En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

The Shift Project se lance dans l'élaboration d'un plan de reconstruction, une thérapie de relance

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

« Le retour à l'avant n'est plus possible », prévient, de but en blanc, Jean-Marc Jancovici, le président de l'association The Shift Project. « La croissance, sur laquelle reposent toutes les politiques mises en œuvre jusqu'ici, risque de ne pas revenir en Europe avant longtemps. Il faut réinventer un modèle qui ne s'appuie plus sur cette croissance, une croissance qui n'a jamais fait autre chose que recourir aux énergies fossiles et tarissables, pétrole, gaz naturel, charbon, qui bouleversent déjà le climat et menacent les conditions de vie sur Terre. » Voilà la feuille de route de l'association d'experts qui se lance, par conséquent, dans l'élaboration d'un plan de reconstruction des activités essentielles : se nourrir, se loger, se déplacer, se soigner, travailler, comprendre, échanger.

« On va proposer un "crash programme" de la mise en route de la décarbonisation de l'économie française,dans un contexte de monde en contraction, promet M. Jancovici. On veut aller au-delà de la pétition de principe. » L'association estime que les débats autour de la transition écologique se sont surtout focalisés jusqu'ici sur des montants d'investissements et des tuyaux de financement. Très peu sur l'objectif, quasiment jamais sur la méthode. C'est donc cette méthode que The Shift Project veut travailler. « La méthode que nous voulons échafauder s'intéresse à l'économie concrète : pas "euros", "croissance" et "dette", mais "métiers", "tonnes", "joule" ; pas "Combien ça coûte ?", mais "Que fait-on ?" », détaille l'équipe, qui compte rendre un début de copie à l'été, et le plan complet début septembre. Pour se financer, elle lance une campagne de crowdfounding.

Réactions12 réactions à cet article

 

Donc produire mieux parcequ'on optimise plus, ou la fiabilité entre dans la première cause d'achats, sortir de l'habitude du jetable, ça sera le credo de cette génération qui arrive, les gens de mon âge sont pratiquement tous des gens de la ville ou le manque de place incite au gaspillage, moi je suis de la campagne depuis toujours on cherche du solide, qui tient, se démode peu, plutôt linux que windows, car le pc durera 5 ans de plus, plutôt une peugeot 205 xad qu'une golf,(j'ai déjà vu des 205 de 800000 km) plutôt un écran LG qu'une autre marque, plutôt ardoise que tuiles bien sur éviter Facom trop vite volé (lol!), par contre et je reconnais avoir tord j'ai un smartphone fragile déjà félé alors que j'aurais du acheter un "rugged" un peu plus cher indestructible.

pemmore | 08 mai 2020 à 17h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

C'est bien du Jancovivi tout craché ! Juré, on ne parle pas d'euros... Mais on lance une campagne de crowdfunding...
Quel Tartuffe majuscule !

Albatros | 11 mai 2020 à 14h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il faut absolument des équipes comme celle de ce think tank pour élaborer des stratégies viables pour l'avenir , stratégies qui devront être reprises et mises en oeuvre par les états;laisser les gouvernements continuer à encourager une croissance carbonée élaborée par des lobbies est suicidaire, il y a énormément de nouveautés à développer : nouvelles technologies , nouvelles idées de déplacement, de modes de travail ,de constructions, relocalisations, formations, c'est la société toute entière qui doit évoluer vers des concepts plus vertueux, ce qui ne veut pas dire régression, bien au contraire!Et les populations sont à même de participer à beaucoup de choses si les états leur en laissent la possibilité. Tout doit évoluer vers plus de participation et plus de partage à commencer par le partage des pouvoirs.

gaïa94 | 11 mai 2020 à 16h10
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le Shift Project ne serait pas un lobby... Permettez moi de me marrer. C'est à tout le moins une officine qui a des intérêts bien compris (énergéticiens, AFEP, ribambelle de très grosses boîtes bien "greenwashées" par ces vertueux...).
Allez, bon déconfinement... vertueux évidemment.
(je doute que vous ayez les moyens de recourir aux services de ces consultants malins et profiteurs)

