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Agrocarburants : un projet européen développe des textiles pour accélérer la production d'algues

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°-342 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°-342
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Financé à hauteur de 3,4 millions d'euros par l'Union européenne, le projet "AT ~ SEA" met au point des textiles "performants" pour l'exploitation à "haut rendement" d'algues marines dédiées à la production de médicaments, d'engrais biologiques, de denrées alimentaires ou encore d'agrocarburants. D'une durée de trois ans, ce projet se terminera en juillet 2015.

Les essais de textiles menés dans les trois sites expérimentaux de Solund, en Norvège, Oban, en Écosse, et Galway, en Irlande, ont conduit à des rendements allant "jusqu'à 16 kg d'algues humides par mètre carré, soit trois à cinq fois plus que le rendement obtenu avec les méthodes d'exploitation traditionnelles des algues marines", selon la Commission européenne.

Ces textiles (tapis d'1 mm d'épaisseur) peuvent supporter une grande quantité d'algues "sans se déchirer ni attirer des plantes ou des mollusques indésirables". Les revêtements bio-sourcés des textiles "protègent les jeunes algues et stimulent leur croissance". Les chercheurs commenceront en ce mois de septembre à cultiver 200 m2 de tapis dans chacun des trois sites expérimentaux. Selon le coordinateur du projet, Bert Groenendaal, de la société belge Sioen Industries, les rendements pourraient augmenter pour atteindre 20-25 kg au m2, "au fur et à mesure que le groupe affinera ses techniques".

Production prometteuse d'agrocarburants

Les algues marines sont "prometteuses" pour la production d'agrocarburants si "elles sont récoltées en quantités suffisantes pour la production industrielle", estime la Commission. Les algues cultivées pourraient contribuer "à absorber l'excès de CO2 dans l'eau de mer ainsi que les déchets alimentaires provenant des élevages de poissons situés à proximité". Elles constituent également des "habitats sûrs" pour les poissons et mollusques sauvages, susceptibles d'être menacés par la pêche, ajoute-t-elle.

Ce projet européen réunit six PME, une grande entreprise et quatre centres de recherche en provenance de Belgique, d'Irlande, du Maroc, des Pays-Bas, de Norvège, du Portugal, d'Espagne et du Royaume-Uni. Il pourrait contribuer à créer un secteur industriel "représentant des milliards d'euros en Europe, et favoriser ainsi la croissance et la création d'emplois", estime Bert Groenendaal.

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