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L'inefficacité en matière de consommation énergétique coûte très cher au secteur industriel

Thierry Fautré, Président de Siemens Financial Services France (SFS), fait le point sur les outils financiers qui permettent aux entreprises de taille moyenne notamment, d'investir pour une meilleure efficacité énergétique et réduire leur facture.

Avis d'expert  |  Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com

Alors que la préservation de l'environnement et des ressources naturelles sont désormais des sujets incontournables, on observe une hausse globale des prix de l'énergie, en particulier dans le secteur industriel. Pour les consommateurs industriels, le prix de l'électricité a ainsi augmenté de 5% en moyenne au sein de l'Union européenne entre le premier semestre 2010 et le premier semestre 2011, tendance qui ne fait que se confirmer. Selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), l'année 2011 a également vu la consommation totale d'énergie primaire poursuivre sa remontée, l'électricité dépassant désormais le gaz comme principale source d'énergie utilisée dans l'industrie française.

Les entreprises qui ne mettent pas en place de politiques d'efficacité énergétique sont donc fortement pénalisées par cette augmentation généralisée des prix. C'est pourquoi un nombre sans cesse croissant décide aujourd'hui d'investir dans des équipements à forte efficience énergétique, afin de réduire leur consommation d'électricité et leurs dépenses. Une récente enquête de l'OCDE menée auprès d'entreprises des pays membres, dont la France, révèle que 96% d'entre elles ont commencé à mettre en place des mesures à économie d'énergie.

Réduire les coûts d'énergie constitue dorénavant une priorité des entreprises industrielles, mais la situation économique actuelle représente bien souvent un frein à l'investissement dans des équipements à haute efficacité énergétique. En effet, la conjoncture économique incertaine en Europe et l'accès restreint aux sources de financement, notamment pour les petites et moyennes entreprises, complexifient les prises de décision et ont conduit bon nombre d'entre elles à repousser leurs projets d'investissement.

Financer le changement

Pour répondre à ces nouvelles problématiques, Siemens a lancé le Centre de service efficacité énergétique qui s'adresse en particulier aux sites de taille moyenne (de 1.000 à 1.500 personnes) ne s'étant pas encore engagés dans une politique de maîtrise des coûts énergétiques. Une fois réalisée des auto-évaluations en ligne, des audits complémentaires sont menés par des experts en efficacité énergétique afin de définir les mesures à prendre en matière d'économies d'énergie et chiffrer le montant de l'investissement. Les entreprises concernées se voient alors proposer une solution de financement (contrat de performance énergétique, location financière, crédit-bail…) destinée à optimiser les budgets annuels d'investissement des industriels. Les entreprises bénéficient ainsi de plans de paiement souples et modulables alignés sur les gains attendus et couvrant la totalité du projet (installation, paramétrage, formation, maintenance et assurance).

Le recours aux solutions de financement locatives donne la possibilité aux entreprises d'acquérir des équipements à économies d'énergie sans avoir à mobiliser de précieux capitaux dès lors disponibles pour réaliser d'autres investissements stratégiques comme la R&D ou la formation. Le passage aux technologies dites « vertes » est facilité par un retour sur investissement accéléré grâce à un plan de financement sur-mesure. Celui-ci permet en effet d'aligner le montant des économies estimées avec le montant des mensualités, la charge d'investissement étant alors lissée ou répartie sur la durée du contrat. De telles installations permettent non seulement de réduire la facture d'énergie des entreprises concernées, mais également d'augmenter leur productivité et leur compétitivité tout en réduisant de manière significative le coût de fabrication unitaire.

Une récente étude de la division Financial Services de Siemens (SFS) révèle ainsi que des économies d'énergie à hauteur de 2 703 millions d'euros pourraient être réalisées au cours des cinq prochaines années dans le seul secteur industriel français grâce à l'adoption de technologies à haute efficacité énergétique que sont les variateurs de vitesse. En effet, contrairement à la méthode traditionnelle, les variateurs de vitesse optimisent le point de fonctionnement des moteurs industriels en adaptant leur vitesse de rotation au besoin de l'utilisateur, réduisant ainsi considérablement la consommation d'électricité. À titre indicatif, un investissement de 10.000 € HT dans la mise en place d'un variateur est à même de générer une économie estimée à  520 € par mois sur 24 mois, permettant d'aligner le montant estimatif des économies aux remboursements. Si l'on considère le fait que les systèmes entraînés par un moteur électrique constituent environ 70% de la consommation d'énergie du secteur au sein de l'Union européenne, installer des variateurs de vitesse prend tout son sens. On estime que 50 à 70% des procédés industriels pourraient bénéficier d'une telle technologie.

Jusqu'à 80 % d'énergie économisée

Les variateurs de vitesse ne constituent qu'une initiative parmi d'autres en matière d'efficacité énergétique pouvant se traduire par de substantielles économies dans le secteur industriel. Jusqu'à 80% des économies potentiellement réalisables sur un site industriel proviennent ainsi d'une amélioration de l'automatisation. Investir dans ce domaine en particulier permet non seulement d'augmenter la productivité, de réduire les temps d'arrêt et de minimiser les exigences en matière d'entretien, mais participe également d'une réduction de la consommation d'énergie et des émissions de carbone.

Avis d'expert proposé par Thierry Fautré, Président de Siemens Financial Services France (SFS)

Réactions1 réaction à cet article

 

Je ne suis pas sûr que cet avis soit très objectif.
Néanmoins, je reconnais que les VEV sont une des solutions d'économie d'énergie rapidement amorties à partir d'une certaine puissance et selon la durée d'utilisation.
Mais, avec une moyenne de 4 cts d'euro HT le prix du kWh dans l'industrie, il est extrèmement difficile de trouver des solutions rentables dans un laps de temps raisonnable (en règle générale inférieur à 2 ans). Même si l'augmentation est de 5%, le prix du kWh dans l'industrie reste ridiculement faible en regard de celui de l'Allemagne (environ 3 fois plus !) et n'incite pas aux économies.

kali63 | 16 février 2013 à 18h38
 
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