Albatros | 12 mai 2020 à 15h02
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les lobbyistes appartiennent à des sociétés bien établies ou des laboratoires qui cherchent à commercialiser leurs produits; ils ne se cassent pas la tête à élaborer des plans pour l'économie générale ! La seule qu'ils défendent c'est celle de la société ayant pignon sur rue qui les emploie.Le reste ils s'en foutent, ce n'est pas leur problème.

gaïa94 | 12 mai 2020 à 16h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Très bonne définition qui correspond aux services vendus par The Shift Project à ses grands donneurs d'ordres.

Albatros | 12 mai 2020 à 17h24
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Albatros : pas du tout! Nous ne devons pas parler le même français, pas d'extrapolations qui vous arrangent, svp.

gaïa94 | 14 mai 2020 à 15h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

The Shift Project est un verdisseur d'entreprises patenté, et dont les prestations sont très chères, c'est une certitude.

Albatros | 15 mai 2020 à 10h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Donc Albatros vous reconnaissez d'une certaine manière que ce think- tank propose des solutions vertes aux entreprises, ce qui n'est pas le rôle des lobbyistes qui souhaitent maintenir en place les marchés tels qu'ils ont toujours fonctionné , c'est à dire en pillant les ressources naturelles ou en les polluant sans vergogne, sans conscience ni scrupules envers les générations futures auxquelles il ne restera que des miettes (dangereuses de surcroît).

gaïa94 | 15 mai 2020 à 17h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ce think-tank est un organe de lobby très habile, gaïa94 et il vous a bien embobiné(e?) :
1. Il est faux de dire que les marchés puissent avoir "toujours fonctionné" ainsi alors que le propre de leur existence est une adaptation permanente aux circonstances et c'est ce qui fait leur résilience.
2. Oui, The Shift Project assiste ses clients en les verdissant et en leur permettant une attractivité sur lesdits marchés.
3. Les marchés que vous vilipendez savent qu'il faut du vert et ils offrent donc du vert (plus ou moins bien peinturluré).
4. Le souci des générations futures ne vous est pas réservé, le système capitaliste (honni) est en effet bâti sur l'escompte et une certaine confiance en l'avenir, ce qui lui fera s'ajuster pour s'adapter aux nouvelles donnes.
En conclusion, The Shift Project assure une certaine cosmétique pour verdir ses clients. Ce ne sont pas des philanthropes.
Bonne sortie de crise sanitaire tout de même.

Albatros | 15 mai 2020 à 20h39
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Albatros: vous vous trompez si vous pensez que je déteste le système capitaliste, le seul à même de sortir les peuples de l'indigence, mais ce système demande des régulations très sévères, qui avaient relativement bien fonctionné jusqu'à environ 20-30 ans en arrière, du moins en France (rien n'est parfait). Aujourd'hui ce n'est plus le cas.Il n'y a plus de régulation étatique, le système européen est aux mains de Bruxelles et vous savez comme moi que seuls les lobbies (qui ont installé les commissaires européens ) gouvernent et toujours dans le même sens.Vous pensez qu'ils s'adapteront? Bien sûr! Avec la peau de chagrin environnementale qu'ils auront mise en place en bâillonnant les peuples jusqu’à la fin, qui arrivera beaucoup plus vite que ce qu'un comportement responsable aurait permis.

gaïa94 | 19 mai 2020 à 16h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

En quelque sorte c'est la loi éternelle de l'offre et la demande qui perdure et Shift Project vend sa mouture, on prend ou on prend pas, par contre dire qu'il n'y aura plus de croissance est stupide en France et en Europe, voire ailleurs, tant que la population augmente de façon interne mais ça baisse, mais surtout externe imposé par un état sourd aux décisions des Français et à une logique écologique.
Pour créer des emplois non qualifiés il en faut de la pollution, des investissements et destruction du vivant.

pemmore | Aujourd'hui à 11h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager