En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Trafic de civelles : Europol a mené une opération de contrôle coordonnée au niveau européen

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Le trafic de certaines espèces est particulièrement rémunérateur et nourrit la délinquance environnementale. C'est particulièrement le cas des civelles qui font l'objet d'un trafic international alors que leur pêche est très réglementée afin d'assurer leur survie. Les alevins d'anguilles européennes sont exportés illégalement vers l'Asie par des groupes criminels organisés afin d'alimenter les piscicultures alors que les populations d'anguilles locales ont fortement diminué. La chair des poissons adultes se négocie à des prix avoisinant les 8 000 euros le kilo, en particulier au Japon.

Europol, l'agence européenne de police criminelle, a dirigé entre le 17 février et le 2 mars dernier une vaste opération de contrôles coordonnés en vue de lutter contre ce trafic. Quinze pays y ont participé, dont la France, via une coopération interservice qui a mobilisé des services déconcentrés de l'État, l'Office français de la biodiversité (OFB), la gendarmerie nationale, en particulier l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et les services des Douanes.

« L'action des services s'est concentrée sur des lieux stratégiques : zones de pêche, ports de débarquement et axes de communication. Elle visait aussi bien à vérifier le respect de la réglementation par les pêcheurs professionnels et les mareyeurs que l'interpellation de braconniers », explique l'OFB dans un communiqué. Les résultats de cette opération pour la France ? Quatorze irrégularités constatées sur la trentaine de contrôles effectués, la saisie et la remise en liberté de près de 70 kg de civelles et l'interpellation de treize individus.

Réactions4 réactions à cet article

 

Il est bien loin le temps ou au printemps une assiette de civelles pour toute la famille faisait notre bonheur, on dit aussi pibales mais la pibale est un peu plus vieille et noire.
Même dire que pêcher une anguille dans la mayenne la maine ou la loire était embêtant car ces fichues bestioles avalaient loin les appats et on perdait l'hameçon et manger tout le temps de l'anguille ça craint, bestiole vorace!

pemmore | 11 mars 2020 à 21h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

On peut ajouter à cela l'attitude ambiguë des pêcheurs professionnels en eau douce. La profession étant à l'heure actuelle peu viable économiquement, elle utilise les subventions destinées aux opérations de "repeuplement" en anguilles, hélas actées et par l'UE. Ces opérations consistent dans la capture des civelles pour les transporter vers des zones de grossissement supposé, en général là où elles seraient parvenues toutes seules, et pas obligatoirement au même endroit. Outre les mortalités importantes (jusqu'à 50%) lors de la capture et du transport, ces opérations apparaissent, au vu des premières études et retours d'expérience, complètement inefficaces, mais elles permettent de maintenir sous perfusion d'argent public une profession certes patrimoniale, mais qui continue à prélever, parfois illégalement comme le montre les contrôles, des espèces en danger critique d'extinction, comme l'alose.
Il y a pire : la pêche dite "amateurs aux engins" (sic), défendue avec acharnement par les pratiquants au nom d'une pêche "patrimoniale", ce qui serait vrai s'ils utilisaient des embarcations à voile ou à rame, des filets en chanvre, et nom des hors-bords avec radar écho-sondeur, filets maillants en nylon etc. Dans certains bassins comme la Dordogne, ils sont mieux équipés que les professionnels, et on a le cas d'une famille dans laquelle le Père est "amateur aux engins", le Fils professionnel, et le "St-Esprit" va à la banque.

petite bête | 12 mars 2020 à 10h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ petite bête,
ce que vous dites ne me surprend pas, chez-nous l'anguille a presque disparu par rapport aux années 50 mais c'est du aux retenues et barrages en amont qui ont fait disparaître d'autres poissons comme le saumon, l'alose, l'anguille ne pouvant plus remonter.

pemmore | 12 mars 2020 à 10h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Très belle et nécessaire opération de police environnementale. Les institutions et équipes impliquées font honneur à leurs fonctions. Comme quoi, quand on veut s'en donner les moyens, les résultats suivent.
Il y a énormément d'efforts à produire dans la lutte contre cette forme de criminalité très lucrative et en plein essor partout dans le monde et qui affecte gravement la biodiversité sauvage.

Pégase | 12 mars 2020 à 12h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager