En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Traitement de déchets : vingt mises en demeure après l'action "coup de poing" en Ile-de-France

Déchets  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

L'action "coup de poing" menée cet été par l'inspection des installations classées en Ile-de-France s'est révélée "particulièrement utile", révèle Alexandre Leonardi de la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie d'Ile-de-France (Driee).

Annoncée par la préfecture le 9 juillet dernier, elle a donné lieu quelques jours après à 57 inspections. Plusieurs non-conformités ont été constatées. Elles portaient sur le dépassement des hauteurs de stockage ou des capacités des installations, la défaillance des moyens de lutte contre l'incendie ou encore le mauvais dimensionnement des réseaux d'eau. La saturation conjoncturelle des centres de tri, liée aux restrictions d'exportation des déchets vers l'Asie, n'explique pas tout, indique-t-on à la Driee. Et même en cas de hausses des stocks, les exploitants sont censés continuer à se conformer aux prescriptions applicables à leur installation.

Ces non-conformités ont donné lieu à 20 mises en demeure préfectorales. Certaines ont déjà été suivies de sanctions administrative s, les exploitants n'ayant pas obtempéré à la mise en demeure. Cette campagne de contrôle a même permis de constater le fonctionnement illégal d'un site, qui a fait l'objet d'une mesure de suspension.

Cette action de contrôle avait été décidée par la préfecture suite à la multiplication des incendies dans les installations de traitement de déchets, en particulier durant les périodes de forte chaleur qui augmentent le risque. Parmi les incendies importants, on peut noter celui du centre de traitement de déchets dangereux Cogetrad à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) le 2 juin dernier ou encore celui d'un centre de tri à Saint-Thibault-des-Vignes (Seine-et-Marne) le 11 juillet. "Ces incendies peuvent avoir des conséquence importantes en matière de pollution de l'air, de rejet d'eaux d'extinction polluées ou de propagation aux installations voisines", explique Alexandre Leonardi.

En mars dernier, le ministère de la Transition écologique avait révélé, au plan national, une hausse de 250 % des accidents dans le secteur des déchets entre 2014 et 2018.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

 
 
Nouvelle édition du Bréviaire des Installations classées