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Ondes : l'Anses alerte sur les téléphones portables portés près du corps

L'Anses alerte sur l'utilisation de certains téléphones portables, mis sur le marché avant juin 2017, qui présentent des niveaux d'exposition élevés aux ondes électromagnétiques, lorsqu'ils sont placés près du corps, comme dans la poche d'une veste.

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Ondes : l'Anses alerte sur les téléphones portables portés près du corps

Dans un rapport publié le 21 octobre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a analysé les tests, réalisés par l'Agence nationale des fréquences (ANFR), sur près de 300 téléphones portables, entre 2012 et 2016. L'objectif était de vérifier si ces appareils respectaient les limites fixées pour l'indice de débit d'absorption spécifique (DAS) lorsqu'ils sont portés près du tronc, comme par exemple dans la poche d'une veste ou dans un sac. Pour rappel, le DAS est l'indicateur utilisé pour évaluer la quantité d'énergie absorbée par le corps exposé à des ondes électromagnétiques radiofréquences. La valeur limite réglementaire du DAS en France est établie à 2 W/kg (watt par kilogramme), que le téléphone soit placé au niveau du tronc ou de la tête.

Renforcement des mesures de DAS depuis juin 2016

Les fabricants « sont tenus d'évaluer l'exposition dans des conditions réalistes d'utilisation, à savoir lorsque le téléphone est placé très près du corps, au maximum à 5 mm de distance », souligne l'Anses. Or, l'agence sanitaire prévient qu' « un nombre important » des téléphones testés, qui étaient « conformes à la précédente réglementation », ne le sont plus aujourd'hui et « sont encore mis sur le marché ». Leur DAS dépasse 2 W/kg, si on le mesure à moins de 5 mm du corps.

Jusqu'en 2016, la précédente réglementation prévoyait que, lors de la réalisation de cette mesure de DAS, les fabricants puissent choisir la distance d'éloignement entre l'appareil et le corps, comprise entre 0 et 25 mm. « La majorité des téléphones mis sur le marché étaient conformes pour une utilisation à une distance de 15 mm », indique l'Anses. Cependant, la directive européenne dite « RED », appliquée depuis le 13 juin 2016 en Europe, impose de mesurer le DAS en positionnant le téléphone mobile à 5 mm du tronc au maximum, correspondant à des conditions d'utilisation « prévisibles ». Cette directive prévoyait une période d'application transitoire d'un an jusqu'au 12 juin 2017.

Réduire les expositions élevées des téléphones

 
Les fabricants sont tenus d'évaluer l'exposition dans des conditions réalistes d'utilisation, à savoir lorsque le téléphone est placé très près du corps, au maximum à 5 mm de distance  
Anses
 
L'Anses a examiné les études récentes portant sur les effets éventuels liés à des expositions à des DAS supérieurs à 2 W/kg. « En l'absence d'étude chez l'humain », les experts de l'Anses se sont appuyés sur les études expérimentales réalisées chez l'animal ou sur les cultures cellulaires. Ils ont mis en évidence qu'un DAS supérieur à 2 W/kg peut notamment entraîner « des effets biologiques, en particulier sur l'activité cérébrale ». Leurs résultats « ne permettent pas de conclure à l'existence ou non d'effets sur d'autres fonctions biologiques spécifiquement associées à de telles expositions au niveau du tronc ».

L'Anses recommande que des mesures soient prises afin que les utilisateurs ne soient plus exposés à des niveaux élevés lorsque les téléphones sont portés près du corps. Elle préconise aux fabricants de procéder à la mise à jour des logiciels des appareils concernés pour qu'ils réduisent leur DAS, ou d'organiser leur rappel auprès des consommateurs.

L'Agence appelle également à « faire évoluer les dispositions normatives afin que les mesures de vérification de conformité du " DAS tronc " des téléphones mobiles soient effectuées au contact du corps ».

Réactions3 réactions à cet article

 

S'il est dans un sac (à main je suppose), le téléphone est au delà des 5mm, non?
De toutes façons, vue la durée de vie moyenne des téléphones portables, victimes de l'obsolescence programmée et des pathologies consuméristes, il me semble que l'étude arrive un peu tard...

adjtUAF | 24 octobre 2019 à 10h15
 
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l' ANSES ne fait pas son travail. Déjà mise en cause avec les dangers des ondes émises par le LINKY. Ici, cela fait des années que le DAS réel aurait dû est communiqué à la population,
c'est à dire le DAS émis " oreille collée au téléphone" !
à signaler Une députée européenne écologiste qui, elle, fait un vrai travail Mme Michèle Rivasi.
A 6 mois des élections, les vertes eelv nantaises, s'interrogent sur la 5 G.. Les municipalités devraient pouvoir communiquer à la population les cartes avec les implantations des antennes 5G, et les antennes en projet...

J Cl M 44 | 24 octobre 2019 à 11h01
 
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Depuis une bonne vingtaine d'années que la téléphonie mobile s'est démocratisée et répandue dans toutes les poches, l'ANSES arrive avec quelques métro de retard, c'est le moins qu'on puisse dire ! Suivant cette réactivité, nous dira-t-on dans 30 ans seulement que la 5G (qui fera pâle figure au regard des standards qui seront alors en vigueur) représentait un réel danger pour celles et ceux qui habitent à proximité des antennes et dont les appareils portables l'utilisaient ? Mais il ne faudrait pas contrarier de si colossaux intérêts industriels et financiers, n'est-ce pas ?!
Fort heureusement, des chercheurs, des ONG et autres associations de consommateurs indépendantes et des élus au réel service de la population communiquent les bonnes infos en temps utile à qui veut bien s'en emparer.
Le scénario industriel / santé est toujours le même : on met sur le marché des technologies qui se répandent partout puis on évalue leur dangerosité et on se rend compte - ben tient - qu'on aurait pas du. C'est ballot.
Sans parler des dégâts que provoque la multiplication des écrans sur le développement cérébral des plus jeunes et des ados. Ce qui explique peut-être pourquoi les génies de la Silicon Valley envoient leurs progéniture dans des écoles "computer free"... Ca devrait faire réfléchir les techno addicts et autres geeks, non ?

Pégase | 24 octobre 2019 à 11h43
 
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