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Impact sanitaire des radiofréquences : le débat est lancé !

En réponse à la polémique sur les impacts sanitaires des téléphones mobiles et des antennes relais, une table ronde réunissant les acteurs concernés a été ouverte ce matin. Les conclusions sont attendues pour la fin du mois de mai.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Impact sanitaire des radiofréquences : le débat est lancé !
© SWQ
   
Le développement des technologies sans fils tels que le téléphone mobile ou le Wifi suscite depuis quelque temps l'inquiétude au sein de la population. Des associations de riverains et de protection de l'environnement tentent d'alerter l'opinion publique en s'appuyant sur plusieurs études qui émettent des doutes quant à l'innocuité sanitaire des radiofréquences émises par ces équipements. Les parlementaires se sont saisis de la question récemment mais se sont vus confrontés à des divergences de point de vue entre les parties prenantes. Si les associations estiment que les normes de rayonnements électromagnétiques doivent être revues à la baisse, les experts scientifiques affirment qu'en l'état actuel des connaissances aucun risque sanitaire n'a été mis en évidence.

Mieux juger de la fiabilité des études

Afin d'éclaircir la situation, le ministère de la santé a lancé aujourd'hui une table ronde regroupant tous les acteurs concernés : élus, associations, opérateurs de téléphonie mobile, organisations syndicales et organismes publics. Sous la présidence de Jean-François Girard, président de l'Institut de recherche et développement (IRD), les participants doivent faire le point sur les connaissances scientifiques et les réglementations en vigueur concernant les technologies qui utilisent les radiofréquences et plus précisément la téléphonie mobile et ses antennes relais. Il faut se mettre d'accord sur la méthode à suivre pour juger qu'une étude est fiable, a expliqué Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie. Pour une raison simple : ces études nous éclairent et nous décidons ; s'il y a trop de contradictions nous ne pouvons pas décider, a-t-elle ajouté. Aucun scientifique n'a été convié à la table ronde mais les participants pourront faire intervenir les experts de leur choix au cours des débats.

Faire évoluer le cadre réglementaire

Cette table ronde doit également aboutir à l'identification de mesures en matière de recherche, d'expertise, d'information du public, de concertation locale ou encore de réglementation. Plusieurs pistes sont déjà évoquées et notamment celle d'abaisser les valeurs limites d'exposition aux champs électromagnétiques. C'est déjà le cas dans plusieurs pays européens comme en Grèce où les valeurs peuvent être jusqu'à 70% moins élevées que celles appliquées en France. En terme de concertation, l'Italie peur être un exemple avec la création de comités de concertation locale.
Des efforts semblent également nécessaires en matière d'information du public : selon l'Eubaromètre de 2007, seulement 22% des Français se disent bien informés sur le sujet des risques sanitaires liés à la téléphonie mobile.

À terme, ces propositions pourraient être intégrées dans le projet de loi Grenelle 2 qui comporte déjà certaines dispositions en matière d'utilisation de téléphone portable. Il est ainsi prévu d'interdire les publicités mentionnant l'usage des téléphones mobiles par des enfants de moins de douze ans et d'interdire la distribution d'équipement électronique aux enfants de moins de six ans.

Les propositions pourront également être complétées dans les prochains mois car une nouvelle expertise de l'Afsset devrait être disponible en septembre 2009 tandis que les résultats de l'étude Interphone sur l'évaluation du lien entre usage du téléphone portable et tumeurs du cerveau devraient être publiés prochainement.

Les associations se disent rassurées mais restent vigilentes

Trois réunions thématiques seront organisées pendant le mois de mai afin d'aborder l'ensemble de la problématique. La réunion de restitution est prévue pour le 25 mai prochain. Chantal Jouanno a toutefois précisé que ce calendrier n'était pas figé : s'il faut plus de temps pour faire le tour de la question nous le prendrons.

Cette précision a semble-t-il rassuré la Fédération France Nature Environnement : nous avions de nombreuses inquiétudes sur le calage et nous avons été rassurés. Toutes les parties ont pu s'exprimer lors des échanges, rend compte José Cambou, pilote du réseau-santé environnement et participant à la table-ronde.
Pour FNE, cette table ronde doit mettre un terme à l'instabilité juridique pour l'ensemble des acteurs et concilier enfin protection de l'environnement et développement économique. L'enjeu est bien celui d'une articulation du respect du principe de précaution et de l'obligation de couverture par les opérateurs du territoire national, explique l'association.

De son côté, l'Association Santé Environnement France (ASEF) qui regroupe plus de 1.000 médecins, espère toujours être conviée aux ateliers. En tant que médecins, nous saluons la démarche du gouvernement qui a raisonnablement choisi de réfléchir en amont sur cette question des champs électromagnétiques. Cependant, il me semble qu'il serait à la fois juste et utile de nous associer à cette démarche, déclare le Dr Patrice Halimi, Chirurgien-Pédiatre et Secrétaire Général de l'ASEF.

Réactions2 réactions à cet article

 
les ondes arretées par les moyennes comme le nuage

de tchernobyl par les frontiere.

les personnes exposées ne risquent rien car les moyennes nationale sont faible de l'odre de 1V/m (argument utilises par Mr aurengo le 11 avril sur france 5 et Mr Viel le 22 avril sur france 2,)

donc si vous habitez ici:
11,8V/m mesuré a 30 metres de l'antenne (cartoradio,Antibes, point 14689)
5,75V/m mesuré a 50 mètre de l'antenne (cartoradio, Lyon, point 13785)

si les operateurs vous appliquent 61V/m comme ils le pretendent

grace a mr Aurengo et Viel, vous ne risquez rien car les moyennes faites dans les montagnes des alpes ou la ville voisine donnent un niveau faible, j'oubliais selon mr Viel les gens exposé en plein lobe pricipal a antibes sont protégés par l'effet parapluie jusqu'a 280 metres en moyenne.

looooooooooool C'est cela l' expertise scientifique de haut niveau en france! on n'est plus expose a des elements physique mais a des statistiques.

pluloin lanten | 23 avril 2009 à 19h32
 
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pas de scientifique, donc sérieux irréprochable...

de qui se moque t-on ? Comment peut-on mettre en place une méthodologie sur une thématique qui est d'abord d'ordre technique et de santé publique sans qu'aucun scientifique n'y soit convié !!!
Revoilà le syndrome habituel : ceux qui connaissent quelque chose à un sujet sont a priori considérés comme douteux...

dmg | 30 avril 2009 à 17h55
 
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