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Actu-Environnement

Eolien : maintenir les tarifs d'achat en les améliorant ?

Alors que le gouvernement a annoncé une remise à plat des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables, FEE présente une étude qui défend le maintien des tarifs d'achat, mais préconise de les améliorer pour optimiser la production éolienne.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Les tarifs d'achat permettent de limiter les coûts de l'éolien, car ils sont bien plus sécurisants que d'autres dispositifs de soutien. C'est en substance ce qui ressort de l'étude Eolien et intégration marché, étude comparée des schémas de financement, réalisée par le cabinet E-Cube strategy consultants et présentée par France énergie éolienne (FEE) le 30 octobre. Le cabinet avait déjà réalisé pour FEE une étude sur la valeur et les coûts de l'éolien, présentée en février dernier, qui soulignait les effets positifs de l'éolien sur la facture énergétique des Français d'ici 2025.

"Certaines réflexions actuelles sur l'évolution du financement des renouvelables proposent un rapprochement progressif du financement des filières les plus matures, dont l'éolien onshore, vers un mécanisme de « marché »", souligne E-Cube dans sa nouvelle étude, faisant allusion à la volonté du gouvernement de revoir les dispositifs de soutien aux énergies renouvelables. Cette "convergence marché" viserait à limiter les distorsions liées au développement de l'éolien (surcapacités, prix négatifs) et à optimiser la production éolienne par rapport aux signaux du marché. Bien qu'il juge ces distorsions marginales, E-Cube compare quatre mécanismes de financement des énergies renouvelables, qui ont des convergences marché plus fortes que les tarifs d'achat.

 
Les prix négatifs en bref En cas de forte production d'électricité et de faible demande, certains producteurs préfèrent pratiquer des prix négatifs, c'est-à-dire proposer une prime aux acheteurs, plutôt que d'arrêter leur centrale de production, le redémarrage pouvant être coûteux. En France, ce phénomène est rare, une dizaine d'heures par an depuis 2012.
En revanche, dans certains pays où la puissance éolienne installée est forte, ce phénomène est plus récurrent. "En Espagne, le taux de prix nuls dépasse 10% lorsque la production éolienne dépasse 25% de la consommation", indique E-Cube, ajoutant : "En dessous de 15% de production éolienne par rapport à la demande, l'apparition de prix négatifs est exceptionnelle sur un réseau sans congestions majeures. En France, le seuil de 15% n'a pas été dépassé en 2012. Il devrait l'être plus de 1500 heures par an en 2020". A cette échéance, les prix négatifs devraient apparaître plus souvent, une centaine d'heures.
 

Pratiqués en France, ceux-ci reposent en effet sur un opérateur unique, EDF, qui achète la production d'électricité éolienne à prix régulé. Il vend ensuite cette électricité sur le marché et "assure l'équilibrage entre l'offre et la demande".

D'autres pays préfèrent donner un "signal prix" aux producteurs. L'Allemagne et le Royaume-Uni appliquent ainsi la formule ex post, dans laquelle les producteurs vendent eux-mêmes leur énergie sur les marchés de gros et assurent l'équilibrage de leur production. "Une prime est calculée a posteriori  pour compenser la différence entre un « prix cible » et un prix marché de référence". La troisième formule, appelée ex ante, prévoit que le producteur vende son énergie sur le marché et bénéficie d'une prime pour "bonifier ses revenus".

Enfin, la Suède applique un système de quotas, ou certificats verts, dans lequel "le producteur d'énergies renouvelables valorise la valeur « physique » de l'électricité sur le marché de l'électricité, et sa valeur « verte » sur un marché de certificats verts".

Le tarif d'achat : le "moins pire" des systèmes ?

Selon E-cube, ces trois dernières formules comportent un risque marchand pour les producteurs, lié aux variations des prix. De fait, il estime que les coûts de financement, dans un système de tarifs d'achat, sont limités et prévisibles, alors que les systèmes de prime ex ante ou de certificats verts (système de quotas) présentent des risques élevés, voire une explosion des coûts. Ceux-ci, pour le système des quotas, peuvent peser sur la dépense publique puisque la subvention est fixée par le marché, tandis que dans les autres systèmes, elle est connue d'avance. La formule ex post présente quant à elle des risques limités, bien que supérieurs à ceux des tarifs d'achat.

Ainsi, estime E-Cube, "les schémas présentant une convergence marché la plus forte, prime ex ante et quotas, répondent en partie aux enjeux de maîtrise des distorsions marché et d'optimisation mais font peser un risque fort de paralysie de la filière et de remise en cause de l'engagement des 3x20".

L'avantage de la prime ex ante, comme du système de quotas, est de limiter les prix négatifs. "Les prix ne peuvent pas descendre en dessous de, respectivement, la prime ou la valeur des certificats verts. Ces schémas permettent par ailleurs d'envoyer des signaux d'optimisation par rapport au marché".

Ce qui n'est pas le cas du système ex post. "La prime ex post est égale à l'écart entre le prix marché et un prix cible fixe. L'opérateur éolien bénéficie donc d'un revenu constant quand les prix sont négatifs ou quand les prix marché s'écroulent en situation de surcapacité".

Face à ces trois systèmes, le tarif d'achat "n'est pas toujours le plus efficace sur chacun des critères de notation, [mais] il présente au final un bilan équilibré comparé aux autres schémas de financement".

Pour FEE, "il ressort des conclusions de l'étude que [le tarif d'achat] est le garant du développement de la filière éolienne en France. Abandonner ce dispositif au profit d'une plus forte intégration au marché ne faciliterait quasiment pas l'optimisation de la production éolienne (elle plafonnerait à 3% à court terme). Ce scénario impliquerait, bien au contraire, une paralysie, voire un effondrement, de l'ensemble de la filière".

Introduction d'un bonus malus dans le tarif d'achat

Mais le cabinet d'études estime que le système des tarifs d'achat pourrait évoluer, afin d'être optimisé. Pour prévenir les prix négatifs, il préconise de moduler à la baisse la production éolienne lorsque les prix descendent sous un certain seuil négatif ou nul, modulation qui "doit être compensée pour ne pas dégrader l'économie de la filière".

La production éolienne dépend avant tout du vent, son optimisation est donc marginale, note E-Cube. Cependant, elle et est déjà pratiquée lors de la localisation du parc et via la maintenance qui est programmée en période de prix bas.

