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Tara repart en expédition: le plus grand dériveur polaire du monde va explorer le plancton de l'Arctique

En ce mois de mai, TARA repart en expédition mais cette fois vers l'Arctique ! Un voyage de 7 mois sur 25.000 km autour du pôle Nord dans un contexte particulier. En 30 ans, la banquise a perdu près de la moitié de son volume. Reportage.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Tara repart en expédition: le plus grand dériveur polaire du monde va explorer le plancton de l'Arctique

Pour compléter les 27.000 échantillons prélevés lors de leur dernière expédition dans les autres océans du monde de 2009 à 2012, l'équipe de TARA s'attaque au plus grand poumon marin de la planète et prévoit de récolter près de 5.000 échantillons dans des conditions de grand froid.

L'Arctique est la zone terrestre où le réchauffement climatique a le plus d'impact. La fonte des glaces qui a battu un record l'été dernier, inquiète les scientifiques et les poussent à vite établir un état des lieux sur la faune planctonique, si indispensable à l'équilibre de la chaîne alimentaire.

C'est un temps "zéro" scientifique, où les recherches seront ciblées sur le taux de mercure dans le plancton, et de la concentration en particules de plastiques. En parallèle, l'océan sera étudié 24h/24, pour sa "couleur", sa composition et ses pigments de particules en surface.

Des analyses génomiques et microscopiques pourront débuter sur place et seront ensuite étudiées dans de nombreux laboratoires mondiaux, ce qui permettra à terme de constituer une BioBank, une véritable banque de données océanographiques uniques, composée d'organismes et de cellules conservés et classifiés.

Les expéditions passées ont permis d'améliorer le voilier, et de le préparer à affronter la zone polaire : un chauffage intérieur pour le confort de l'équipe, un chauffage extérieur pour éviter le gel du matériel scientifique, une protection contre le vent, des doubles des pièces en cas de panne.

L'équipe, composée de 6 scientifiques, 6 marins techniciens, une cuisinière, et deux chargés de communication, aura à passer une dizaine d'escales avec 2 passages clefs : un premier passage mi août au nord-est, au moment de la fonte des glaces et un second passage fin octobre au nord-ouest au moment du gel de la banquise.

Le voilier aura la tâche de ne pas se retrouver coincé dans la glace, pour revenir en décembre à son fidèle port d'attache à Lorient.

Avec l'aimable participation d'Astrid Arnaud

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