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Textiles usagés : Eco TLC mise sur les collectivités pour mieux collecter

Afin d'inciter plus fortement les collectivités à collecter les textiles usagés, l'éco-organisme Eco TLC publie un guide pratique regroupant outils et méthodes.

Déchets  |    |  Anne-Sophie Luchez Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°348 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°348
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"Trois vêtements sur quatre sont jetés à la poubelle". Un chiffre avancé lors d'une conférence sur la collecte, le tri et la valorisation des textiles usagés d'habillement, de linge de maison et de chaussures (TLC), lundi 11 mai à Paris. Un chiffre significatif qui ne laisse pas indifférents les acteurs de la filière, bien décidés à augmenter le tonnage de TLC collectés dans les prochaines années. En particulier l'éco-organisme Eco TLC, agréé par l'Etat pour récupérer et recycler ces textiles.

La filière REP (responsabilité élargie du producteur) relative au textile se différencie des autres domaines, dans la mesure où elle se fonde sur une logique de don, via des points d'apport volontaire (PAV). Lorsqu'un citoyen souhaite se débarrasser d'un vêtement qu'il ne porte plus, il est seul maître dans la décision consistant à donner ou non ce vêtement. Il pourra très bien choisir de le jeter. La filière est donc très dépendante du choix des citoyens. Ce qui implique nécessairement la mise en œuvre d'une forte politique de sensibilisation auprès des collectivités, qui ont un rôle majeur à jouer. C'est semble-t-il ce que la publication du guide pratique vient combler, du moins renforcer.

Dans un objectif de communication croissante et à destination principale des collectivités, l'éco-organisme a donc présenté un guide pratique. Ses principaux objectifs ? Une réponse aux besoins de méthodes, d'outils et de retours d'expériences relatifs aux TLC usagés, un renforcement de l'information et de la connaissance de acteurs locaux de la filière des TLC usagés, ainsi qu'une amélioration de la compréhension et de la méthode pour se repérer et agir localement en faveur de la collecte, du tri et de la valorisation de ces TLC.

Doubler la collecte d'ici à 2019

En 2014, l'éco-organisme a renouvelé son agrément pour une période de 6 ans. Au sein de l'arrêté figurent de nouveaux objectifs qu'Eco TLC doit atteindre pour fin 2019. Il s'agit surtout de doubler les tonnages collectés. Cela correspond à "50% des TLC mis sur le marché détournés des ordures ménagères résiduelles (OMR)" et, ajoute l'organisme, "300.000 tonnes de TLC collectés". Autre objectif : "la valorisation d'au moins 95% des TLC recyclés, en vue de leur réutilisation et recyclage, tout en limitant à un maximum de 2% les déchets ultimes". Enfin, il est "prévu" de mailler le territoire à hauteur d'1 PAV pour 1.500 habitants, à l'échelle nationale. L'éco-organisme s'engage à soutenir financièrement les collectivités, pour un résultat d'1 PAV pour 2.000 habitants. Autant d'objectifs que la filière souhaite atteindre en renforçant sa communication auprès des collectivités.

Informer et éduquer les collectivités

Les collectivités font l'objet d'un manque d'information sur la filière des TLC. Il existe encore des "zones désertes", alerte le Directeur Général d'Eco TLC, Alain Claudot, en faisant référence aux points d'apport volontaire, et notamment aux conteneurs.

L'objectif du guide, selon le Président d'Eco Textile, opérateur de collecte et de recyclage de textiles usagés, est donc "d'accompagner les collectivités vers des lignes communes, et de faciliter les tâches des collectivités, comme des opérateurs". Mais également, ajoute Mehdi Zerroug, "de permettre de trancher certains problèmes techniques que connaît de plus en plus la filière". L'ouverture du marché français à l'importation de vêtements à bas prix et de faible qualité, a en effet provoqué une crise de la filière de la récupération textile. De nombreux opérateurs de collecte et de tri cessent leurs activités, explique l'entreprise, car "la part des vêtements usagés, qui rend l'activité de tri viable, diminue et la part des déchets, génératrice de coûts, augmente".

Pour Pascal Melleville, il s'agit en plus de "démystifier [cette] filière". Le gérant du Relais souhaite la montrer comme bénéficiant d'un "fort potentiel" en terme de déchets, mais aussi comme créatrice d'activité.

Réactions1 réaction à cet article

 

Qu'en est-il du scandale montré à la télévision il y a quelques mois sur le détournement des textiles par une ou des petites maffias, pour leur propre profit? Merci

Promesse | 18 mai 2015 à 15h01
 
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