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Les ministres de l'UE s'accordent sur les quotas de pêche 2011 en mer Baltique

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Les ministres de la pêche de l'Union européenne, réunis en Conseil à Luxembourg, ont trouvé ''un accord politique'' le 26 octobre sur les totaux admissibles de captures (TAC) et ses quotas de pêche en mer Baltique pour  2011 concernant le cabillaud, le hareng, le saumon de l'Atlantique ou le sprat.

Les ministres ont approuvé certaines propositions de la Commission européenne formulées le 15 septembre dernier. Parmi elles, ils se sont accordés sur une augmentation des niveaux de captures pour les deux stocks de cabillaud de l’Est et l’Ouest, de 15% et 6% respectivement par rapport à 2010.

En revanche, les TAC vont baisser de 30% pour les stocks d’espèces pélagiques, tels le hareng en Baltique de l'Ouest et  de 15% en Baltique de l'Est, conformément à la proposition de Bruxelles.  Dans le golfe de Botnie, les TAC ont toutefois été augmenté de 1% alors que la Commission demandait une baisse de 12%.S'agissant du sprat, une réduction de 24% des TAC a été convenue (au lieu de -30% préconisé par la Commission) tandis qu'une baisse de 15% du TAC pour le saumon de l'Atlantique est prévue.

Thon rouge : pas de nouvelle baisse prévue des quotas

Cependant, d'après l'AFP, les états méditerranéens de l'UE se seraient opposés hier à une nouvelle baisse des quotas de pêche du thon rouge proposée par la Commissaire européenne à la pêche Maria Damanaki.

Suivant les recommandations scientifiques, la Commission proposait de faire passer de 13.500 tonnes en 2010 à 6.000 tonnes en 2011 le quota de l'UE lors de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat), prévue en novembre à Paris.

Mais le ministre français de la pêche Bruno Le Maire aurait plaidé pour un quota stable de 13.500 tonnes pour 2011, arguant que les mêmes scientifiques estiment qu’il permettrait de porter le stock au même niveau de rendement maximum durable en 2022. L’Italie, l’Espagne, Chypre, la Grèce, Malte et le Portugal auraient notamment soutenu la position française, selon AP.

L'ONG WWF a dénoncé une  ''volte-face'' de  la France alors qu'''en février dernier, elle considérait l’espèce en danger au point de prétendre vouloir en interdire le commerce international''. Pour Charles Braine, Responsable du programme Pêche Durable au WWF-France, ''Bruno Le Maire assène des contre-vérités afin de maintenir les intérêts de quelques-uns. Il prétend que 500 emplois de pêcheurs sont en jeu, alors que la baisse du quota à 6000 tonnes, ne toucherait que la pêche industrielle à la senne, soit 17 bateaux pêchant un mois par an. Contrairement à la pêche artisanale, cette pêche génère peu d’emplois à bord comme à terre – les thons étant vendus directement à des fermes d’engraissement étrangères – alors qu’elle capture l’immense majorité du quota français'', selon lui.

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