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Une stratégie pour atteindre l'objectif de 30 % d'aires protégées en 2022

Dans la foulée du One Planet Summit, l'exécutif publie sa nouvelle stratégie pour protéger 30 % du territoire national d'ici deux ans. Le degré de la protection et les moyens alloués posent question.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Une stratégie pour atteindre l'objectif de 30 % d'aires protégées en 2022

La France porte à l'international une coalition destinée à protéger 30 % des espaces terrestres et marins d'ici 2030. Elle se doit de donner l'exemple chez elle. Emmanuel Macron a par conséquent annoncé, lors du One Planet Summit du 11 janvier, qu'il appliquerait ce niveau de protection dès 2022. Une redite d'une annonce faite en mai 2019 dans la foulée de la publication du rapport alarmant de l'IPBES. Les experts de la biodiversité composant cette plateforme intergouvernementale y montraient qu'un million d'espèces étaient menacées d'extinction.

Pour mettre en œuvre cet objectif, l'exécutif publie sa stratégie nationale. « Pour la première fois, une stratégie des aires protégées unifiée pour la France hexagonale et les territoires d'outre-mer, et qui intègre à la fois les enjeux terrestres et maritimes, est adoptée », vantent les ministres de la Transition écologique et de la Mer dans un communiqué commun. Il ne s'agit effectivement pas de la première stratégie. Elle fait suite à deux stratégies dédiées, l'une aux territoires terrestres (Scap), l'autre aux aires marines (SAMP). Le plan biodiversité, présenté par Nicolas Hulot en juillet 2018, affichait aussi l'ambition de créer de nouvelles aires protégées.

Le Gouvernement a effectivement créé le Parc national des forêts en 2017 et quelques réserves naturelles : Strasbourg-Neuhof, Marais Vernier, Haut-Rhône français, Chaumes du Verniller, réserve marine de La Réunion, Îles du Cap Corse, Marais d'Yves, Robertsau. Mais on reste encore loin du compte. « Les espaces naturels protégés français couvrent environ 21 % des terres et 23,5 % des eaux françaises », indique encore l'Office français de la biodiversité (OFB) sur son site.

Protection forte de 250 000 hectares de forêt

La stratégie sera mise en œuvre par trois plans d'actions triennaux successifs. Le premier, couvrant la période 2021-2023, prévoira de nombreuses mesures concrètes, annonce l'exécutif : protection forte de 250 000 hectares de forêt, création ou extension de vingt réserves naturelles nationales, création de deux parcs naturels régionaux, protection de  6 000 hectares de littoral.

Se pose toutefois la question du degré de protection des aires annoncées comme étant protégées. La protection forte d'un tiers de ces aires est inscrite dans la stratégie mais n'avait pas été formellement réaffirmée par le président lors du One Planet Summit. « Seront-elles accompagnées de 10 % sous protection forte ? Grosse interrogation du jour, pas d'annonce à ce sujet », avait réagi avec inquiétude Arnaud Schwarz, président de France Nature Environnement (FNE), à l'issue du sommet. Selon une nouvelle étude du CNRS, qui sera publiée en février 2021 dans la revue Marine Policy, seul 1,6 % de l'espace maritime français bénéficie d'un statut de protection intégrale ou haute. De plus, 80 % de cette protection forte est concentrée dans les Terres australes et antarctiques françaises.

Pour Yves Verilhac, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), « c'est une fausse bonne idée que ce concept », car tout dépend de la définition retenue. En tout état de cause, « compter les parcs naturels régionaux comme espaces naturels protégés est un abus de langage, car c'est le droit commun qui s'y applique », pointe l'ancien directeur du parc naturel régional des Monts d'Ardèche. Les véritables protections réglementaires sont celles des parcs nationaux et des réserves naturelles nationales. Mais les collectivités locales gèrent aussi de nombreux espaces protégés : les départements avec les espaces naturels sensibles, les régions avec les réserves naturelles régionales. Outre des terrains privés gérés par des ONG, des espaces bénéficient aussi de protection à travers les politiques foncières du Conservatoire du littoral ou des conservatoires d'espaces naturels. « La stratégie prend en compte la diversité des territoires et les engagements portés par les élus, les acteurs et les citoyens », tient d'ailleurs à préciser le Gouvernement.

