Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Réductions des émissions de CO2 : taxe carbone ou quotas d'émissions ?

Face aux aléas climatiques et boursiers, le marché européen du carbone montre ses limites. À quelques mois de la conférence sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague, la taxe carbone apparaît une mesure plus sûre que les quotas de CO2.

Gouvernance  |    |  Agnès Sinaï  |  Actu-Environnement.com
   
Réductions des émissions de CO2 : taxe carbone ou quotas d'émissions ?
© Onidji
   
L'équation est simple, rappelle James Hansen, climatologue de la Nasa : si l'humanité consomme toutes les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) à sa disposition, elle va droit à la catastrophe. Pour modifier les comportements en profondeur et réduire drastiquement les quantités de CO2 émises dans l'atmosphère, il faut les taxer, vite et fort, estime-t-il.

La taxe carbone est le mécanisme qui permet de rendre un accord international efficace à l'échelle mondiale dans un délai très court, a expliqué M. Hansen à l'AFP, en marge d'une réunion d'experts à Copenhague début mars, où 2.000
climatologues du monde entier ont, trois jours
durant, établi le nouvel état de la connaissance du
climat. Selon M. Hansen, cette taxe pourrait être facilement mise en place.

Pour ce spécialiste du climat, si les négociations internationales – polarisées autour d'un marché du carbone où s'échangent des permis d'émission de CO2 (souvent décriés comme des droits à polluer) – ne sont pas fondamentalement repensées, elles seront vaines.

S'il s'agit d'un marché carbone, je préférerais qu'aucun accord ne soit conclu à Copenhague et qu'on prenne une ou deux années de plus, lâche M. Hansen, l'un des premiers climatologues à avoir tiré la sonnette d'alarme dans les années 80 en témoignant avec force devant le Congrès américain.

Un climatologue en colère

Le problème du marché carbone est que cela prend des années à négocier, que vous faites des compromis de toutes sortes, et que cela ne fonctionne pas, explique James Hansen. À propos de l'engagement de Barack Obama à lancer, dès 2012 sur le territoire américain, un marché de quotas aux enchères, le climatologue a mis en garde le président contre les conséquences désastreuses de politiques qu'il juge inadaptées : il y a trop de pression en faveur du marché carbone car les grandes entreprises y sont favorables : elles peuvent faire du lobbying, elles peuvent le tordre en leur faveur.

Son analyse prend un relief particulier au moment où, sur le marché européen du carbone, le prix de la tonne de CO2 s'effondre en raison de la crise économique, mettant crûment en lumière ses limites. Le prix du carbone continue sa descente
aux enfers : il a terminé le mois de février à 9,46 euros sur le marché Spot/Blue Next.
Soit une perte de 70% de sa valeur depuis l'été dernier. Le
tsunami économique explique en partie cette évolution. La surallocation initiale de quotas attribués aux industries lourdes sur le marché européen dit ETS (Emissions Trading Scheme), conjuguée avec la récession actuelle, a fait chuter le prix du carbone. Les industries lourdes concernées par le marché ETS sont frappées par la récession (énergéticiens, aciéristes,
 raffineurs, exploitants de réseaux de
chauffage collectif, verriers, cimentiers, fabricants de chaux, chimistes, papetiers et tuileries), qui entraîne une baisse conjoncturelle de leurs émissions liée au ralentissement de l'économie. Du coup, ces entreprises n'ont plus besoin de recourir au marché carbone pour compenser leurs excédents de CO2. A contrario, elles vendent leurs réserves de quotas, gracieusement alloués par les Etats, pour se procurer des liquidités.

À moins de 10 euros la tonne, le système européen de quotas est totalement dépourvu d'intégrité environnementale. En regard des financements qu'il faudrait mobiliser dans la lutte contre les changements climatiques et leurs conséquences, estimées à 175 milliards d'euros par an autour de 2020, la volatilité du prix du CO2 ne peut que plaider en faveur de la taxe carbone prônée par le climatologue James Hansen. En France, la Fondation Nicolas Hulot en avait fait une mesure phare du Grenelle de l'environnement, encore en attente d'une traduction politique dans un délai indéterminé.