Mais d'autres leviers peuvent être activés par des signaux prix (prévisions, stockage et réduction de production). Pour améliorer le système de tarifs d'achat, il faudrait donc réaliser le transfert progressif du rôle de responsable d'équilibre aux exploitants et engager un test de participation volontaire et rémunéré de l'éolien aux réserves d'équilibrage à la baisse. "Ces leviers pourraient se positionner comme bonus/malus par rapport au [tarif d'achat]". E-Cube note un avantage : "Ces deux mesures pourront permettre un premier développement d'acteurs de l'agrégation et prévision en France. Ce développement simplifiera la transition des actifs sortant d'obligation d'achat vers le marché".

Pour FEE, "ces adaptations ne sont ni urgentes ni prioritaires. Le maintien, en l'état, du système actuel est plus à même de garantir un rythme suffisant de développement de la filière éolienne. Changer à nouveau les règles risquerait d'enrayer les améliorations constatées, notamment à la suite de la loi Brottes (suppression du seuil des 5 mâts et des zones de développement éolien par exemple)".

Réactions56 réactions à cet article

 

Une étude commandée par FEE, qui a évidemment pour objectif d'assurer un avenir confortable aux industriels concernés.
Cela n'a rien à voir avec une prise en compte de l'intérêt général.
L'éolien reste une gabegie financière inutile.

Laurence | 30 octobre 2013 à 18h27
 
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C'est sûr qu'avec le nucléaire on est plus tranquilles pas vrai? Faut savoir ce qu'on veut. L'éolien reste une des voies prioritaire à explorer.

Bob | 31 octobre 2013 à 09h55
 
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" Les tarifs d’obligation d’achat peuvent être envisagés pour des technologies non matures. Cela a été le cas pour le solaire et l’éolien à leurs débuts et beaucoup de choses positives en ont débouché. Mais aujourd’hui, ce sont les plus gros animaux du zoo et on les nourrit toujours au biberon ! Les énergies renouvelables peuvent tenir debout toutes seules maintenant."

Johannes Teyssen, PDG de l'énergéticien allemand E.On


Tout est dit...........

MGB88 | 31 octobre 2013 à 10h18
 
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Rappelons que le ministre britannique de l'Energie a qualifié l'industrie éolienne "d'escroquerie du siècle". Le rapport de la Cour des Comptes, en France, va dans le même sens (29 juillet 2013). Mais nous sommes résolus à assurer une rente, pendant vingt ans, aux actionnaires (souvent étrangers) de ces multinationales. Il est piquant de voir les écolos, les associations, la presse locale et nos élus locaux succomber aux lobbies les uns après les autres, souvent à coup de gros chèques.
L'ambiance est à considérer l'éolien comme un "devoir moral" et EDF, Areva, Alstom comme des ONG bienfaitrices de l'humanité.
Après tout, si le consommateur veut bien payer son électricité 50% plus cher, en massacrant les paysages français, il n'y a rien à dire...

lancieux | 31 octobre 2013 à 10h23
 
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Et donc, que proposez vous comme source d'énergie renouvelable?

Bob | 31 octobre 2013 à 10h36
 
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Et donc, que proposez vous comme source d'énergie renouvelable?

Bob | 31 octobre 2013 à 10h40
 
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Le dossier de la « soi-disant énergie renouvelable » a été lancé comme une mode, dans la précipitation, Bob.
Sans aucunes études préalables sérieuses.
C’est un créneau totalement artificiel où se sont engouffrés des financiers sans scrupule, qui font leur beure sur le dos des citoyens.
Ces énergies à la production aussi aléatoire qu’intermittente nécessite d’être sans cesse sous perfusion, preuve s’il en est, de leur non-maturité.
Les conséquences les plus directes sont le massacre inutile d’un patrimoine, et l’augmentation dramatique des foyers en état de précarité énergétique.
Les énergies intermittentes, loin de régler le problème des énergies fossiles, nous en rendent encore plus dépendant.
En défendant, contre toute logique, ces lobbys soi-disant « vert », c’est une mafia que vous défendez.
C’est juste un constat.

Tireman | 31 octobre 2013 à 10h53
 
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Avant de proposer des énergies renouvelables, on ferait bien de faire une chasse phénoménale à tout les gaspillages de toutes sortes tels: les éclairages des bâtiments ou monuments la nuit qui ne servent à rien, les rues, enlever une lampe une sur 2 ou 3, mettre des basses consommation, arrêter la lubie avec le tout électrique dans les maisons, isoler aux max toutes habitations, bâtiments etc, etc, il y aurait un sacré paquet de besoin en moins d'énergie. C'est quoi le délire à vouloir toujours produire, produire surproduire ? Ensuite, qu'on arrête d'engraisser comme dit Johannes Teyssen ces énergies là, elles doivent être capable de se démerder seules depuis le temps. on a la capacité à pouvoir subvenir à nos besoins avec ce qu'on a et en faisant attention. C'est pas compliqué.

MGB88 | 31 octobre 2013 à 11h00
 
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Certes, un gros levier est la réduction des consommations à la source, et le scénario négawatt 2011 insistait sur la nécessité d'une politique de sobriété et d'efficacité énergétique, permettant de diminuer en 2050 la demande en énergie primaire de 65% par rapport à 2010.

Mais ce scénario de transition énergétique se base sur un objectif de 91% d'énergie renouvelable en 2050, avec comme pilier de développement la biomasse solide, l'éolien et le biogaz. Ok, ce n'est pas acceptable que des entreprises étrangères bénéficient des investissements français, mais ce n'est pas un argument pour laisser tomber la filière dans sa globalité. Ce n'est pas en supprimant les tarifs de rachat que cela incitera des entreprises françaises à investir, à l'image de bon nombre d'entreprises de photovoltaïques qui ont mit la clé sous la porte.

Alors, quel compromis? On continue dans le nucléaire car plus rentable pour le moment (coût d'un accident type Fukushima?)?