« Effort budgétaire particulier »

Une deuxième question est celle des moyens alloués aux espaces dont on décrète la protection. Le Gouvernement met en avant un « effort budgétaire particulier ». Et d'annoncer 10 millions d'euros (M€) dans la loi de finances pour 2021, 60 M€ dans le plan de relance pour rénover les structures d'accueil ou mener des opérations de génie écologique. « C'est une déclaration d'amour, et nous la prenons comme telle. La bague de fiançailles a été une augmentation de 6 M€ du budget des réserves pour 2021. Nous attendons maintenant des preuves d'amour », réagit Yves Verilhac de la LPO, qui gère 27 réserves naturelles, dont quatorze pour le compte de l'État.

 
Compter les parcs naturels régionaux comme espaces naturels protégés est un abus de langage, car c'est le droit commun qui s'y applique.  
Yves Verilhac, directeur général de la LPO
 
« On ne peut pas créer de nouveaux espaces naturels protégés à moyens constants. Ni créer de vastes zones marines à l'autre bout de la planète sans exigences de protection ni de moyens humains et financiers », tempère toutefois le directeur de l'ONG. La déclaration du chef de l'État lors du One Planet Summit semble répondre à cette préoccupation. « Les moyens humains consacrés à leur gestion par les opérateurs de l'État seront renforcés sur les trois années à venir, notamment par la mobilisation du service civique », a en effet assuré Emmanuel Macron. Pourtant, la loi de finances pour 2021 a acté des suppressions de postes au sein du ministère de la Transition écologique et de ses opérateurs, notamment au sein de l'OFB. Comme l'établissement le souligne lui-même, il est pourtant censé être « un acteur majeur du Gouvernement en lien avec les gestionnaires et autres acteurs d'aires protégées ».

Concernant plus particulièrement les parcs nationaux, les effectifs ont baissé depuis 2011 puis se sont stabilisés malgré la création de deux nouveaux parcs. « Les plus vieux parcs nationaux paient cher ces créations : moins 20 % en dix ans et l'érosion continue. Désormais, ils ne pourront plus remplir toutes les missions qui leur incombent », a alerté le Syndicat national de l'environnement (SNE-FSU) en décembre. Contrairement aux grands parcs américains, les parcs français « n'ont jamais été des territoires sous cloche, où quelques rangers suffisent. Leur réussite repose sur un minimum de forces vives aux compétences variées ! », rappelle le syndicat. Ce que ne dément pas la secrétaire d'État à la biodiversité. « Notre stratégie de protection « à la française » veut réconcilier activités humaines et nature préservée. Retrouver ces équilibres, c'est redonner du sens », affirme Bérangère Abba à l'occasion de la publication de la stratégie.

« Il faut les deux »

Le lancement de cette stratégie pose également la question de savoir si la protection de la biodiversité doit privilégier les seules aires protégées. « L'État avait eu tendance à lever le pied sur cette politique (…)  faute de moyens et sous prétexte d'une politique généralisée à l'ensemble du territoire pour toutes les espèces, y compris celles dites « banales » », relève Yves Verilhac. « En réalité, il faut les deux, estime le directeur de la LPO : les espaces naturels protégés sont les piliers d'une stratégie, des réservoirs et des haltes pour les espèces, notamment migratrices ».

Mais, selon ce dernier, si les politiques d'espaces protégés ont fait leurs preuves, ça n'est pas le cas des autres politiques comme la trame verte et bleue (TVB) ou la séquence éviter-réduire-compenser (ERC), dont on attend toujours les résultats.

