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Le Conseil national de la protection de la nature est défavorable au projet de tirs de loups

Biodiversité  |    |  Eva GomezActu-Environnement.com

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu le 31 mai dernier, un avis défavorable sur le projet d'arrêté fixant le nombre maximum de loups pouvant être détruits pour la période 2017-2018. Le CNPN s'est prononcé contre le projet d'arrêté à 13 voix contre, zéro pour et cinq abstentions.

L'organisme fait valoir des solutions alternatives telles que les moyens de protection des troupeaux "qui sont généralement efficaces et qui sont d'ailleurs largement promus et financés par l'administration afin de permettre le maintien des activités pastorales", précise l'avis. Ces moyens de protection reposent sur trois mesures, à savoir : le gardiennage/surveillance renforcée des troupeaux, les chiens de protection et les investissements matériels (parcs de contention).

Selon le CNPN, cet arrêté déroge à la protection des espèces au titre du code de l'environnement. Or, "les dérogations ne peuvent être accordées que lorsqu'il n'y a pas d'autre solution satisfaisante".

Le loup gris : espèce vulnérable en France

L'organisme recommande notamment de "conditionner l'indemnisation des dégâts à la mise en place des moyens de protection des troupeaux", de mieux accompagner les éleveurs sur le terrain, d'amplifier l'expérimentation de nouvelles méthodes de protection ou encore d'"interdire les prélèvements en dehors de la zone de présence de troupeaux". Le CNPN se prononce pour une abrogation des articles 18 (tirs de défense renforcée) et 33 (tirs de loups lors de battue de grand gibier), de l'arrêté du 30 juin 2015.

L'avis rappelle que le loup gris est inscrit sur la Liste rouge des mammifères menacés en France. Il est classé parmi les espèces "vulnérables". "L'abattage chaque année de 12 à 15% de la population de loups n'apparaît pas compatible avec le maintien de sa population dans un état de conservation favorable", remarque le CNPN. L'organisme recommande donc de réaliser une étude sur l'efficacité des tirs par rapport aux objectifs, avant de vouloir les amplifier. Pour le CNPN, l'urgence "consiste à prendre toutes les mesures appropriées pour réorienter l'activité agropastorale et adapter la conduite des troupeaux". La remise à plat du dispositif de régulation annoncé vendredi 23 juin par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot pourrait répondre à cette priorité.

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