Nouvelle usine à gaz ?

C'est dans ce contexte d'actualité brûlante que le Centre d'analyse stratégique (CAS) a diffusé une proposition pour intégrer le système des transports au marché européen du CO21. Prenant le contre-pied des associations de défense de l'environnement, le CAS considère qu'une taxe carbone risque de ne modifier que marginalement le comportement des automobilistes. La fixation sur plusieurs années de prix croissants des carburants donnerait certes un signal visible à l'ensemble des acteurs et leur permettrait de prévoir leurs investissements de manière rationnelle, mais elle relève cependant d'une économie administrée, affirme le CAS. À la place de la fameuse taxe carbone, le Centre d'analyse se rabat sur une solution mixte qui pourrait consister à recourir à un marché de permis d'émission, reposant sur une allocation initiale par des enchères et encadré par un prix plafond (plutôt élevé pour laisser fonctionner le marché) et un prix plancher (pour limiter les éventuels effondrements de prix des permis).

Dans le secteur des transports, cette solution pourrait consister à imposer aux importateurs de carburants ou aux raffineurs (dans l'ensemble de l'Union) d'acquérir des quotas de CO2 (correspondant aux émissions entraînées par les carburants vendus) sur le marché européen du carbone et de répercuter ce prix sur les carburants. Une condition d'acceptabilité du système serait d'abaisser la taxe intérieure sur les produits pétroliers la première année. Une variante pourrait être d'offrir la possibilité aux chargeurs d'acheter eux-mêmes leurs quotas et de les céder à leurs transporteurs : dans ce cas, le gazole professionnel pourrait ne pas être soumis au système précédent. Il incomberait aux transporteurs d'acquérir les quotas dans le contrat passé auprès de leur chargeur et de les fournir au moment de l'achat de carburants. Dans tous les cas, la redistribution des profits perçus par l'État est un élément essentiel d'acceptation du système par l'opinion publique : le financement du Grenelle, le soutien aux plus démunis ou l'allègement des charges sociales constitueraient certainement de bonnes utilisations ; d'autres dispositifs tels que des mécanismes de redistribution pour les familles contraintes financièrement ou « victimes » du mitage urbain, pourraient également être envisagés. Reste que ce système, qui pourrait doper le marché carbone et procurer des devises aux Etats grâce aux enchères, n'échapperait pas à la volatilité ambiante, aux aléas tant financiers que politiques.

Réactions19 réactions à cet article

 
Après l'heure c'est plus l'heure

Le marché des quotas a été mis en place. Il permet de tenir un objectif de réduction d'émission de CO2 au meilleur coût. Il faudrait maintenant, après avoir réussi une petite prouesse européenne, tout remettre à plat ? Parceque le cours chute sur le marché SPOT ? Parceque ceux à qui les quotas sont imposés les tiennent trop "facilement" ?

Je ne suis pas un grand intellectuel de la finance mais je pose benoitement la question: Serait-ce compliqué,compte tenu des effets de la crise, de décider tout simplement de quotas plus sévères ?

fred0408 | 19 mars 2009 à 17h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Une taxe pour quoi faire réfléchissons un peu

Bonjour,

Nous voulons diminuer nos émissions de gaz à effet de serre et aider ou empêcher les pays en voie de développement de consommer comme nous des produits fossiles.
1) n’ont-ils pas comme nous le droit à l’accès au modernisme et au confort ?
2) ne voulons nous pas plutôt garder égoïstement ces ressources pour en profiter plus longtemps ?
Une question : diminuer nos émissions de gaz à effet de serre pour quoi faire ?
Si nous voulions endiguer le soi-disant effet de serre il nous faudrait arrêter immédiatement et totalement la consommation de produits fossiles.
Que nous les consommions rapidement ou lentement la teneur finale en CO2 de l’atmosphère sera la même.
La seule à pouvoir nous aider est la forêt avec des arbres vieux d’au moins vingt ans, hors cette forêt diminue de jour en jour.
Une autre solution serait de ré-injecter le C du CO2 dans le sous-sol en utilisant le moins d’énergie possible.
Pourquoi pas !
Je pense que nous trouverons un remplaçant pour les essences ou les fuels, mais pour tous les produits dérivés se sera plus dur.