Bob | 31 octobre 2013 à 11h25
 
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Comme tous le monde l'a constaté l'Energie Eolienne tout comme la Photovoltaïque n'ont pu se dévelloper que par une Contribution obligatoire de TOUS les abonnés. Comme les opérateurs de ces énergies sont des sociétés PRIVEES on en conclue que les Français ont ENRICHIS quelques propriètaires d'installation. C'est choquant! De plus étant donné le système, la production continue de croître, obligeant les français a verser toujours plus d'argent. Quand on lit la description des mécanismes de soutiens dans l'article on se dit que tout ça est bient trop compliqué. Franchement pourquoi s'obstiner a vouloir payer plus cher notre énergie??? L'autre solution est d'attendre simplement que le prix des autres énergie ait augmenté assez pour qu'elles deviennent compétitive, ce qui arrivera obligatoirement. Personne ne semble avoir pensé à ça parmis nos décideurs et écologistes politiques ( il faut préciser politique parce qu'un "simple écologiste" a des préoccupations bien différentes).
"un opérateur unique, EDF, achète la production d'électricité éolienne à prix régulé. Il vend ensuite cette électricité sur le marché et "assure l'équilibrage entre l'offre et la demande". Donc EDF doit se débrouiller avec les fluctuations.
Et si on imposait aux producteur des CAPACITE DE STOCKAGES afin que ce soit à eux de gérer les fluctations? Cela leur permettrait de vendre leur énergie au prix fort: quand il y en a vraiment besoin.

ami9327 | 31 octobre 2013 à 12h05
 
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Parce que le nucléaire n'a pas été financé par l'Etat et les impôts des Français ? Qui paiera le démantèlement des centrales d'après vous ? Et la gestion des déchets ?

Michèle | 31 octobre 2013 à 12h14
 
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Pour l'usine éolienne littorale de Saint-Brieuc, à la suite d'un appel d'offres truqué (cf : Cour des Comptes), le consortium espagnol vainqueur s'est vu consentir un prix -garanti vingt ans- de plus de 200 € le MWh. Dans le même temps, EDF cède son électricité aux opérateurs privés (Powéo, par exemple) à 43 € le MWh). A votre avis, qui paye la différence ?
Et pourquoi le Danemark et l'Allemagne ont l'électrcité la plus chère d'Europe ?
Pour une fois qu'on avait un petit avantage concurrentiel, il faut vite le supprimer !
Et ne parlons pas des paysages et des sites, il paraît que ce n'est pas moderne !
Les modernes, souvenez-vous, autrefois ils voulaient "adapter la ville à l'automobile". Les ringards, c'étaient déjà nous !

lancieux | 31 octobre 2013 à 12h39
 
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Dites voir, Bob,
Pensez-vous que de « doubler » vos post donnera plus de poids à votre argumentation ?
Premièrement, la biomasse solide, l'éolien et le biogaz sont générateurs de CO².
De plus, la biomasse utilisée à grande échelle, contribue à la déforestation.
Fukushima, l’argument massue !
Bizarre que vous ne nous ayez pas sorti Tchernobyl, pour « enfoncer » le clou ?
Je vous rappelle tout de même que ces deux catastrophes sont dues à une inadéquation des technologies employées.
Tchernobyl, pour satisfaire à la mégalomanie d’un régime politique, et Fukushima, dont les solutions de protection n’étaient pas en adéquation avec les risques sismiques du lieu d’implantation.
C’est tout de même grâce aux verts que nos centrales sont si sure, car plus surveillées par Greenpeace qu’un politicien par la NSA !
On ne peut y faire un pet sans qu’un écolo se bouche le nez.
C'est vous dire...
Si les déchets présentent un problème aujourd'hui, c'est grâce à qui ?
Grâce à l’arrêt des études sur la surgénération, dans les années 80, pour des motifs purement électoralistes.
On peut imaginer que sans cette décision inopportune, les déchets ne seraient plus un problème.

Tireman | 31 octobre 2013 à 13h01
 
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"Et pourquoi le Danemark et l'Allemagne ont l'électrcité la plus chère d'Europe ? Pour une fois qu'on avait un petit avantage concurrentiel, il faut vite le supprimer !" - Effectivement, vu comme ça, ça parait très simple. Et qui paiera les externalités du nucléaire en cas d'accident? Allez donc demander aux japonais comment ils gèrent la situation. Et pourquoi toujours parler de concurrence? La problématique énergétique ne se résume-t-elle qu'à une histoire de gros sous?

"Et ne parlons pas des paysages et des sites, il paraît que ce n'est pas moderne !" - Alors là c'est vrai que vous avez raison : une cheminée de centrale, c'est tellement plus beau n'est-il pas!

On en reparle dans quelques années lorsque l'état prendra enfin ses responsabilités vis-à-vis du démantèlement des centrales. Et alors enfin on pourra peser le pour et le contre : nous n'avons aucun recul sur la fin de vie de cette soit disant "technologie propre".

Bob | 31 octobre 2013 à 13h09
 
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Alors la renseignez vous : en quoi l’éolien est-il générateur de CO² ? Comparez l’énergie grise pour construire une éolienne à celle d’une centrale à production d’énergie égale. Le vent n’est en rien émetteur de CO².. Quant à la biomasse, elle est neutre : le CO² capté par les végétaux (issue de l’atmosphère !) est restitué à cette dernière, d’où une équation nulle ! Révisez vos cours mon vieux. Sachant qu’une partie de cette biomasse (digestat de méthanisation par exemple) contient encore du carbone qui sera restitué au sol. La biomasse utilisée à grande échelle contribue à la déforestation ? La France n’a jamais été aussi boisée que maintenant depuis le milieu du XIXème siècle et atteint aujourd’hui 15,5 millions d’hectares..

Effectivement, les accidents Tchernobyl et Fukushima étaient soit disant dus à des « inadéquations » : mais l’erreur n’est-elle pas humaine ? Couplé à cela, la France, avec ses 12 000 km de côtes n’est pas à l’abri d’un mégatsunami (baie Lituya en 1958, risque élevé pour l’île de la Palma) ou d’une attaque terroriste. Le nucléaire n’est pas propre est cela n’est plus à démontrer. Mais aussi fiers que nous sommes français de notre technologie franco-française, nous avons besoin d’attendre qu’un accident majeur se produise chez nous pour nous en rendre compte. Quant aux déchets et à la surgénération, si le réacteur de Kalkar a été arrêté en 91, c’est pour des raisons de sécurité et de surcoût 3,5 milliards euros).

