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Le Sommet de Bonn se clôture sans objectifs chiffrés de réduction des émissions de GES

A huit mois de la conférence de Copenhague, la première session de négociations internationales sur le climat s'est clôturée hier à Bonn sans parvenir à des objectifs chiffrés de réduction des émissions de GES de la part des pays industrialisés.

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
La première session de négociations sur le climat s'est clôturée le 8 avril à Bonn (Allemagne) sans parvenir, selon Reuters, à des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays industrialisés.

Ouverte le 29 mars, la conférence de Bonn, organisée par l'ONU, a réuni 2.000 délégués de 175 pays pour tenter de faire avancer les négociations sur le nouveau traité post-Kyoto qui doit être conclu à Copenhague (Danemark) en décembre prochain. Trois autres conférences sur le climat sont prévues d'ici décembre.

Pour le secrétaire exécutif de la Convention climat des Nations Unies (CNUCC) Yvo de Boer, les pays ont réduit leurs divergences sur de nombreux domaines pratiques, par exemple comment renforcer l'action pour s'adapter aux conséquences du changement climatique. Ils ont désormais la clarté nécessaire pour avancer vers des négociations intensifiées basées sur des textes, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Si Greenpeace observe peu de progrès concrets réalisés sur les sujets clés, l'organisation environnementale déplore surtout que les pays industrialisés ne soient pas parvenus à se mettre d'accord sur des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre et l'argent mis sur la table pour les pays en développement. Ces ressources leur permettraient de faire face aux impacts des changements climatiques qu'ils subissent déjà, de mettre un terme à la déforestation et d'accéder à un développement sobre en carbone, a précisé Jérôme Frignet, chargé de campagne Forêt à Greenpeace France dans un communiqué.

En effet, au début de la réunion de Bonn, la Chine, l'Inde et d'autres pays en développement avaient exhorté les pays riches à réduire d'ici 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre bien au-delà de leurs engagements. Les grands pays industrialisés ont préféré attendre les conclusions de plusieurs études techniques portant sur d'autres aspects de la lutte contre le réchauffement climatique, notamment la reforestation.

De son côté, le chef de la délégation américaine, représentée pour la première fois par des membres de l'administration Obama, a appelé les négociateurs de 175 pays à penser sur le long terme et à ne pas se concentrer uniquement sur des objectifs de réduction de court terme difficiles à atteindre. Barack Obama a déjà annoncé un projet de réduction des émissions américaines de 17% d'ici 2020. Il souhaite que le Congrès américain adopte un programme de lutte contre les GES, qui pourrait selon lui aider à réduire les émissions de 80% d'ici 2050.

M. De Boer a souligné que la promesse de Washington de s'engager pleinement dans les négociations a renforcé les attentes. Pour Greenpeace, le retour des États-Unis semble amorcer de meilleures conditions pour les négociations et, avec un peu de chance, il contribuera également à faciliter leur progression. Il est impératif que les États-Unis reviennent en juin avec des propositions concrètes, ajoute l'organisation, où sera de nouveau examiné à Bonn un texte de négociation.

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