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Thiaclopride : la Commission européenne augmente la limite maximale de résidus dans le miel

Risques  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Dans un règlement paru au Journal officiel de l'Union européenne, la Commission autorise l'augmentation de la limite maximale de résidus (LMR) à ne pas dépasser dans le miel et les produits de l'apiculture pour un néonicotïnoide : le thiaclopride. La LMR passe de 0,05 mg/kg à 0,2 mg/kg.

Cette modification découle d'une demande de l'Allemagne. Cette dernière souhaitait obtenir l'autorisation d'utilisation sur le colza d'un produit phytopharmaceutique contenant du thiaclopride. Pour tenir compte des résidus qui pourraient en conséquence se retrouver dans le miel, elle a alors proposé d'augmenter la LMR actuelle. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a donné son feu vert en février dernier.

"L'Autorité a conclu que toutes les exigences en matière de données étaient remplies et que d'après une évaluation de l'exposition des consommateurs réalisée à partir de vingt-sept groupes de consommateurs européens spécifiques, la modification de LMR sollicitée par le demandeur était acceptable au regard de la sécurité des consommateurs, pointe le règlement. Un risque de dépassement de la dose journalière admissible ou de la dose aiguë de référence n'a été démontré ni en cas d'exposition tout au long de la vie résultant de la consommation de toutes les denrées alimentaires pouvant contenir cette substance ni en cas d'exposition à court terme liée à une consommation élevée du produit concerné".

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) en février 2014 avait quant à elle dénoncé la toxicité de ce néonicotinoïde pour les abeilles.

Le règlement entrera en vigueur le 11 août 2016.

Réactions1 réaction à cet article

 

"Un risque de dépassement de la dose journalière admissible ou de la dose aiguë de référence n'a été démontré ni en cas d'exposition tout au long de la vie résultant de la consommation de toutes les denrées alimentaires pouvant contenir cette substance ni en cas d'exposition à court terme liée à une consommation élevée du produit concerné" :

N'y aurait-il pas, par le plus grand des hasards, un principe de précaution existant dans ce cas? Au lendemain de la publication au Journal Officiel de la fameuse loi sur la Biodiversité... Quelle logique.

Lion_Rouge | 11 août 2016 à 10h05
 
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