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Le Grenelle de la Mer entre dans sa phase finale

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Le 10 juillet se tiendra la table ronde finale du Grenelle de la mer, qui devra présenter les mesures phares des quatre groupes de travail, constitués début avril afin de définir une stratégie maritime nationale à long terme.

C'est la mer qui sauvera la terre, avait déclaré le 27 février dernier le ministre en charge du développement durable Jean-Louis Borloo en annonçant le lancement du Grenelle de la Mer, émanation du Grenelle de l'Environnement. Réunissant autour d'une même table, experts, représentants des syndicats, du patronat, de l'Etat et des associations et ONG de protection de l'environnement, les quatre groupes ont travaillé, depuis le 3 avril dernier, sur l'élaboration de propositions pour traiter des grands enjeux liés à la mer et au littoral, à la préservation des milieux et à l'exploitation durable de ses ressources.

Début juin, ils ont rendu leur rapport et formulé ainsi 500 propositions avec des avancées dans le domaine de la gestion intégrée des zones marines et celle de la gouvernance mais rares sont les mesures assorties d'objectifs chiffrés. L'objectif de cette table ronde est justement de déboucher sur une série d'engagements précis, quantifiés et partagés, a indiqué Jean Louis Borloo, lors de la remise du rapport.

La table ronde finale doit désormais permettre de dégager les propositions à retenir, formulées par les quatre groupes de travail. Parmi les premières propositions figurent une réduction de 50% des pollutions d'origine terrestre en mer d'ici 2020, la création d'une filière de démantèlement des bateaux, le développement d'un bateau du futur propre et autonome, la création de six zones pilotes pour la gestion concertée des pêches, la définition d'une méthode partagée de création d'aires marines protégées et le concept d'''Archipel France'' qui place la mer et les régions d'Outre-mer au centre du développement social, économique, politique et culturel de la France.

Les associations ''inquiètes''

Si pour France Nature environnement (FNE), ce Grenelle marin devrait permettre des ''avancées'' concernant la réduction des pollutions d'origine terrestre et du volume de déchets rejetés à la mer, le renforcement de la protection des milieux naturels côtiers, l'accélération des énergies nouvelles marines et la création d'une filière professionnelle des métiers de la mer, la fédération s'inquiète toutefois des moyens financiers ''considérables'' que nécessite la concrétisation de ces mesures.

Quels crédits pour la recherche en écologie-biologie, quels moyens pour la préservation de la biodiversité marine ? Quels outils pour assurer le contrôle systématique des navires ?, s'interroge la fédération d'associations environnementales dans un communiqué publié le 7 juillet. FNE regrette l'orientation passablement ''productiviste'' des propositions qui, ont parfois davantage porté sur le ''potentiel'' des mers que sur les moyens de lutter contre les ''menaces'' qui les accablent.

La fédération propose notamment l'application systématique du principe pollueur-payeur, et la taxation et la tarification des usages commerciaux et de l'exploitation de la mer et de ses ressources. Il n'y a aucune raison pour que le transport maritime ou l'exploitation des fonds marins ne payent pas de taxes ni de droits d'usage significatifs. Ce principe doit aussi être porté à l'échelon international, a déclaré Christian Garnier, Vice-président de FNE.

De son côté, à deux jours de la table ronde finale du Grenelle de la mer, le WWF-France s'interroge sur la cohérence du nouveau portefeuille Mer attribué au ministère de l'écologie qui ne prend pas en charge la pêche; la Direction des Pêches Maritimes et de l'Aquaculture (DPMA) étant restée au ministère de l'agriculture. La solution pour l'avenir de la pêche française ne passera que par une ferme volonté politique de la transformer malgré les difficultés que cela suscitera dans les premiers temps. Qui mieux que le Ministre d'Etat en charge de l'Ecologie, du Développement Durable et de la Mer peut avoir cette légitime ambition ?, a déclaré Serge Orru, Directeur Général du WWF-France.

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