Bob | 31 octobre 2013 à 14h52
 
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@lancieux
Est-ce que le prix actuel de l'électricité nucléaire tient compte du coût du démantèlement de toutes les centrales nucléaires françaises et du coût de gestion des déchets nucléaires pendant des centaines ou milliers d'années ?
Comment évaluer ces coûts quand on ne sait même pas encore aujourd'hui comment on va faire... ?
Ou peut-être EDF préfère-t-il reporter ce coût sur les générations futures...

michèle | 31 octobre 2013 à 15h14
 
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C'est chouette de surfer sur la peur, ça permet de rendre les masses bien dociles.
Et les promoteurs adorent Bob.

bobinette | 31 octobre 2013 à 20h18
 
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une énergie plus chère, peut être une bonne solution pour éviter le gaspillage qui transforme notre planète en lampadaire géant.

lio | 01 novembre 2013 à 12h41
 
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Les promoteurs éoliens affichent des taux de rendement financier supérieurs à 10 % ,jusqu'à 13 % ! les heureux titulaires de livrets A peuvent apprécier,et aussi s'interroger sur cet étrange miracle économique .
Les 4000 éoliennes en France produisent environ 2,5 % de notre électricité. Or l'électricité ne représente guère que 25 % de notre énergie .
On peut comparer cet apport avec le coût sociétal :le cadre de vie dénaturé ne semble pas la préoccupation des affairiste éoliens.

sirius | 01 novembre 2013 à 18h18
 
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bonjour Bob , je suis d'accord avec vous, mais ne vous préoccupez pas de Tiremant... c'est un éternel anti éolien à des arguments qui ne tiennent pas debout, de plus quand vous argumentez avec précision celui ci répond toujours à coté...il lit des tas de magazines mais n'est vraiment un professionnel au sens propre du terme , de plus combien de contradictions dans chaque forum de celui ci ....

henri | 01 novembre 2013 à 19h08
 
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Je suis très amusé par la réaction d’Henri !
En effet, je suis un anti-éolien convaincu.
Mais, mon cher Henri, si mes arguments sont si peu digne d’intérêt, pourquoi donc éprouvez-vous le besoin de faire une attaque personnelle, en déformant de plus volontairement mon pseudo ?
Un peu contradictoire votre attitude.
Preuve, s’il en est, que mes arguments vous dérangent, même s’ils n’émanent pas d’un « professionnel », comme vous dites.

A Sirius, pour abonder dans votre sens, je pose cette question :
Combien de patron de PME ne rêveraient-ils pas d’avoir l’assurance que leur production, qu’elle quelle soit, bénéficie d’une OBLIGATION D’ACHAT au prix fort ?
Que de nuits blanches leur seraient ainsi évitées !

Tireman | 04 novembre 2013 à 10h31
 
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Il n'est pas étonnant qu'une étude financée par FEE avance des conclusions favorables à FEE...
Où sont les gueulards si prompts à hurler contre les conflits d'intérêts que l'on peut entendre ou lire parfois en majuscule sur ce site?
Je rejoins les arguments selon lesquels quelques opportunistes profitent d'une électricité payée à un prix régulé scandaleusement élevé, sans aucunement assumer le dérèglement technique du réseau occasionné par leur croissance subventionnée.

Albatros | 04 novembre 2013 à 11h55
 
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Bonjour Tireman,
je soutien Bob, et non vos remarques,de plus, je ne vous attaque pas...juste une petite faute d'orthographe, enfin, quant à vos arguments,ceux ci ne me dérangent pas du tout, puisque vous n'êtes pas entourés de gens compétents, de véritables professionnels et que vous n'allez jamais vers eux sur le terrain, les magazines étant votre bible.votre attitude ici en ce jour démontre encore votre personnalité arrogante et déplaisante...comme d'habitude

henri | 04 novembre 2013 à 12h13
 
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A cette réflexion de bon sens d’Albatros :
« Il n'est pas étonnant qu'une étude financée par FEE avance des conclusions favorables à FEE... », je me permet d’ajouter cette anecdote.

Le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) de Météo-France et du Laboratoire d’Aérologie du CNRS ont toujours décrit l’Auvergne comme n’étant pas une région favorable au développement éolien.
L’irrégularité des régimes des vents en est la cause principale.

Hors, cela ne devait pas faire l’affaire de tout le monde, puisqu’une étude des gisements éoliens en Auvergne a été commanditée par l’ADEME Auvergne en juin 2003.

Curieusement, ce rapport trouve sur une bonne parti du territoire, des vents exploitables pour l’éolien, contredisant totalement les rapports du CNRM et du CNRS.

Curieusement aussi, la rédaction de ce rapport a été confiée à un petit bureau d’études privé, Aria Technologies aux moyens bien plus limités que les deux précités, et qui pour cette étude, a utilisé un « logiciel maison », dont les caractéristiques technique baignent dans un flou des plus artistique.

Mais là où j’ouvre de grand yeux, c’est quand, page 5 du rapport, je m’aperçois que le rédacteur dudit rapport, salarié à l’époque de Aria Technologies, est aujourd’hui le Directeur technique chez EOLE-RES, filière de RES Mediterranean, promoteur de nombreux projets éoliens, dont celui de Saint julien-Puy-Lavèze, au sujet duquel j’ai adressé un rapport circonstancié au commissaire enquêteur.
à suivr

Tireman | 04 novembre 2013 à 14h45
 
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Suite,
Certes, il n’y a là aucune infraction pénale mais l’expression avérée d’une collusion administration/promoteur, assez scandaleuse par elle-même.

D’autre part, on ne peut que s’interroger cette étrange contradiction :
La Chaine des Puys Faille de la Limagne postule pour son inscription au patrimoine mondiale de l’UNESCO.
C’est bien.
Pourtant, quand on regarde les partenaires de cette demande, on se pose des questions : Conseil Général Puy de Dôme, Parcs des Volcans d’Auvergne, Préfecture d’Auvergne … Autant d’acteurs qui ne se sont guère illustrés pour empêcher l’installation d’industries hautement polluantes sur les monts d’Auvergne.
à suivre.

Tireman | 04 novembre 2013 à 14h47
 
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Suite,
A titre d’exemple, un parc éolien industriel comprenant une dizaine de machines de 150 mètres de haut va être lancé dans le Cantal, à Polminhac et à Velzic, et ce à portée de vue du grand site du Puy Mary.
Le Cézallier, qui fait parti du PNRVA, est déjà infesté à Ardes sur Couze (26 machines) et à Allanche (7 machines).

