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La station d'épuration de Chalon-sur-Saône se chauffe grâce à la chaleur puisée dans les eaux traitées

Marché en très forte progression en France, les Pompes à Chaleur investissent les habitations mais également les bâtiments d'activité. Celle de la STEP de Chalon-sur-Saône puise par exemple les calories destinées au chauffage dans les eaux traités.

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Comme son nom l'indique, une pompe à chaleur (PAC) permet de puiser des calories d'un milieu pour les restituer à un autre. Ce type d'installation peut donc être utilisé pour chauffer ou rafraîchir des bâtiments et à l'heure où la facture énergétique augmente, elles intéressent de plus en plus. Selon le type, une PAC va puiser des calories dans l'air extérieur (aérothermie), dans le sol (géothermie) ou dans l'eau (nappe ou puits) puis les transférer à l'intérieur grâce à un fluide caloporteur. Pour fonctionner la PAC consomme de l'électricité. Mais elle restitue plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Le rapport entre l'énergie restituée et l'énergie consommée (Coefficient de performance ou COP) est alors supérieur à 1, soit supérieur au COP d'un chauffage électrique par exemple.

Selon l'Association Française pour les Pompes A Chaleur (AFPAC), le marché des Pompes à chaleur connaît en France et en Europe une progression constante depuis 1997 qui s'est amplifiée à partir de 2002. Il est notamment passé en France de 1.000 réalisations par an avant 1997 à 12.400 en 2002 et à 69.600 en 2007. Cette progression est due notamment à la mise en place par les pouvoirs publics d'un crédit d'impôt en faveur des PAC de 40 % en 2005 puis de 50% en 2006 et 2007. Avec 69.600 PAC en 2007 la France arrive ainsi dans le peloton de tête en Europe pour le volume de pompes à chaleur installées chaque année.

Ce développement est le fruit d'une utilisation de plus en plus répandue dans le secteur résidentiel mais les secteurs industriel et tertiaire cherche également à mettre en place se type de technologie. C'est le cas par exemple de la station d'épuration de la ville de Chalon-sur-saône. L'exploitant Lyonnaise des eaux et le SIEEAC (Syndicat Intercommunal d'Epuration des Eaux de l'Agglomération Chalonnaise) ont choisi d'installer une pompe à chaleur pour maintenir une température agréable été comme hiver dans les locaux de la station. Cette PAC est alimentée par l'eau qui sort de la station de traitement et qui présente une température constante de l'ordre de 10 à 13 °C. Douze mois ont été nécessaires pour définir le projet, réaliser les travaux de réhabilitation et mettre en service la pompe à chaleur. Au total, 220.000 euros dont 62.000 dédiés à la pompe à chaleur ont été investis dans le projet.

Cette installation s'intègre dans le programme national Intégration Environnementale Optimale de la Lyonnaise des Eaux qui vise à optimiser la consommation énergétique des installations, sans nuisance visuelle, sonore et olfactive et de développer l'éco-conception. La société rappelle qu'1 kWh de chaleur produit par le biais d'une pompe à chaleur génère environ 4 fois moins de CO2 qu'1 kWh de chaleur produit par une chaudière combustible.
Pour la ville de Chalon-sur-Saône, ce chauffage moins émetteur de gaz à effet de serre est une preuve supplémentaire de son engagement contre le changement climatique. En 2002, la ville s'est lancé le défi de réduire les émissions de CO2 de son territoire de 5,2% en trois ans alors que le protocole de Kyoto demande d'atteindre ce niveau en 10 ans. Grâce à une multitude de projets menés au sein de la collectivité, de la population et des entreprises du territoire, la ville avait réussi a diminué de 10,9% ses émissions en deux ans.

Réactions4 réactions à cet article

 
énergie primaire

Attention, la PAC pourquoi pas, c'est le meilleur des chauffage électrique. Mais attention de ne pas résonner en énergie finale (énergie nécessaire a ses besoins), mais plutôt en énergie primaire (prend en compte tous les rendements de la chaine) avec 1kWh d'énergie finale demande 2.58 kWh d'énergie primaire.
ou : il faut "fabriquer" 2.58 kwh pour que l'utilisateur finale puisse en consommer 1 !

stephG | 08 février 2008 à 08h31
 
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PAC

Dommage qu'ils en reste là... Et le bioclimatisme, c est pour les chiens? PAC sans système inertiel = de jolis pics de consommation et du froid électrique en été ...

Dernier reproche, la longévité des performances est parfois critique; dans le temps, la conduction peut considérablement se dégrader entre les tuyaux enterrés et le sol.

jp-42 | 14 février 2008 à 19h20
 
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Re:PAC

Attention JP-42, tu n'as pas bien lu la news. Ici la chaleur est récupérée dans l'eau, donc pas de pb d'adhérence entre la terre et les tuyaux.
Bien sûr, tu peux toujours reprocher à un bâtiment de ne pas être parfait (à ce compte-là, on le reproche à tout le monde). Ici au moins, le système en question a le mérite de récupérer une chaleur qui est habituellement rejetée dans le milieu naturel.

ecolowoman | 18 février 2008 à 14h05
 
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Re:Re:PAC

Merci pour la précision
Les deux premiers paragraphes parlent des pompes à chaleur en général, et rares sont les installations de PAC aussi avantageuses que l'exemple ci-dessus.

jp-42 | 18 février 2008 à 19h05
 
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