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Le secteur des télécoms s'engage dans une démarche vertueuse

Le gouvernement et la fédération française des télécoms ont signé une charte d'engagement volontaire pour le développement durable. Maîtrise des consommations d'énergie, recyclage et affichage environnemental sont au menu de cette charte.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
Le secteur des télécoms s'engage dans une démarche vertueuse
   
''Le secteur des technologies de l'information et de la communication est paradoxal : alors que sa consommation énergétique augmente de manière importante, il a également un fort potentiel de réduction des consommations mais aussi des émissions de gaz à effet de serre''. La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a résumé l'objet de la charte d'engagement volontaire signée ce 22 juillet entre le gouvernement et la fédération française des télécoms.
''Longtemps, le secteur a joué sur son potentiel environnemental. Ses technologies peuvent en effet permettre de réduire l'impact de la société sur l'environnement. Les smart grid, la visioconférence… sont des technologies du futur. Mais le secteur doit commencer par balayer devant sa porte ! Ses consommations d'énergie sont fortes, sa recyclabilité est faible. Sans négliger ses développements, le secteur doit devenir plus vertueux'', analyse Nathalie Kosciusko Morizet, secrétaire d'Etat à la prospective et au développement de l'économie numérique.
La charte incite donc les professionnels, à travers plusieurs volets, à diminuer leur impact sur l'environnement et à accuenter leur rôle en faveur du développement durable.

Diminuer l'impact environnemental des TIC

Selon une étude Idate et Boston consulting group menée en 2009, la consommation du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) représentait, en 2008, 7,3 % de la consommation électrique française (35,3 TWh/an). Cette même étude établit que, malgré la croissance des usages (essor du haut débit, hausse de l'équipement des ménages…), cette consommation pourrait être réduite à 34,3 TWH/an en 2012 et 33,9 TWh/an en 2020 grâce à des améliorations technologiques. Un objectif réaliste : entre 2005 et 2008, les consommations électriques de la filière TIC ont cru deux fois moins vite que le taux d'équipement. La diminution des consommations d'énergie des réseaux, des centres de données, des boxes ADSL et des décodeurs TV est donc au centre de la charte signée ce 22 juillet.

La charte engage également les opérateurs à accélérer la récupération des téléphones usagés en vue d'une réutilisation ou d'un recyclage. En 2009, les trois principaux opérateurs ont collecté 485.000 mobiles, alors que leur nombre est estimé à 1 million. Pour améliorer, le taux de collecte, les opérateurs ont mis en place début 2010 une incitation financière, de 2 à 280 euros selon l'état, l'ancienneté et le modèle.

Parallèlement, deux opérateurs (Orange et SFR) ont récemment initié un affichage environnemental des téléphones fixes et mobiles qu'ils vendent dans leur réseau afin de permettre au consommateur d'identifier l'impact environnemental de l'ensemble du cycle de vie des produits qu'il achète. La charte envisage que ces deux initiatives individuelles convergent dès 2010 quant aux modalités d'évaluation et aux indicateurs pris en compte. Le troisième opérateur, Bouygues télécom, s'engage à déployer l'affichage environnemental une fois ces travaux d'harmonisation effectués.

Toujours dans l'idée de favoriser l'écoconception et les produits vertueux, la charte incite les professionnels à mieux prendre en compte les critères de responsabilité sociale des entreprises et de développement durable dans la sélection de leurs fournisseurs et sous-traitants et orienter leurs achats vers des produits et services plus respectueux de l'environnement.

Accroître les bénéfices environnementaux liés aux TIC

Malgré leur impact environnemental, les TIC peuvent jouer un rôle positif dans le développement durable. L'optimisation des consommations électriques en heure de pointe (outils de pilotage à distance, compteurs intelligents…), les transports (optimisation des réseaux logistiques, TIC embarquées…) ou encore la dématérialisation (télétravail, visioconférence, eCommerce) pourraient en effet permettre, selon Idate-BCG, de réduire de 7 % les émissions de gaz à effet de serre françaises. La charte engage donc les professionnels à promouvoir ces usages innovants et à suivre leur impact sur les émissions de GES.

Réactions2 réactions à cet article

 
Pour une fois...

La philosophie,cette indigente, montrerait elle aujourd'hui le bout de son sein ?
Nietzsche ne disait il pas:"La vérité ?,vous n'y pensez pas !La vérité est un attentat à toutes nos vertues..."
Je vous l'accorde celui là parlait des femmes...Pas de leurs téléphones

ECCE HOMO | 23 juillet 2010 à 10h38
 
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balayer, balayer...

et si Etat, collectivités territoriales etc commençaient à optimiser les NTIC pour leur propre usage, les associations le demandent pourtant

mais il n'y a plus de balai disponible sans doute

JMB | 29 juillet 2010 à 12h54
 
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