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Nucléaire de quatrième génération : l'ASN fixe ses conditions au CEA

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

"Je ne doute pas que les règles de sûreté auront évolué vers le haut" lorsque les réacteurs de quatrième génération seront commercialisés. C'est ainsi que Pierre-Franck Chevet, président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a répondu, mardi 15 avril, aux élus de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) qui l'ont interrogé sur les exigences de sûreté de l'Autorité s'agissant de la quatrième génération.

Deux jours plus tard, l'ASN a rendu public un courrier adressé au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) fixant les conditions de sûreté du projet de réacteur Astrid qui préfigure les réacteurs de quatrième génération.

"Pour l'ASN, cette nouvelle génération de réacteurs devra apporter un gain de sûreté significatif par rapport à la troisième génération de réacteurs de type EPR", indique l'autorité, ajoutant qu'"Astrid, prototype de cette filière, devra permettre de préparer et tester des options et dispositions de sûreté renforcées". En conséquence "Astrid doit avoir un niveau de sûreté au moins équivalent à celui exigé pour les réacteurs les plus récents (génération 3) et prendre en compte tous les enseignements tirés de l'accident de Fukushima".

L'ASN globalement satisfaite

Le document d'orientation de sûreté du CEA, transmis en juin 2012 en anticipation des procédures réglementaires à respecter (demande d'autorisation de création d'une Installation nucléaire de base (INB) notamment), "[tient] compte, à ce stade, de façon satisfaisante du retour d'expérience d'exploitation de la filière des réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium dans le monde, ainsi que des conclusions des examens de sûreté réalisés en France sur les réacteurs de ce type". Pour rappelle, la France a déjà mis en service trois réacteurs rapides refroidis au sodium : Rapsodie, de 1967 à 1983, Phénix, de 1974 à 2009, et Superphénix, de 1984 à 1997.

En l'état, l'ASN n'a pas d'objection à la poursuite du projet "sous réserve du respect des engagements pris par le CEA dans le cadre de l'instruction et de la prise en compte des demandes formulées dans le courrier de l'ASN". Il s'agit, notamment, de préciser des objectifs associés au réacteur Astrid, notamment le rôle de démonstrateur de sureté et de mise en œuvre de la transmutation des actinides mineurs, de mieux détailler les fonctions de sûreté et les risques spécifiques liés à cette filière, ou encore de prendre en compte les risques de rejets toxiques, notamment ceux liés au sodium, les agressions, notamment dans le cadre du retour d'expérience de l'accident de Fukushima.

Réactions4 réactions à cet article

 

Encore de l'argent qui pourrait être consacré aux énergies renouvelables, gaspillé dans le nucléaire

lio | 19 avril 2014 à 10h55
 
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Encore une remarque dogmatique qui fait vraiment avancer les choses ...

Oli | 22 avril 2014 à 10h07
 
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ASTRID = le SUPER-PHENIX qu'on a démantelé....L'emploi de milliers de tonnes de sodium fondu ajoute des problèmes critiques de sécurité incendie. Le sodium prend feu avec l'eau et la fait exploser (enfin la réaction libère de l'hydrogène qui finit toujours par exploser)
Super Phénix n'a jamais pu montrer de fiabilité et il n'a presque jamais réussi a fonctionner en continu sur une longue période.
Le géni civil a été confié a Bouygues comme pour l'EPR. On a pu voir les résultats avec l'EPR en matière de génie civil....

ami9327 | 16 juillet 2014 à 17h33
 
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@Lio

L'argent est certainement moins gaspillé dans le nucléaire que dans les élecroENR. Il suffit de regarder les rendements actuels de nos installations électriques par rapport a celle de l'allemagne, toutes choses égales par ailleurs.
Toute antinucléaire que vous êtes, vous ne comprenez pas que si nous détruisons notre industrie nucléaire française, ce ne sera pas la fin du nucléaire en france, mais SEULEMENT la fin du nucléaire français. Il faudra ensuite racheter les technologies a la Chine, la Corée, les états-unis, le Royaume uni, la Russie, le japon ...Une pure perte sèche !

@ami9327

Sauf que ASTRID et Superphénix ne sont pas de même conception et que les boucles primaires ne sont pas directement dans le réacteur contrairement a superphénix. Par ailleurs, l'article précise bien que phénix a parfaitement fonctionné pendant plusieurs décennies...
Le sodium est utilisé dans de nombreuses applications industrielles sur toute la planète. Le vrai pb est plutôt celui de l'inspection des conduites, mais avec les ultrasons remédieront a ce pb.
Le pb de l'hydrogène n'en est pas un quand on sait que les réacteurs actuels sont équipés de PAC spécialement dédiée a ce risque. Si les japonnais avaient écouté et appliqué cette solution, Fukushima n'aurait sans doute pas été plus grave que la perte des réacteurs...
il y a aussi le fait qu'il est tout a fait faisable d'injecter de l'azote neutre dans l'enceinte ou dans le bâtiment réacteur.

Atomicboy44 | 27 septembre 2014 à 22h28
 
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