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Un laboratoire mobile diagnostique la pollution des effluents dans l'hôpital

Le projet de station de surveillance des eaux hospitalières a abouti à la création d'un laboratoire mobile d'analyse du risque biologique lié aux effluents hospitaliers.

Eau  |    |  Albane CantoActu-Environnement.com
Un laboratoire mobile diagnostique la pollution des effluents dans l'hôpital

Réduire la pollution à la source fait partie de la stratégie française de protection des eaux, via la stratégie de recherche et de réduction des substances dangereuses dans l'eau (RSDE). Avec la finalisation du projet SVEH, un laboratoire mobile d'analyse est désormais disponible pour évaluer les impacts biologiques des polluants émis par les établissements de soin, bien en amont des stations de traitement des eaux usées. Ce projet de Station de surveillance des eaux hospitalières (SVEH), financé dans le cadre de l'appel à projets Eco-industries de 2012, comptait plusieurs entreprises innovantes spécialisées sur l'évaluation de la toxicité sur l'ADN et les organismes embryonnaires (Toxem), sur l'analyse de l'empreinte chimique de l'eau (Profilomic), sur les effets cumulés des polluants sur le système endocrinien des organismes (Laboratoire WatchFrog) ainsi que sur la mesure des COV dissous (Alyxan). Leur terrain de jeu : le Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Diagnostiquer pour agir à la source

"La première station de vigilance a été inaugurée en novembre 2017. Ce laboratoire mobile est le résultat de l'industrialisation des techniques innovantes, désormais reproductibles et utilisables en routine", explique Gregory Lemkine, PDG du Laboratoire WatchFrog, qui a piloté le projet labellisé par le pôle de compétitivité Dream. Ce laboratoire mobile a notamment permis de mieux connaître les effluents des différents services et leur variabilité. Ainsi, dans le service d'analyses médicales, la surveillance a montré deux pics de pollution très réguliers, toutes les semaines. Il s'agissait en fait de la vidange des robots d'analyse médicale. Ainsi, une bonne pratique de laboratoire a été mise en place : ces déchets liquides sont désormais collectés pour traitement au lieu d'être rejetés dans les eaux usées. "Un traitement à la source permet de réduire la pression sur les stations d'épuration en aval", conclut Gregory Lemkine.

Mais aujourd'hui, il n'existe aucun dispositif incitatif à la biosurveillance de la pollution, et la réglementation est toujours basée sur le suivi de paramètres unitaires. "Il serait irrationnel d'attendre la révision de la directive cadre sur l'eau alors que depuis quinze ans, tout le monde est d'accord pour reconnaître la nécessité des outils de biosurveillance, dont les méthodes sont validées", insiste Gregory Lemkine.

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