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Inspecteur de l'environnement : un métier aux multiples facettes pour protéger le milieu naturel

L'agence française pour la biodiversité (AFB) nous a permis de suivre Thierry Miramont tout au long d'une journée pour découvrir une facette de son métier. Objectif de la journée : protéger le milieu naturel. Reportage en Haute Loire, dans le centre-est du Massif central.

Reportage vidéo  |  Risques  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Inspecteur de l'environnement : un métier aux multiples facettes pour protéger le milieu naturel

Dans le cadre d'une série de reportages vidéo sur les métiers de l'environnement, une fois par mois Actu-Environnement va aller à la rencontre d'un professionnel. Eau, air, déchets, énergie, bâtiment, transport, biodiversité, risques, agroécologie… tous les domaines de l'environnement sont concernés. L'idée n'est pas de décrire le métier dans sa globalité, juste de vivre une journée en compagnie d'un pro.

Une journée avec l'inspecteur Miramont

La première partie de cette journée consiste à cartographier les cours d'eau d'une commune. Pour se faire, l'inspecteur de l'environnement est accompagné d'un représentant de la préfecture, d'un représentant de la chambre d'agriculture et du Maire. L'objectif est d'identifier sur le terrain où sont les cours d'eau, pas les grands cours d'eau, mais ceux qui s'apparentent à des fossés ou des canaux.

Cela devrait permettre de clarifier la situation car "une intervention sur un fossé peut se faire sans démarche administrative particulière, mais une intervention sur un cours d'eau nécessite une déclaration ou une autorisation auprès des services de l'Etat", déclare un représentant de l'Agence française pour la biodiversité. La police de l'environnement a une expertise pour caractériser ce qui est un cours d'eau ou pas (voir le reportage video).

Deuxième partie de la journée de l'inspecteur Miramont, mesurer les débits de l'Alagnon, une rivière qui prend sa source dans le Parc naturel régional des volcans d'Auvergne et se jette dans l'Allier. Objectif : vérifier que les différents aménagements qui détournent l'eau de la rivière - barrage, irrigation, centrale hydraulique - respectent bien les normes. S'il y a des infractions, il y aura des sanctions (voir le reportage vidéo).

Entretien avec l'inspecteur Miramont sur son métier.

AE : Quels sont les diplômes à obtenir ?

TM : L'inspecteur de l'environnement (IE) est une "appellation", ce n'est pas un corps. Un IE peut tout aussi bien être agent technique de l'environnement (ATE) ou ingénieur agriculture environnement (IAE).

Il y a déjà un concours de la fonction publique d'Etat à passer pour devenir ATE ou IAE. Ensuite, c'est le ministère de la Transition écologique et solidaire qui délivre "le commissionnement après avoir vérifié que l'agent dispose bien des compétences techniques et juridiques nécessaires, et qu'il a suivi une formation de droit pénal et de procédure pénale. Les inspecteurs de l'environnement ne pourront exercer leurs fonctions qu'après avoir prêté serment devant le tribunal de grande instance (TGI) de leur résidence administrative".

AE : Quelles sont les qualités requises ?

TM : Je dirais : sportif, équilibré, ayant le sens des responsabilités, connaissances environnementales…

AE : Combien êtes-vous en France ?

TM : Environ 600 à l'AFB (Agence française pour la biodiversité) mais il y a aussi les inspecteurs de l'environnement de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), des Parcs nationaux qui sont du même corps et tous les autres inspecteurs de l'environnement (DDT, DDCSPP, …). Il peut y avoir une multitude d'IE avec des statuts différents.

AE : Quelles sont vos différentes missions ?

TM : Très variées mais essentiellement : police de l'environnement, connaissance des milieux et écosystèmes, appui aux politiques publiques.

AE : Quelle est l'évolution de carrière ?

TM : Agent technique à chef technicien et éventuellement ingénieur agriculture environnement.

AE : Quel salaire ?

TM : 1.500 à 3.000 € environ pour l'AFB

AE : En quoi est-ce un métier d'avenir ?

TM : Malgré une baisse des effectifs ces dernières années, les agents qui sont aujourd'hui inspecteurs de l'environnement ont gagné énormément en compétences d'un point de vue judiciaire et peuvent mener des enquêtes complètes. En plus c'est un métier "jeune", cette appellation ne datant que de 2011, la montée en compétence est encore très perfectible.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour,
Une activité saisonnière 1à 2 mois par an entraînant une accroissement du taux d'arsenic dans l'eau potable au point de la rendre impropre à la consommation est-elle sanctionnable?
A cause de l'exploitation de cette structure touristique, tous les permis de construire sont suspendus car le débit d'eau ne serait pas suffisant?

Moon | 25 septembre 2017 à 13h51
 
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