Réactions17 réactions à cet article

 

"« compter les parcs naturels régionaux comme espaces naturels protégés est un abus de langage, car c'est le droit commun qui s'y applique », pointe l'ancien directeur du parc naturel régional des Monts d'Ardèche" : très exactement ! Les PNR sont avant tout pour les élus des communes qui les composent des sources de subventions à l'économie, leur patrimoine naturel servant d'affichage et sa protection réelle étant la cinquième roue du carrosse face aux intérêts économiques et catégoriels classiques. Leur biodiversité sauvage s'érode comme partout ailleurs. Le manque d'acuité du regard des principaux bailleurs de fonds (régions, Etat, UE, etc.) à ce sujet constitue un manquement à leurs responsabilités.
"« Notre stratégie de protection « à la française » veut réconcilier activités humaines et nature préservée." : c'est l'alpha et l’oméga des éléments de langage techno de tout politique dès lors qu'il s'agit de protection de la nature (secteur propice à la com' politique car porteur électoralement mais fondamentalement méprisé, si ce n'est saccagé, par des décideurs qui n'y entendent rien). Sauf que le résultat est connu depuis longtemps : échec sur quasi toute la ligne !

Pégase | 13 janvier 2021 à 17h30
 
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Protéger 30 % du territoire ?
Mais protéger de quoi ? Quels sont les principes ou les objectifs recherchés ?

Depuis quand ne faut-il pas protéger 100 % du territoire ?

Le commentaire plus haut de Pégase en dit long sur la confusion qui règne dans les esprits et dans le langage...

henri le roy | 14 janvier 2021 à 08h56
 
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Voilà qui fleure bon, une nouvelle fois, le greenwashing. Du discours intentionnel ne reste… que du discours. Si les PNR étaient le moyen de préserver la biodiversité, cela se saurait. A titre indicatif, on y chasse autant qu'ailleurs. Un PNR est loin d'être un sanctuaire. Quant à la séquence ERC, comment dire… Reboucher des mares pour les recreuser plus loin a un petit côté Shadok. Bref, "Escroquerie Récurrente de la Communication" serait une formule plus pertinente pour désigner l'acronyme.

Tonton Albert | 14 janvier 2021 à 09h20
 
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L'homme étai déjà dissocié de la nature mais derrière ce chiffre de 30% d'aires protégées j'entends 70% d'aire réservée à l'homme seul.

bIBU | 14 janvier 2021 à 09h38
 
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L'obligation réelle environnementale à caractère patrimonial encore oubliée ? Elle n'est citée, sauf erreur, que dans le lexique alors qu'elle pourrait être un instrument contractuel majeur de protection des aires naturelles privées avec le soutien de l'Etat et des collectivités (dans le cadre notamment des mesures 5 et 15). Alors que la maitrise foncière et la réglementation sont des obstacles importants à la mise en œuvre et une réelle protection des aires naturelles compte tenu de la difficulté de leur acceptation sociale, pourquoi ne pas utiliser le volontarisme de nombreux propriétaires privés près à s'engager jusqu'à 99 ans, pour développer une politique ambitieuse ?

gédéon | 14 janvier 2021 à 09h39
 
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Alors, cela implique-t-il de supprimer les usines éoliennes qui dénaturent de plus en plus nos territoires ?

jipebe29 | 14 janvier 2021 à 09h53
 
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La protection des 30% du territoire ne se fait que dans les zones préservées par les autochtones qui y vivent.
Nous ne comprenons pas pourquoi cette volonté de contrôle de la nature ne se tourne pas vers les zones de plaine gravement compromises par les activités humaines spéculatives, aussi bien industrielles qu'immobilières, alors qu'on assiste encore aujourd'hui à la prolifération de zones constructibles, de nouvelles aires artisanales, avec une bétonisation continuelle et injustifiée du territoire ! On veut au contraire faire tomber d'en haut, de quelques commissions du Green wasching, des contraintes de protections sur des zones marginales fondamentalement en bonne santé écologique, qui privent la communauté locale (Administrations communales et simples propriétaires terriens) de leur pouvoir effectif de gestion. Sans en être informés, et encore moins être impliqués dans les processus de décisions, les gens de la montagne se retrouvent à vivre dans un Parc, dans le quel le rôle qui leur est attribué est celui de spectateur ou de figurant (du genre "indien avec les plumes")!