Alors réfléchissons : réduire pourquoi ? puisque la teneur maximale en CO2 de l’atmosphère ne sera que décalée de quelques années.

Cordialement
Paysan

Paysan | 19 mars 2009 à 23h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Ou est l'urgence

Aujourd'hui l'urgence n'est pas dans les energies renouvelables solutions du futur mais pas mures aujourd'hui
L'urgence pour stopper ce cancer du rechauffement climatique est la taxe carbone formule HANSEN qui seule permettra de reduire les emissions tout en restant relativement ega
litaire

Anonyme | 20 mars 2009 à 12h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Ou est l'urgence

Peut-on m'expliquer la différence entre la taxe carbone et la TIPP ?

fred0408 | 20 mars 2009 à 12h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Une taxe pour quoi faire réfléchissons un peu

Bonjour,

Lorsqu'on est piqué par un serpent venimeux mortel, la première chose à faire c'est de placer un garot pour ralentir l'affux du venin au coeur. Quand c'est fait, on appelle les secours ou on essaye d'accéder à son frigo pour y trouver la seringue du sérum qui va bien.

Là, on vient de poser le garot, celui des quotas. la question urgente, me semble-t-il, est de savoir à quel point il faut le serrer pour qu'il remplisse correctement sa fonction.

Si tu trouves, Paysan, le N° vert pour appeler les secours (de préférence un N° qui répond), merci de passer l'info. D'ici là, je me dirige vers le frigo.

cdlt

Fred0408

fred0408 | 20 mars 2009 à 13h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Ca, c'est déjà prévu au Grenelle II

extrait de l'article:
"Dans le secteur des transports, cette solution pourrait consister à imposer aux importateurs de carburants ou aux raffineurs (dans l’ensemble de l’Union) d’acquérir des quotas de CO2"
commentaire:
Ce dispositif est déjà prévu, en France, dans le Grenelle II sous la forme des Certificats d'Economie d'Energie. Il est en effet prévu d'étendre la liste des "obligés" aux raffineurs

cdlt,
Fred0408

fred0408 | 20 mars 2009 à 13h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Une réponse

Taxe ou Quotas ?

L'inconvénient de la taxe, c'est qu'elle déresponsabilise les acteurs. Si j'ai bien compris c'est le sens de la réserve du CAS citée dans l'article " mais elle relève cependant d'une économie administrée ". En clair, je n'ai rien à faire puisque la question est gérée par l'administration qui s'occupe de tout !

L'intérêt des quotas, c'est de pouvoir piloter l'action en responsabilisant les acteurs.

cdlt
fred0408

fred0408 | 20 mars 2009 à 13h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Une taxe pour quoi faire réfléchissons un pe

Bonsoir fred0408,

Merci pour l'intérêt que vous avez apporté à mon commentaire, je me dois de vous répondre.
Je comprends l'image de votre serpent mortel, mais l'épuisement de nos ressources fossiles n'est et ne sera pas mortel, c'est tout simplement pénalisant par rapport au mode de vie que nous connaissons, avec la perte du confort de nos routes en bitume, la perte de nos un climats qui seront peut-être différents, la perte du confort fourni par les pneumatiques de nos vélos etc.
Par contre pour les habitants du Tonga la vie à Tulavu (excusez l'orthographe) ne sera plus possible. Mais actuellement ils sont menacés "mortellement" par un nouveau volcan sous-marin. Pour eux la disparition de leur territoire liée à l'effet de serre doit être loin de leurs préoccupations.
Le serpent mortel, pour nous êtres humains, serait la disparition de nos forêts dans l'état actuel de nos connaissances du stockage du Carbone.
Pour le reste ne vous laissez pas berner par les vendeurs de CO2 que nous citoyens payons sans rechigner, soi-disant pour la bonne cause.
N'oubliez pas Lavoisier ou Anaxagore de Clazomènes; " Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme " mais pour le CO2 ou dérivés il n'est besoin de garot.

Cordialement
Paysan

Paysan | 21 mars 2009 à 00h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Une taxe pour quoi faire réfléchissons un

Bonjour Paysan,

a) les conséquences annoncées du réchauffement climatique dépassent assurément le stade de l'inconfort. On parle bien de disparition d'espèces et de millions d'êtres humains déplacés, de terres agricoles innondées, .... l'image du serpent ne me parait pas excessive.

b) je ne sais pas ce que vous entendez par "vendeur de CO2". Le marché des Unités de Réduction d'Emission de CO2 permet de financer des projets qui réduisent les émissions de CO2 en vendant ces réductions à des industriels soumis à quotas et pour qui, les réduire eux-même, leur coûteraient plus cher. De sorte que le système permet de tenir globalement des objectifs de réduction d'émission sans mettre à plat l'économie.
Que paye donc ici le citoyen comme vous dites ?

cdlt
fred0408

fred0408 | 21 mars 2009 à 10h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Une réponse

bonjour!

notre association est tout à fait d'accord avec ce que préconisez: responsabiliser les acteurs!
si vous lepermettez vous suggérons de compléter par : que ces acteurs agissent pour arrêter la déforestation mais surtout pour favoriser les actions de reforestation par la création de puits de arbone
notre ssociation avait sollicité de l'aide pour créer des puits de carbone au sud de l'EUROPE c'est en AFRIQUE DU NORD et pourquoi pas en plein coeur du Sahara où l'eau et les sols existent !!
à titre expérimental nous proposé de créer quatre puits de carbone deux au nodr un au niveau de la steppe et un en plein sud
hélas aucune voie nous a été d'un secour quelconque !!
la lutte contre le réchauffement de la planète et les changements climatiques c'est aussi un reboisement conséquent 1° pour reconstituer les supericies déboisées ces dernières dizaine d'années 2° reconstituer les forets d'antnan avec tout cela suppose !

DAOUD Alger | 22 mars 2009 à 08h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Une réponse

Je ne suis pas un spécialiste des puits carbone mais si les projets de reforestation que vous proposez se traduisent bien par une réduction du CO2, votre association s'est-elle alors intéressée à la source de financement des projets que peuvent constituer les mécanismes MOC ou MDP prévus au protocole de KYOTO ?

fred0408 | 22 mars 2009 à 09h18
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Une réponse

La réalisation de puits de carbone me semble dénué de sens puisque leur création et leur efficacité arrivera dans des délais bien trop long pour éviter une hausse de plus de 2°C des températures moyennes.
D'autre part se reporter sur des solution sans traiter le problème à sa source est un système qui a permis de reporter les problèmes en les offrants aux générations suivantes, il faut changer de logique.
D'autre part si les véhicules européens sont moins gourmands que leurs collègues américains, si les gens arrêtent de fumer, c'est bien un effet de taxe qui permet cela

Chocard | 23 mars 2009 à 09h57
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Ou est l'urgence

La taxe carbone doit se différencier de la TIPP (qui pourrait être intégrée dans la taxe carbone, ce serait une bonne idée) pour 2 choses essentielles :
- cette taxe doit être élevée pour représenter un signal fort
- elle doit être redistribuée afin d'aider les personnes ou entreprises qui n'auraient pas les moyens a utiliser des moyens efficaces pour se chauffer ou pour produire de façon efficace et décarbonnée

Chocard | 23 mars 2009 à 10h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Taxe carbone.

La taxe carbone est effectivement plus juste et équitable. Contrairement aux quotas d'émissions, elle ne pourra pas facilement être contournée ni monayée.
Cependant, il faut bien garder en tête que notre principal objectif est la diminution de la concentration des G.E.S., particulièrement le dioxyde de carbone, dans l'atmosphère.
Alors, pour y arriver, il faudra se concentrer sur les mesures d'économies d'énergie et développer au maximum les énergies renouvelables.

denlaf | 23 mars 2009 à 13h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Une réponse à tous et particulièrement à Fred0408.

