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Traitement de l'eau : les zones de rejets végétalisées sont-elles vraiment efficaces ?

Censées améliorer la qualité de l'eau en sortie de station d'épuration, plus de 500 zones de rejets végétalisées (ZRV) sont sorties de terre en France en à peine dix ans. A Bègles, en Gironde, un site expérimental a été créé pour étudier ces ZRV plus en détails.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Traitement de l'eau : les zones de rejets végétalisées sont-elles vraiment efficaces ?

Une zone de rejets végétalisées (ZRV) entend jouer le rôle d'une zone humide que l'on trouve naturellement dans l'environnement. Les services qu'elle rend sont donc nombreux : grâce à l'évaporation/évapotranspiration et l'infiltration dans le sol, elle limite les quantités d'eau rejetée vers le milieu environnant et permet la filtration des matières en suspension. L'adsorption et/ou la biodégradation des polluants dans le sol, la photodégradation par le rayonnement solaire, l'accumulation dans certains végétaux sont autant de processus permettant de réduire les concentrations en polluants avant rejet dans le milieu environnant.

Les installations proposées aux collectivités sont très diverses mais sont-elles toutes vraiment efficaces ? C'est tout l'enjeu d'un projet de recherche nommé Biotrytis piloté par l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea) : expérimenter différents types de ZRV comme les fossés, prairies ou autres, et déterminer les performances d'élimination de ces polluants.

Pour cela, les scientifiques disposent d'un véritable terrain d'expérimentation grandeur nature avec un arsenal d'instruments de mesures "pour déterminer les flux de polluants avant d'arriver dans la ZRV et les flux de polluants en sortie en surface et également les flux à un mètre de profondeur pour faire des bilans et déterminer où vont les polluants", précise Jean-Marc Choubert, chef du projet de recherche chez Irstea.

Concernant les polluants ciblés, il s'agit aussi bien des matières en suspension et des nutriments, comme l'azote et le phosphore, que des micropolluants comme les pesticides et les résidus médicamenteux (250 micropolluants seront recherchés). Ces études qui débutent tout juste vont durer trois ans afin d'établir un guide pour permettre aux collectivités d'y voir plus clair. Un budget de 1.775.000 euros y est consacré, financé par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (1,1 M€), l'Agence de l'eau Adour Garonne (152.000 €) et Bordeaux Métropole (543.000 €).

Réactions3 réactions à cet article

 

Bonne initiative. Cependant de tels projets sont plus adaptés au traitement des eaux grises que des eaux vanne. La réflexion sur le traitement de l'eau devra s'élargir à son utilisation: L'eau la plus facile à traiter est celle que l'on ne pollue pas. Voir les réflexions en cours sur l'utilisation des toilettes sèches.
Comme expliqué ce système interresse d'avantage les petites communes mais j'observe dans la mienne au moins un échec du point de vue de la nuisance olfactive: travailler à une purification naturelle nécessite que les riverains utilisent de produits sanitaires biodégradables pour une pleine réussite. C 'est donc un défi sociétal ajouté au défi technique... Mais c'est très bon signal qu'on puisse étudier au mieux le pouvoir de ces systèmes naturels!

pledou | 25 avril 2016 à 15h51
 
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Bonjour,
Par rapport à une zone de pèche et de maraichage où il y' a un important rejet de jus fluo dérivé de la concentration de l' acide phosphorique, que pouvons nous bénéficier de vos études et projets ?
Merci

ndongo fall | 26 mai 2016 à 10h40
 
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La diminution des rejets d'eau dans le milieu présenté comme un objectif mérite réflexion quand on craint des sécheresses sévères.
A la rigueur s'il s'agit d'alimenter des nappes mais pourquoi donc favoriser l'évaporation?

VD69 | 24 avril 2017 à 12h40
 
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