ouragan | 14 janvier 2021 à 10h09
 
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Quand on suit la politique de ce gouvernement en matière d'écologie et de protection de la nature on reste dubitatif devant ces annonces . Qu'en sera-t-il des complaisances envers les chasseurs et les territoires qu'ils occupent , on chasse même sur des espaces protégés . Les remembrements destructeurs des haies vont-ils se poursuivre ?La réglementation rédigée sur mesure pour les promoteurs éoliens va-t-elle être repensée?
Le ministère de l'écologie sera-t-il stabilisé ?Toutes les questions de fond restent en suspens .

sirius | 14 janvier 2021 à 11h04
 
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Mais oui, cher Gédéon! Je connais ou j'ai connaissance de nombre de propriétaires de foncier privé qui se disent prêts à s'engager, réellement et immédiatement, pour 99 ans (baux emphytéotiques) ou même par dons purs et simples, auprès de collectivités départementales ou régionales, en vue de créer des Espaces Naturels Sensibles ou des Réserves Naturelles.
Il s'agit de terrains de superficie comprise entre 3 et 20 hectares, qui sont des marais, marécages, étangs, zones humides, landes, bois de plaine ou de semi-montagne.
Certains sont déjà passés à l'acte (devant le notaire, il s'entend). Je puis vous dire que l'accueil réservé aux propositions de ces propriétaires est en général enthousiaste et que la mise en place de l'ENS va bon train, après expertise Faune et Flore et réunions de présentation, sur place, avec les autorités de l'Etat.
Les superficies sont petites à la parcelle, mais si leur nombre est grand, quel coup de pouce un tel maillage pourrait représenter pour la "trame verte et bleue"!

L'Etat agit à son échelle, mais il n'empêche ni la Région d'agir à la sienne, ni le Département à la sienne propre.

Il y aurait lieu qu'une telle politique puisse être développée et faire l'objet de publicité en direction des propriétaires de foncier privé. Les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières?

Bien à vous, merci d'avoir lancé l'idée,

Euplectes

Euplectes | 14 janvier 2021 à 12h50
 
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Les zones de plaine sont bien évidemment également concernées par des mesures fortes de protection de la nature. Il suffit de regarder autour de soi, de se rendre sur le site internet de Réserves naturelles de France ou sur Géoportail pour observer de ses propres yeux que beaucoup des 167 réserves nationales ont été créées en plaine : Moëze-Oléron (Charente-Maritime), Pinai (Vienne), Chérine (Indre), Marais d'Orx (Gironde), Grotte de Hautecourt (Ain), Sept Iles (Côtes d'Armor), Coteaux de la Seine (Yvelines / Val d'Oise), Platier d'Oye (Pas-de-Calais), j'en passe et des dizaines d'autres sont bel et bien en plaine. Idem pour de nombreuses réserves naturelles régionales et des arrêtés de biotope. Idem aussi pour les parcs nationaux des Calanques, de Port-Cros et des forêts, pour n'évoquer que la Métropole. Là aussi, au moment de la création de ces réserves, les locaux opposants faisaient mine de ne pas comprendre pourquoi on n'allait pas plutôt sanctuariser d'autres secteurs que le leur...
Mais nous sommes d'accord sur un point : ce réseau est très insuffisant et trop disparate pour espérer stopper le déclin de la biodiversité et il faudrait bien d'avantage de sites à protection forte, en plaine comme en montagne.

Pégase | 14 janvier 2021 à 13h51
 
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Vouloir transformer forêts en espaces protégés, trop facile, ça ne coûte rien, comme de toute façon peu de monde y passe, les bestioles ne sont pas gènées.
Sauf qu'il n'y a pas de bestioles, le biotope est hyper pauvre, voir un chevreuil est rare, un cerf un événement, il n'y a quasiment pas d'oiseaux, une pauvre pinède c'est nul, les feuillus? tout nus l'hiver.
Par contre l'exemple du lieu ou habite mon fils proche du loir, des champs entourés de haies, la vie animale est explosive au point que pour aller chez-lui je suis obligé de rouler doucement pour ne pas écraser chevreuils, lapins (ça éxiste encore) canards verts, faisans, il y a à chaque fois des éperviers on se croirait dans un zoo, au moulin une noria d'oiseaux d'eau douce et parfois de mer.
Et la aucun risque de voir la vallée du loir classée en zone protégée.

pemmore | 14 janvier 2021 à 14h30
 
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J'ai l'impression que l'on oublie un peu trop la géologie dans la protection de la nature. La terre existe depuis 3 à 4 milliards d'année et on doit toujours intégrer l'évolution darwinienne dans la connaissance des espèces. Celles ci disparaissent et apparaissent et ne sont pas fixes comme on le laisse le croire au public. la terre et le climat sont en évolution constante avec la tectonique des plaques

le papet | 14 janvier 2021 à 17h43
 
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@le papet Comme vous le soulignez bien, l'évolution darwinienne se fait sur des temps très long, bien plus long que l'évolution actuelle du climat et la rapidité de destruction des habitats. Et pour parler de géologie, les pollutions des sols et des nappes elles par contre perdureront probablement pendant la prochaine ère.
Alors oui on ne parle pas beaucoup de Géologie mais elle n'apporte guère de solutions si ce n'est le stockage des déchets nucléaires et la paix spirituelle du relativisme.

bIBU | 15 janvier 2021 à 11h56
 
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@ Pégase Les zones de plaine sont bien évidemment également concernées par des mesures fortes de protection de la nature. QUI A DIT QU'ELLE NE L'ÉTAIT PAS?
Les zones de plaines qui sont protégées sont celles qui se portent le mieux et c'est bien pour cela que les locaux ne comprenait pas et ne comprennent toujours pas pourquoi le contrôle de la nature ne se tourne pas vers les zones de plaine gravement compromises par les activités humaines spéculatives, aussi bien industrielles qu'immobilières.
Ensuite le rejet des locaux s’explique quand on lit le commentaire de sirius : "Qu'en sera-t-il des complaisances envers les chasseurs et les territoires qu'ils occupent , on chasse même sur des espaces protégés".
Les réserves se font sur les terres des locaux et avec leur accord. Donc les chasseurs (et les éleveurs qui sont aussi la cible des défenseurs de la nature dans les zones protégées) sont chez eux, sur leurs terres. Donc tant que les écolos n'ont pas pris le pouvoir il faudra respecter les décisions démocratiques et si ils prennent le pouvoir alors ils pourront expulser les autochtones pour s'accaparer leurs terres comme le font l'UICN et le WWF partout dans le monde sous prétexte de sauver la biodiversité.
Pour éviter tout jugement monocratique je précise que je ne suis ni chasseur, ni affilié à la FNSEA. Ancien éleveur à la retraite je n'ai jamais utilisé d'engrais ni de pesticides...

ouragan | 15 janvier 2021 à 19h23
 
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A PROPOS DU PARC DES CALANQUE : L'industriel Alteo a demandé au Parc l'autorisation de poursuivre ses rejets liquides.
Qui sont les décideurs ? Le conseil d’Administration est composé de 48 membres
Le Parc s’est prononcé le 8 septembre 2014. Résultat : 30 voix pour, 16 contre, 2 absentions ! une décision aux antipodes de leur mission !
Les administrateurs du Parc National, gardiens d’un environnement exceptionnel qu’ils sont censés protéger, ont donné leur accord pour que l’industriel Alteo continue à polluer au mépris total du patrimoine naturel...
Au royaume des aveugles les borgnes sont rois!

ouragan | 15 janvier 2021 à 22h49
 
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A propos de zones protégées, prenons exemple sur le Botswana OU IL Y A 17% du territoire protégé. Les Buschmens ont été expulsé pour faire un parc avec la participation de la France. On a détruit les points d'eau des Buschmen pour qu'il ne reviennent pas, puis on a construit des hôtels de luxes avec piscines et sauna pour accueillir les millions d'écotouristes qui arrivent en avion et se déplacent en 4x4 ou en jet privé. + ou - 2000 dollars la journée!
Ensuite on a trouvé des diamants dans le parc et la France qui a aidé à l'expulsion des autochtones pour "sauver la biodiversité" a été royalement récompensé.

ouragan | 17 janvier 2021 à 18h49
 
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C'est vrai que si on invente des espaces protégés et qu'on laisse entrer des touristes ça craint, c'est complètement bidon.

pemmore | 17 janvier 2021 à 22h24
 
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