Bonsoir à tous,

Si vais essayer d’être bref en m’exprimant sous toutes réserves n’étant pas un scientifique mais juste un observateur distant et prudent.
Je suis d’accord avec vous tous pour dire que l’émission de Dioxyde de Carbone ou le C02 est nuisible à notre environnement tel que nous les connaissons, surtout à la faune et la flore qui nous accueillent.
Le message que je veux faire passer est que le la seule solution pour arrêter l’augmentation du CO2 est l’arrêt total et définitif d’émission de ce dernier.
Ralentir, ne fera que décaler de quelques années la teneur maximale en CO2 dans l’atmosphère.
Cette teneur est liée à la somme cumulée des énergies, d’origine « carbone » fossiles ou non, consommées rapidement ou non.
Cette teneur cessera d’augmenter quand nous aurons tout consommé.
Les taxes ne changerons rien hormis les inégalités sociales.
Chez le sujet jeune c’est l’arrêt de la cigarette qui est profitable ce n’est pas la taxe.
Je trouve injuste que l’on rende l’accès à l’énergie, liée au progrès, inaccessible aux plus pauvres.
N’oublions jamais : seuls l’arrêt complet et définitif des émission de CO2 peut stopper l’augmentation de sa teneur dans l’atmosphère et l’augmentation des zones boisées, de plus de vingt ans sous nos latitudes (45°) et encore plus âgée ailleurs.

Je vois que vous êtes tous sensibles aux problèmes d’environnement. A mes yeux je vois beaucoup plus mais beaucoup plus grave que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère ce sont :
- la diminution du nombre des oiseaux
- la mortalité des abeilles.
Si ces dernières disparaissent il ne restera plus que quelques années à la majorité d’entre nous.

Ce n’est pas à moi de vous dire merci pour vos réactions mais elles permettent cependant de mieux comprendre comment d’autres abordent le problème, forgent l’opinion donc le pouvoir.

Bonne soirée à tous
Cordialement
Paysan

Paysan | 23 mars 2009 à 23h34
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Une réponse

Il me semblait avoir compris, avec la brillante démonstration d'Al Gore, que la solution est une addition de plusieurs solutions toutes insuffisantes à elles seules.

Est-il prudent de décider aujourd'hui que l'on aura pas besoin de ces puits carbone lorsqu'ils pourront être efficace ?

fred0408 | 24 mars 2009 à 07h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Une réponse à tous et particulièrement à Fred04

Désolé, le message "que la seule solution pour arrêter l’augmentation du CO2 est l’arrêt total et définitif d’émission de ce dernier" ne passe pas.

les émissions de co2 et d'autres GES sont une conséquence du développement de la vie, dans un équilibre.

l'espèce humaine a perturbé cet équilibre. maintenant que l'on en a pris conscience, la question n'est pas d'arrêter de vivre, mais de mieux vivre.

J'ai l'impression, Paysan, que tu vois l'atmosphère comme une bouteille qui se remplit de CO2. Mais c'est faux, la nature est faite de cycles de transformations qui forment un équilibre dynamique. Le problème est de ne pas bousiller cet équilibre.

cdlt,
Fred0408

fred0408 | 24 mars 2009 à 08h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Taxe carbone.

Au bout d'un moment, après les échanges d'idées, le moment vient de passer à l'action. Alors naissent des projets. Des projets d'activité qui réduisent les émissions de CO2. Comment les financer ? Je trouve que la possibilité de monayer les réductions, c'est-à-dire les vendre pour financer l'acitivité réductrice d'émission, c'est un bon principe.
Pas d'accord ?

cdlt
Fred0408

fred0408 | 24 mars 2009 à 08h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Une réponse

En fait c'était pas très malin de ma part de présenter les choses comme çà
Je pense que l'on est déjà très en retard sur les actions d'économie d'énergie. Et c'est sur ce point qu'il faut faire très vite (quand je dis "on" je parle déjà de ce que je connais c'est à dire les pays occidentaux et en particulier de la france où les élus sont complètement à la rue concernant cette problématique)

Évidemment les puits de carbone sont une bonne idée en complément (je suis d'accord qu'il n'y a pas une solution mais une combinaison de solutions s'adaptant aux réalités locales)

chocard | 24 mars 2009 à 14h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Agnès Sinaï

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

RES : des systèmes de stockage d’énergie pour un rendement maximal RES