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La station d'épuration de Laval se perfectionne

Si des travaux permettront dans un deuxième temps, d'étendre la capacité de la STEP, une première phase de chantier s'est déjà achevée avec la mise en service de deux serres solaires et d'un plancher chauffant fonctionnant au biogaz issu des boues.

Eau  |    |  Estelle Boucly Actu-Environnement.com
   
La station d'épuration de Laval se perfectionne
   
Dans le cadre des préconisations du schéma directeur d'assainissement, la ville de Laval en Mayenne (53) entame des travaux d'extension de sa station d'épuration (STEP) pour la doter d'équipements plus performants. D'une durée de 2 ans et d'un montant de 11 millions d'euros, ce chantier se déroule en deux étapes : la construction de deux serres solaires puis l'accroissement de la capacité de l'installation et la construction d'équipements supplémentaires pour le traitement des boues et la valorisation des énergies.

Le 9 février dernier s'est achevée la première étape du chantier avec la mise en service des deux serres solaires permettant de sécher 25 % des boues issues du traitement des eaux usées. Depuis les boues séchées sur lits de sable, la STEP de Laval s'est ainsi perfectionnée pour la technique du séchage solaire pour un coût de 1.825.000 €.
Les boues générées par le traitement des eaux usées sont stockées, retournées mécaniquement par des ponts retourneurs et ventilées dans les 2 serres. Cette technique permet alors de porter la siccité* des boues de 80 % au lieu de 30 % avec la filière conventionnelle. Elles sont ensuite transportées pour être épandues sur les terres agricoles en qualité d'engrais organique.

Mais la nouveauté du dispositif réside dans la construction d'un plancher chauffant intégré aux deux serres. En effet, le biogaz produit par la digestion des boues est réutilisé dans l'alimentation d'une chaudière afin de chauffer les planchers de chaque serre. Ce dispositif permet ainsi un séchage constant notamment en hiver et quelles que soient les conditions climatiques.

Par ailleurs, la 2ème étape du chantier est en cours de réalisation afin d'augmenter la capacité de traitement de la station. Actuellement, la STEP est équipée d'un lit bactérien et d'un décanteur permettant respectivement de filtrer l'eau grâce à un support minéral chargé de bactéries puis de séparer les boues de l'eau traitée. D'ici 2010, le lit bactérien et le décanteur devront être remplacés par un bassin d'aération et deux clarificateurs. Aux termes de ces travaux d'extension, la capacité de traitement de l'installation devrait alors passer de 150.000 à 250.000 équivalent/habitants.

Toujours d'ici 2 ans, une douzaine d'équipements devront être créés dont 3 destinés à valoriser l'énergie produite par la station. Une centrale de co-génération fonctionnant à partir du méthane issu de la digestion des boues (biogaz), sera construite pour produire simultanément de l'électricité à revendre à Electricité de France (EDF) et de l'énergie thermique destinée à chauffer les boues des digesteurs. Puis une pompe à chaleur, récupérant l'eau des clarificateurs sera installée pour chauffer le plancher des serres solaires. Enfin, la STEP sera équipée de 100 m2 de panneaux photovoltaïques afin de produire de l'énergie électrique revendue également à EDF. Le budget de cette 2ème phase du chantier devrait avoisiner les 9.500.000 €.



* Qualité de ce qui est sec. On parle de ''taux de siccité''.

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