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« Statut vert » de l'UICN, une norme mondiale pour mesurer le rétablissement d'une espèce

Biodiversité  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com

Le 27 juillet dernier, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a annoncé la création d'un « Statut vert » des espèces. Le but : fournir une norme mondiale pour mesurer la conservation des espèces et l'impact des mesures de protection. L'annonce s'accompagne d'un article scientifique publié dans la revue Conservation Biology, qui détaille l'élaboration de ce Statut vert et la façon dont il a été testé sur 181 espèces.

Pour construire un outil pertinent, les 200 auteurs de cet article (représentant 171 institutions de conservation de la nature) ont choisi une vaste gamme d'espèces, réparties dans différentes catégories de la liste rouge de l'UICN, rapporte la publication. Ils ont ensuite identifié différentes métriques qu'ils jugeaient importantes pour les acteurs de la conservation : le rétablissement de l'espèce, l'héritage de la conservation, c'est-à-dire l'efficacité des mesures de conservation jusqu'à ce jour, la dépendance d'une espèce aux actions de conservation et le gain par conservation, qui mesure l'impact attendu des mesures planifiées dans les dix ans à venir. Chacune de ces métriques dépend d'un indice dont le calcul est détaillé dans un document explicatif édité par l'UICN. Le score obtenu avec ces indices permet aux conservateurs de classer les espèces dans des catégories. Par exemple, le score vert mesure le pourcentage de rétablissement de l'espèce : s'il est de zéro pourcent, l'espèce est « éteinte à l'état sauvage » ; s'il est compris entre 50 et 80 %, l'espèce connaît une « diminution modérée » ou s'il est égal à 100 %, l'espèce connaît un « rétablissement complet ». Il existe neuf catégories, rien que pour cette métrique.

Ce nouveau statut va-t-il rendre la Liste rouge obsolète ? Non, répond l'UICN dans un communiqué. Liste rouge et Statut vert fournissent des « informations complémentaires », expliquent l'organisme. « Les espèces qui se sont rétablies peuvent encore être menacées ; les espèces qui ne se sont pas rétablies peuvent ou non être menacées d'extinction. La Liste rouge et le Statut vert fournissent des évaluations distinctes et liées et complémentaires sur le statut de conservation d'une espèce ».

Enfin, l'UICN rassure : les Statuts verts n'ont pas vocation à remplacer l'élaboration d'objectifs, la planification et les priorités des aires protégées en matière de conservation. Au contraire, d'après l'organisme, il est pensé comme un outil au service des acteurs de la conservation.

Réactions1 réaction à cet article

 

Ce n'est pas simple !
Et que de temps perdu pour concevoir, ensuite comprendre, puis appliquer cet outil !
On dirait que les écolos aiment les usines à gaz ...

Yec'hed mat | 24 août 2021 à 12h08
 
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