Des projets ont été relancés par le récent assouplissement de la législation sur l’installation de ces machines, ouvrant grandes les portes de sites jusqu’alors préservés.
Les ZDE, médiocres garde-fous, ont ainsi été supprimées.
Les promoteurs se jettent donc sur les zones à faibles contraintes fiscales et à opposition riveraine faible : les zones naturelles.
Dans le même temps, pures coïncidences, les grands acteurs auvergnats de la préservation de zones naturelles allègent leurs chartes en y incluant des clauses permettant aux industries des ENR d’implanter leur machines en quasi impunité.

Voyez-vous, mon cher Henri, pas besoin d’être un « professionnel » pour être informé.
Il suffit de ce sentir concerné.

Par contre, j’ai appris récemment qu’une autre ligne ferroviaire allait disparaitre en Auvergne.
Du point de vu de l’environnement, cette nouvelle devrait soulever les ardeurs militantes de nos "verts", car le transport par rail est lui, une véritable réponse au CO², contrairement à l’imposture éolienne.

Tireman | 04 novembre 2013 à 14h49
 
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Et au final Tireman vous proposez quoi? Le retour à la bougie??

Bob | 04 novembre 2013 à 17h47
 
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bonsoir Tireman,
Vous démontrez par votre écrit que des personnes ont eu la sagesse et l'intelligence de revoir leur position et ont disposé des informations que vous n'avez surement pas, de plus vous êtes mal informé ou incomplète puisque vous annoncez:"j’ai adressé un rapport circonstancié au commissaire enquêteur" preuve que votre rapport n'a aucun intérêt...puisque vous parlez de pollution qui me fait bien sourire avez vous vu la cartographie d'impact radioactive qui va au delà de leur pays ,se dirigeant vers l'Afrique, cote ouest des états unis et partout dans l’hémisphère nord. aura un impact sur la santé des millions et des millions de personnes vivant dans l’hémisphère nord faune et la flore terrestre et sous marine suite à la fuite de Fukushima...c'est vrai que vous anti éolien préfère le nucléaire et les bonnes vieilles centrales à charbon très polluant (pour ne cité que la chine) pour produire ....de l'électricité

henri | 04 novembre 2013 à 18h01
 
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Etrange réflexion de votre part, Bob ?
Question énergie électrique, nous avons ce qu’il nous faut, sans avoir besoin de ces « danseuses du Grenelle ».
Du point de vue des EnR, le Massif Central est le 3ème producteur de France en hydroélectricité.
De plus, nous avons un potentiel géothermique non exploité à ce jour.
Nous avons donc besoin de vos moulinettes, même peintes en vert, comme un poisson d’une bicyclette.

Tireman | 04 novembre 2013 à 18h05
 
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Bonsoir Henri.
Sagesse ?
Non, positions dogmatiques dictées par leur appartenance politique.
Et je parle en connaissance de cause.

Notez que le TGI de Montpellier à eu aussi "la sagesse et l'intelligence" d'ordonner la démolition de dix éoliennes dans une commune du Pas-de-Calais, mais là, je gage que vous n’allez pas trouver cela "sage et intelligent" ?

Pour ce qui est de mon rapport, la commission n’a pas encore rendu son avis.
L’essentiel est de l’avoir fait.

Vous écrivez :
« les bonnes vieilles centrales à charbon très polluant (pour ne cité que la chine) pour produire ....de l'électricité », cela concerne plutôt l’Allemagne, où il est prévu de mettre en service, d’ici 2017/2020, 30 centrales à charbon pour une puissance totale de 26,4 GWh, pour palier aux problèmes inhérents à l’éolien…
En France, nous n’en avons pas besoin.
En passant, la chine est avec les USA, le premier producteur éolien…

Contrairement à vous, cher ami, avant d’écrire, je m’informe, même en étant pas un "professionnel"….

Tireman | 04 novembre 2013 à 18h26
 
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Pour compléter votre information, mon cher Henri (non, ne me remerciez pas !) :
En renonçant à leur 17 réacteurs nucléaires d’ici 2020, les allemands eux-mêmes reconnaissent qu’ils vont émettre plus de CO², puisque la relève sera fournie par des centrales thermiques à flamme brûlant du charbon.

En prenant en compte l’arrêt échelonné de tous les réacteurs, on estime que la production d’électricité de ce pays pourrait émettre entre 320 et 480 millions de tonnes de CO2 supplémentaires d’ici 2020, en fonction de la part respective des nouvelles centrales à charbon et à gaz (moins émettrices de CO²) et des énergies renouvelables.
(Les énergies renouvelables étant radicalement incapables de remplacer les centrales nucléaires ; l’Allemagne est en train d’en faire la démonstration.)

En résumé, l’arrêt du nucléaire compensé par le mix charbon-éolienne devrait conduire, dans la meilleure des hypothèses, à une augmentation de 14 % de ses émissions actuelles de CO² par l’Allemagne.
De plus, la facture va-t-être salée, puisque, selon les opérateurs du réseau haute tension du pays, l’abandon de l’énergie nucléaire va coûter à l’Allemagne entre 200 et 400 milliards d’euros dans les années à venir.

Tireman | 04 novembre 2013 à 18h34
 
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Enfin, nous nous égarons, puisque le sujet du jour est :
« Eolien : maintenir les tarifs d'achat en les améliorant ? »

Alors, cette question, Henri, Bob, Lio et consorts :

Qui donc a écrit :

« Les tarifs d’obligation d’achat peuvent être envisagés pour des technologies non matures.
Cela a été le cas pour le solaire et l’éolien à leurs débuts et beaucoup de choses positives en ont débouché.
Mais aujourd’hui, ce sont les plus gros animaux du zoo et on les nourrit toujours au biberon !
Les énergies renouvelables peuvent tenir debout toutes seules maintenant. » ???

Réponse : monsieur Johannes Teyssen, PDG de l’énergéticien allemand E.On…

Très sincèrement, je l’ai écris ce matin, je ne connais pas d’exemple de PME, par définition privée, qui soit ainsi maintenu sous perfusion par les finances publiques, et si longtemps.
Preuve s’il en est, de l’inadéquation d’une part, et de l’imposture d’autre part de l’éolien industriel.
C’est juste un constat.

