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Stocamine : la CLCV demande le déstockage total des déchets dangereux

Déchets  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Alors que se clôt le 15 février la consultation publique sur le projet de fermeture du centre de stockage souterrain de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin), l'association de consommateurs CLCV demande "le déstockage total" des 44.000 tonnes de déchets dangereux, entreposés entre 1999 et 2002 à 600 mètres sous terre.

Ouvert en 1999, le centre de stockage de déchets ultimes Stocamine est arrêté depuis septembre 2002 suite à un incendie survenu dans le bloc 15. Installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), il était destiné au stockage de déchets industriels de "classe 0" (déchets particulièrement dangereux) pour la France et de "classe 1" (déchets dangereux) pour l'Alsace. Il s'agit de déchets cyanurés, arséniés, chromiques, mercuriels ou amiantés et de résidus de galvanisation et du traitement de fumées d'incinération.

"Aujourd'hui, il s'agit de fermer le stockage définitivement, avec la meilleure maîtrise possible des risques", a indiqué la Commission nationale de débat public en ouvrant cette concertation publique le 15 novembre 2013.

L'exploitant Stocamine a présenté les 5 scénarios de fermeture mis au débat public et leur évaluation succincte en terme d'avantages/ inconvénients, qu'il s'agisse de sécurité, de calendrier ou de coût.

Les scénarios proposés vont du déstockage partiel des déchets des blocs 21 et 22 au déstockage total hors bloc 15 (correspondant au 5e scénario), avec un confinement du site par des barrages étanches d'argile et de béton. L'Etat a demandé à la société Stocamine de travailler sur un projet de fermeture qui prévoit le déstockage partiel des déchets des blocs 21 et 22, soit la sortie de 56% du mercure contenu dans le stockage, puis le confinement du stockage, c'est-à-dire sa fermeture physique par des barrages étanches. Ce projet fait l'objet du dossier de fermeture déposé auprès du Préfet du Haut-Rhin le 24 juin 2013. Il correspond au premier scénario.

Selon les scénarios, le coût du déstockage varie de 84 à 150 millions d'euros (déstockage total) et sa durée de 7 à 11 ans.

"Un seul se rapproche de nos attentes : le scénario 5 qui propose le déstockage des déchets hormis ceux qui avaient pris feu. Mais la CLCV défend une 6e option pour un déstockage total", a indiqué l'association de consommateurs dans un communiqué. "Le confinement par des barrières de bentonite (qui aura un coût important pour les contribuables) ne fera que retarder la pollution de la nappe phréatique la plus importante d'Europe, celle du Rhin", a prévenu la CLCV. "L'Etat doit prendre ses responsabilités et permettre la réversibilité du stockage".

Un scénario minimal doit être mis en oeuvre à partir d'avril 2014, avait indiqué en novembre dernier Alain Rollet, PDG de Stocamine. Il prévoit le déstockage de 11% des déchets, principalement ceux de mercure. Ces déchets devraient être définitivement enfouis dans le centre de stockage spécialisé de Sondershausen, une ancienne mine de potasse en Allemagne.

Le compte-rendu de la concertation sera réalisé en avril.

Réactions1 réaction à cet article

 

Stocamine employait DES ANCIENNES GALERIES D'UNE MINE DE POTASSE
Ce site était destiné a recevoir donc des produits ayant besoin d'un stockage le plus sûr possible. Il est certes malheureux qu'un incendie soit survenu mais étant donné la nature des déchets ce n'est pas étonnant. La responsabilité peut trés bien provenir d'un producteur de déchet.
Remarquons la solution retenue " Les déchets devraient être définitivement enfouis dans le centre de stockage spécialisé de Sondershausen, UNE ANCIENNE MINE DE POTASSE EN ALLEMAGNE"
Donc on exporte en Allemagne les déchets pour les remettre dans un site comparable. L'important dans ce genre de stockage est que ce soit dans une galerie de mine de sel et pas spécialement de sel de potasse.

ami9327 | 05 février 2014 à 23h59
 
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