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Thomas Spencer : "Le marché du carbone souffre du manque de clarté de la politique énergétique européenne"

Gouvernance  |    |  Euractiv.fr

La commission environnement du Parlement européen vient de proposer une "nouvelle formule" pour faire remonter le prix de la tonne de carbone en gelant 900 millions de quotas d'émissions de CO2. Comment évaluez-vous cette proposition ?

Ce compromis est une bonne chose même si cette mesure est un premier pas et doit encore être acceptée par l'ensemble des parlementaires à la séance plénière du 3 juillet. Proposer un fonds de réinvestissement des fruits de la vente aux enchères des quotas d'émissions est par exemple une bonne idée. Mais, malgré tout, les concessions faites par rapport à la proposition originale de la Commission européenne affaiblissent l'impact du gel des quotas sur le marché. Réinsérer les quotas gelés dès 2015 ne permettra pas aux investisseurs d'avoir à nouveau confiance en ce marché déjà très politique.

Le mécanisme du fonds ressemble à celui utilisé pour le programme Ner 300, qui finance le captage et stockage de CO2 et les énergies renouvelables. Or, pour le moment, il ne fonctionne pas

Ner 300 est confronté à plusieurs problèmes. Ce fonds est tout d'abord abondé en grande partie grâce à l'argent issu du marche du carbone, or celui-ci a vu tomber le prix de la tonne de carbone et donc ses recettes. Par ailleurs, le fonds Ner 300 finance une douzaine de projets, ce qui est une erreur. Il aurait été cohérent d'investir dans quatre projets d'envergure, mais cela ne plaisait pas aux Etats qui souhaitaient tous être porteur de projets. Enfin, son troisième défaut, et non des moindres, est lié au manque de confiance des investisseurs dans la politique climatique européenne. Cette situation empêche aux Etats d'assurer le cofinancement de Ner 300. Par ailleurs la crise européenne et le redressement budgétaire ont diminué la volonté des pays de fournir le cofinancement nécessaire.

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