Tireman | 04 novembre 2013 à 18h38
 
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Toutes mes excuses à MGB88, je viens seulement de me rendre compte qu’il avait publié cette citation de Johannes Teyssen le 31 octobre 2013 à 10h18.
Mais comme il est vrai aussi que certain sont cramponnés à la pale de leur moulinette comme bernicle à son rocher, une piqûre de rappel ne fait pas de mal.
(^^)

Tireman | 04 novembre 2013 à 18h44
 
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Il est un peu étonnant, et lassant, de relire l'éternelle antienne " Vous voulez donc le retour à la bougie ".
Même les promoteurs éoliens affichent comme ambition ultime de fournir 10 % de notre électricité . (Au prix du saccage des plus beaux sites car les plus en vue,et en ignorant le coût en matière d'usage des sites )Or l'électricité ne représente qu'environ 25 % de l'énergie que nous consommons.Les éoliennes ne peuvent donc fournir que 2,5 % de notre énergie. Inutiles de compter sur elles pour échapper à la crise énergétique prévisible..
Quant à la comparaison avec le très inquiétant nucléaire ,il faut se rappeler l'équivalence :plus de 2000 éoliennes de 2 MW ,(150 m. de haut )pour UN réacteur ,et non une centrale.C'est prendre ses désirs pour des réalités que de songer à une transposition des productions.

sirius | 04 novembre 2013 à 19h08
 
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"l'électricité ne représente qu'environ 25 % de l'énergie que nous consommons.Les éoliennes ne peuvent donc fournir que 2,5 % de notre énergie. Inutiles de compter sur elles pour échapper à la crise énergétique prévisible.." - Les 25% dont vous parlez sont bien évidemment tirés des consommations actuelles, et n'intègrent pas une diminution! Ou comment faire parler les chiffres comme on le souhaite.

Pour ceux qui continuent de fermer les yeux sur ce rapport, je vous encourage à lire (j'insiste) le scénario négawatt 2011, ou comment sortir du nucléaire d'ici 2050 par un développement entres autres de l'éolien. L'erreur première de l'Allemagne a été de tourner le dos au nucléaire de manière trop brutale, et rappelons le, la source d'énergie unique propre n'existe pas : la seule solution étant le développement d'un bouquet énergie croisant les productions adaptées au spécificités locales. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une houle prononcée, un vent constant et un ensoleillement avantageux!

Bob | 05 novembre 2013 à 09h46
 
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Pas de soucis Tireman, la citation que j'ai repris de Johannes Teyssen résume le sujet. Il est inutile d'en rajouter plus, n'en déplaisent aux acharnés d'Henri ou autre. D'ailleurs, qu'en pense Henri de Johannes ? Mis à part nous en mettre plein le nez avec son éolien partout, à n'importe quel prix à n'importe quel endroit de notre France, je n'ai jamais lu de sa part qu'il fallait prendre considération de quelques facteurs quelqu'ils soient dans la réalisation et l'étude des parcs éoliens sur la Nature, les Gens, les Paysages etc, etc... Mais si je me trompe, allez y, n'hésiter pas à me corriger. Cela vous est il égal qu'il faille à tout prix en installer un maximum de vos éoliennes ? Mais, là je m'égare du sujet qui est l'étude d'améliorer les tarifs d'achat. Hormis de nous rabâcher la bougie, la peur horrible du nucléaire (que je comprend très bien et c'est un gros problème loin d'être résolu), il est plutôt question d'argent ici dans le débat et la citation du PDG résume tout. Si on arrête de nourrir autant ces énergies, les promoteurs seront t'ils aussi acharnés d'en vouloir en construire ? Réponse ?

MGB88 | 05 novembre 2013 à 10h00
 
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Bonjour MGB88,
Pour répondre à votre question" prendre considération de quelques facteurs quel qu'ils soient dans la réalisation et l'étude des parcs éoliens sur la Nature, les Gens, les Paysages etc, etc" bien sur que cela est pris en compte...aussi cela demande beaucoup de temps avant que le projet d'implantation de parc éolien soit définitivement acquis, ce que vous citez est donc pris en compte. Pour Tireman, il est amusant que vous annoncez la démolition de 10 éoliennes dans le pas de calais, sans citer le lieu, et sans citer l'ordonnance pour votre information on ne démolie pas mais démonter....mais croyez vous que cela va être vraiment démonté!!! et expliquez nous le pourquoi si vous en avez l'audace et l'information complète pour nos les lecteurs ,et quel est le développeur éolien concerné ;c'est un sujet intéressant ne croyez vous pas!!! vous écrivez:"Les énergies renouvelables étant radicalement incapables de remplacer les centrales nucléaires ; l’Allemagne est en train d’en faire la démonstration.)
Cela se conçoit naturellement, mais la construction de parcs éoliens contribue quand même à réduire des déchets nucléaires, moins couteuse qu'une centrale nucléaire, et démontable, et emmétrant aucune CO2..à vous lire par l'annonce de vos chiffres, vous préférez le nucléaire, le charbon, que l'éolien qui produit naturellement avec le vent ..

henri | 05 novembre 2013 à 11h07
 
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Bonjour Henri.
Vous aimez la technique qui consiste à "tourner autour sans marcher dedans" ?
Je vous cite :

"mais la construction de parcs éoliens contribue quand même à réduire des déchets nucléaires, moins couteuse qu'une centrale nucléaire, et démontable, et emmétrant aucune CO2..à vous lire par l'annonce de vos chiffres, vous préférez le nucléaire, le charbon, que l'éolien qui produit naturellement avec le vent .."

Je répète donc, car je suis patient :
- Les centrales nucléaires sont là, ne vous en déplaise, et de les fermer ne résoudra pas le problème des déchets qui demeureront.
Les éoliennes ne vont donc pas les réduire.
- Le vent, tout seul, certes, est propre.
Mais l’énergie éolienne, pour être pérenne, a besoin du charbon, ou autre énergie fossile pour fonctionner, donc, l’éolien, de manière indirecte est générateur de CO².
(D’ailleurs, je ne vois pas en quoi le nucléaire a besoin du charbon ?)

