 réaction à cet article

 

oui, tout faire pour transférer les marchandises du camion au train, tout faire pour limiter le trafic en altitude, avec son lot de pollution. Attention aux effets pervers : il y a un risque non nul de voir une partie du tracé emprunter les voies classiques, pour de simples raisons budgétaires, avec des conséquences graves pour le trafic ferroviaire local : suppression de dessertes pour laisser passer les rames rapides... On le voit déjà avec la politique actuelle concernant les trains de nuit, que la SNCF supprime pour vendre des créneaux horaires à des opérateurs privés.

dmg | 29 novembre 2012 à 18h51
 
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