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Vers une taxe carbone européenne ?

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
À l'occasion du Conseil informel « Ecofin » organisé les 1er et 2 octobre à Göteborg en Suède, les Ministres européens des finances ont consacré plusieurs sessions à la question du financement de la lutte contre le changement climatique. Les ministres ont notamment souligné le rôle central des instruments économiques dans la réduction des gaz à effet de serre. Sur proposition de la Suède, actuellement à la tête de la présidence européenne, un certain nombre de ministres ont accueilli favorablement l'idée de mettre en place une taxe carbone afin de diminuer les rejets émis par les secteurs qui se sont pas concernés par le système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE). ''Nous avons eu des échanges de points de vue très constructifs. Nous avons encouragé la Commission à proposer un examen nécessaire de la directive existante sur la taxation des produits énergétiques'', a déclaré le Ministre suédois des finances, Anders Borg.

L'actuel SCEQE ne couvre que 40% des émissions européennes car il vise les grands secteurs industriels les plus consommateurs d'énergie, soit quelque 10.000 installations en Europe. La taxe carbone européenne pèserait par conséquent sur les autres secteurs tels que les transports, le bâtiment ou encore l'agriculture.

Les ministres ont également confirmé que l'UE était prête à assumer sa part de responsabilité dans le financement international de la lutte contre le changement climatique.

« Le Conseil « Ecofin » poursuivra les discussions sur ce sujet lors sa prochaine réunion le 20 octobre, et en vue du Conseil européen des 29 et 30 octobre.

Réactions4 réactions à cet article

 
Tout le monde doit payer

Il est inconcevable que l'UE laisse trener depuis des décenies cet initiative vitale pour le monde. Les différents commissaires ont laissé passer leurs obligations premières assomés par la contrainte des lobbies. Ensuite ils changent de postes et ensuite ils sont à la retraite avec des parachutes dorées... bien sûr.La Suède on le sait aujourd'hui paie un lourd tribut au CO2. Pourquoi pas la parité pour les autres pays élus democratiquement dans l'UE? Qu'est ce que represente l'UE à l'étranger à niveau écologique? Hélas pas grande chose si non qu'ils ont polluer à tort et à travers pendant plus d'un siècle en vertu de la "prospérité!!

fresco | 06 octobre 2009 à 09h57
 
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Un impot sur la combustion

Au moyen âge on taxait la dimension des fenêtres. En ce début du 21 siècle, les technocrates taxent les rejets de la combustion des hydrocarbures, qu'ils se dépêchent car il n'y en aura bientôt plus et il faudra trouver autre chose! Car il s'agit bien d'un impot et seule une infime mais très médiatique partie sera reversée au contribuable. Faites le calcul : un français rejette, d'après les chiffres officiels 6 tonnes de CO2 par an qui, taxés à 17 € la tonne, rapportent 102 € par français à l'état. Or selon que vous habitez la ville ou la campagne ce même état ne vous reversera que 34 ou 43€ et encore moins si vous êtes un enfant! Si ce n'est pas un impôt supplémentaire alors qu'est ce que c'est?

Georges | 06 octobre 2009 à 17h13
 
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Re:Un impot sur la combustion

En Suisse, nous allons payer dès le 1er janvier 2010 une taxe de 9 cts (6 cts d'euros) par litre d'huile de chauffage. Cette taxe applique le principe du pollueur-payeur, elle va dégager 200 millions de francs suisses (150 mios d'euros)qui vont être entièrement utilisés en subventions pour rénover son logement et ainsi consommer moins d'énergie...Pas mal non ?

Georgette | 15 octobre 2009 à 16h35
 
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Re:Un impot sur la combustion

Si cet argent est utilisé pour financer des investissements massifs dans les énergies propres et la sobriété énergétique, on ne peut que se réjouir de cette taxe. Ceci dit, elle est en elle-même bienvenue : il ne sera plus gratuit de polluer l'atmosphère, l'Etat imposant (sans mauvais jeu de mot) un rétablissement du vrai coût des choses.

Dans le pire des cas, si rien n'est redistribué, non seulement cette caractéristique subsistera, mais en plus, le trou budgétaire de l'Etat se refermera un chouïa. Est-il réfléchi de s'en plaindre quand on sait que c'est toujours par manque de moyens financiers que l'Etat n'agit pas ?

Umwelt | 24 octobre 2009 à 00h21
 
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