Vous pouvez "y tortiller" comme vous voulez, mais c’est imparable.
Une fois de plus, voir l’Allemagne.
Les chiffres et les fait que je cite sont avérés et vérifiables.

Tireman | 05 novembre 2013 à 15h50
 
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Toujours pour Henri, puisque vous ne semblez suivre l’information que si elle va dans votre sens.

Pour rappel, d’Henri :

"Pour Tireman, il est amusant que vous annoncez la démolition de 10 éoliennes dans le pas de calais, sans citer le lieu, et sans citer l'ordonnance"

Sur ce même site, et sous le titre :
"Compagnie du Vent : le tribunal de Montpellier ordonne la démolition d'éoliennes"
Rubrique Juridique - 02 octobre 2013.
Je cite :

"Selon Le Figaro, la Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF-Suez a été condamnée en première instance par le Tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier à démolir dix éoliennes, suite à un recours déposé par les propriétaires du château de Flers, à Boubers-sur-Canche (Pas-de-Calais)."

L'information est à la disposition de tous, mon ami.

Tireman | 05 novembre 2013 à 15h59
 
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Pour abonder dans le sens du post de Sirius (post du 04 novembre 2013 à 19h08), et qui met l’éclairage sur la face cachée du discours des pro-éoliens.
Ce que l’on se garde bien d’indiquer au public, c’est que l’éolien, non seulement n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois, mais que de plus, il a besoin de la présence du nucléaire pour perdurer.
Il est en effet aisé de prétendre fournir X% de l’énergie nationale, tout en se gardant bien de préciser la teneur des données dans la durée et dans le temps.
C’est ainsi que l’on prend des relevés ponctuels, alors que la logique veut que l’on prenne les données étalées sur une période de longue durée.
C’est de cette manière que l’on affine le calcul du facteur de charge d’un fournisseur d’énergie donné, le seul paramètre qui intéresse vraiment le public.
En fait, l’imposture du discours de l’éolien, c’est qu’il n’a surtout pas pour vocation d’éradiquer le nucléaire, comme il le sous-entend, car il y perdrait sa béquille !
L’histoire de la souri qui dit à l’éléphant :
« T’as vu comment « on » l’a fait trembler le pont ? »
A suivre

Tireman | 05 novembre 2013 à 16h24
 
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Suite
Un calcul simple vaut mieux qu’un long discours.

Le facteur de charge d’un réacteur nucléaire a été situé entre 78 et 80%.
Celui de l’éolien terrestre est en moyenne de 22%
On peut donc schématiser ainsi le rapport :
Pour produire l’équivalent énergétique d’un seul réacteur nucléaire de 1300 MW de puissance (soit 0,78×1,300= 1014MWh effectifs moyens), il faut installer 1014 / 22% = 4609 MW éolien
La puissance moyenne des éoliennes terrestres en France étant de 2 à 3MW, un réacteur nucléaire sera remplaçable par, au mieux: 4609/3 = 1536 éoliennes de 3 MW.
Le parc nucléaire français, c’est 58 unités de production réparties sur 19 sites.
La capacité totale du parc nucléaire français est de 63.000 MW, soit une production théorique de 63000 x 0,78 = 49140 MWh
Pour obtenir l’autonomie énergétique (ou plutôt pour se passer de nucléaire), et en tenant compte de leur facteur de charge, c’est à peu près 74500 éolienne de 3MW qu’il faudrait construire…
A suivre.

Tireman | 05 novembre 2013 à 16h25
 
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Suite, et fin :
Or, on sait que les éoliennes actuelles nécessitent une importante surface au sol, imposée par la rotation nécessaire en fonction de la direction du vent, par la taille des pales, par l’interférence entre éoliennes voisines sur le flux de vent, et par mesure de sécurité en cas de chute.
Bien que chaque machine ait une faible emprise au sol (400m²), les éoliennes doivent être distantes entre elles d’au moins 200 m, donc elles doivent occuper une surface de 3,14 hectares chacune pour être en sécurité par rapport à leur voisine.
Un champ moyen de 5 éoliennes occupe 15,7 hectare.
Un champ de nos 74500 éoliennes sauveuse de l’horrible nucléaire occupera une surface de 233930 hectares, soit 2339,3 km² (le département des Yvelines)…
Ou bien, étalée sur l’intégralité de la France métropolitaines, donnerait à peu près un mat tous les 7 km².
Tout ceci, bien entendu, n’est qu’une hypothèse extrapolé au bout de la logique qui voudrait éradiquer la fission nucléaire du sol français.
Hypothèse qui voudrait aussi qu’il y ait « toujours du vent quelque part », ce qui fera sourire les météorologues sérieux, et que de plus on sache stocker l’énergie non utilisée.
J’informe que j’ai pris l’exemple d’éoliennes de 3MW, donc 175m de hauteur.
Et je ne parle même pas des énergies d’appoint indispensables à cette loufoquerie, lesquels feront obligatoirement appel aux combustibles fossiles.

Tireman | 05 novembre 2013 à 16h29
 
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bonjour Tireman,
Je savais indirectement pour cette information concernant le Pas de calais, la compagnie du vent est un parmi d'autres de développeurs éoliens, cependant, la procédure est toujours en cours, il n'est pas sur que le châtelain pour le moment qu'il a gagné.. l'affaire suit son cours..il faut reconnaitre aussi que ce propriétaire a été informé et observer le montage de ces éoliennes , aurait pu faire acte de procédure avant le permis de construire car les communes sont largement informées, il faut reconnaitre aussi que vous savez que vous et moi( bien qu'ayant une vue différente des éoliennes), il faut plusieurs années d'études avant le jour d'implantation , ce n'est pas une victoire quelconque de se dire que les éoliennes pourraient être démonté (pour le moment rien n'est encore fait) mais un véritable gâchis tant qu'humain mais aussi financier pour les communes, et de ce développeur, parque ce châtelain aurait pu faire la démarche au préalable de son mécontentement, avant que toutes ces installations soit faites...comme quoi la bêtise humaine bat son plein en ce monde
et enfin pour conclure , je suis pour de l'énergie propre, que les ingénieurs puissent trouver une solution au recyclage réel des déchets radioactives , une énergie nucléaire vraiment plus propre et plus sain, je pense que vous et moi sur ce dernier seront d'accord, et de plus trouver une autre solution que d'exploiter le charbon pour l'électricité.. polluant comme le nucléaire en ce moment..

henri | 05 novembre 2013 à 16h40
 
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A Tireman,

Merci pour vos posts à rallonge. Encore une fois je constate que vous n'avez rien comprit à la logique qui a été maintes fois explicitée : l'éolien n'est qu'UNE solution parmi d'autres pour se passer du nucléaire. Merci de pousser les logiques et vos calculs à l'extrême, ce qui est assez hilarant je dois dire.

Bob | 05 novembre 2013 à 17h08
 
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Hilarant, de la Baltique, mon cher Bob ?
Que voulez-vous, quand je lis votre argumentation, je ne peux m’empêcher de pousser le bouchon…
Mais il ne vous a surement pas échappé que cela n’était qu’une hypothèse d’école, poussée au bout de l’absurde.
Non, cela ne vous aura surement pas échappé !

Tireman | 05 novembre 2013 à 18h19
 
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https://www.actu-environnement.com/ae/news/projet-lignes-directrices-europeennes-aides-publiques-renouvelables-19867.php4#reactions-form

Excellent, ce pourquoi on se chamaille tous sur ce site est rejoint dans le site ci dessous que vous avez du tous recevoir ce tant tôt. Comme quoi, Johannes Teyssen a raison. On va voir ci les promoteurs seront toujours aussi féru de mettre de l'éolien partout, peut être verront nous une autre sorte d'éolienne naitre enfin sans tous les désagréments que sont celles actuelles, je pense à un brevet Tunisien d'une éolienne de rêve, rendement nettement plus fort, pas de bruits ou infrasons, ni de pales massacreuses d'oiseaux et nettement moins hautes, je vais retrouver ce brave ingénieur....

MGB88 | 06 novembre 2013 à 11h40
 
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Voilà, c'est la Saphonian, ci cette machine est capable de ce qui est dit, les autres iront toutes à la ferraille. Une bride de l'article ci dessous.

Une éolienne moyenne ne capte que 30 à 40 pour cent de l'énergie cinétique du vent, tandis que le Saphonian peut capturer jusqu'à 80 pour cent, selon l’inventeur.

Hassine Labaied, directeur général de Saphon Energy, la start-up qui va commercialiser cette invention, a déclaré que le Saphonian réduit les pertes d'énergie aérodynamiques et mécaniques associées aux turbines à lame tournante .

«Notre prototype de seconde génération est de 2,3 fois plus efficace, et les coûts sont près de la moitié moins chers que ceux de ses prédécesseurs [éoliennes conventionnelles]. Il supprime les composants les plus coûteux dans une éolienne traditionnelle, qui sont les lames, le hub et la boîte de vitesse", a-t-il ajouté.

MGB88 | 06 novembre 2013 à 11h46
 
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Prometteur!

Bob | 06 novembre 2013 à 13h15
 
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Zut j'arrive encore après la bataille... Faut dire qu'il faut être très disponible pour répondre à toutes les pêcheries que vous disperser aux 4 vents !
J'ai remarqué que l'ouverture des hostilités démarrait toujours, tel une tornade, par un pseudo féminin: Laurence, Valérie, Géraldine... C'est très drôle ! Ce mystérieux corbeau semble chargé de réaliser une veille pour toute la bande.

Encore et toujours le même blabla...

Dès lors que l'éolien n'utilise pas de matières premières non renouvelables, l'approche par le rendement, facteur de charge,... , est inappropriée.

Les éoliennes iront toutes un jour "à la ferraille" car tte technologie devient tôt ou tard obsolète. Leur suppression n'impactera pas notre environnement comme ttes les technologies que vous défendez bec et ongles.

Spécifiquement pour Tireman: Encore des calculs qui ne servent à rien puisque l'éolien n'a pour vocation que d'être qu'un maillon de la transition. Tous les moyens sont bons pour faire de la propagande paysagère...
Votre approche de la consommation de surface de l'éolien est tout à fait ridicule puisque les champs st tjs cultivés autour et qu'ils n'ont pas vocation d'être habités. Argument particulièrement capillo-tracté...

L'éolien n'est pas condamné à la "centrale thermique", vous le savez parfaitement, nous en avons largement discuté, vous vivez dans une photographie belle et bien figée...

Voilà, je passais par là pour perdre mon temps à essayer de discuter avec vous

Amusez-vous bien !

guirno | 06 novembre 2013 à 14h52
 
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prêcheries et non pas pêcheries... Que vos yeux me pardonnent, je n'ai pas le temps de me relire et peaufiner ma prose comme certains spécialistes qui se reconnaîtrons.
Le fond demeure plus important que la forme n'est t'il pas ?

guirno | 06 novembre 2013 à 16h17
 
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Mais c’est bien sûr !
Quelqu’un qui intervient pour dénoncer l’éolien ne peut être qu’un horrible corbeau, qui plus est, féminin !
A contrario, celui qui intervient pour défendre la fée éolienne est un preux chevalier blanc.
Le chevalier blanc a toutes les peines à contenir les hordes barbares de la bande à…
A qui au fait ?
Quand je pense à Fernande…
C’est dur, la vie d’un chevalier blanc !
Je m’amuse !!!
N’est-il pas ?

Tireman | 06 novembre 2013 à 16h23
 
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A Tireman....tirez sur vous, avec vos chiffres et calculs obsolètes , et paramètre bidon.. comme d'habitude...

henri | 06 novembre 2013 à 19h40
 
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C’est tout ?
Quel manque de panache, Henri !

Tireman | 07 novembre 2013 à 09h13
 
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Allez allez, vous nous avez déjà proposé mieux que de la vulgaire provocation...

guirno | 07 novembre 2013 à 10h11
 
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Si c’est à moi que s’adresse votre dernier post, mon cher Guirno, sachez que j’ai toujours la courtoisie de rester "à la portée" de mes interlocuteurs…
Je n’ai fait que la réponse appropriée à la teneur d'un commentaire, sans plus…

Tireman | 07 novembre 2013 à 10h31
 
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@ Tireman, Guirno, Henri

Messieurs,

Pouvez-vous recentrer vos réactions sur le thème de l'article et non sur vos querelles personnelles ?

Merci d'avance

La modératrice

La modératrice | 07 novembre 2013 à 10h47
 
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